Le Scamandre n'est pas qu'une réserve naturelle à préserver, il est aussi le lieu de nouvelles expériences. Et pour les jeunes des écoles taurines, la signature de la convention de partenariat entre le Syndicat mixte de la Camargue Gardoise et la Fédération française de la course camarguaise a beaucoup d'intérêt. Le lieu deviendra un peu le centre de formation pour les écoles de raseteurs, mais sera également un terrain pour les speakers en herbe qui veulent débuter leur carrière, tout comme les présidents de course.
La piste sera faite pour faire briller les taureaux, dans un lieu magnifique et sur un site protégé. Beaucoup d'argent a déjà été dépensé pour transformer les arènes, et si les caisses ne sont pas totalement vides, il se pourrait qu'une salle avec un vestiaire pour les jeunes raseteurs, soit en projet d'ici quelques temps. "Ce territoire, c'est une question de tradition et de relation humaine, et l'objectif est de le faire vivre. Il est le support d'une passion et d'une culture : la bouvine. On l'a attaché à nos cœurs", assume Robert Crauste, conseiller départemental.
"Cette convention est importante car elle permettra de lier la FFCC, le département du Gard et le centre du Scamandre. Ça va permettre aux manadiers de faire courir les taureaux, et c'est comme ça qu'ils progressent", se réjouit Bruno Pascal, vice-président du département du Gard. Et il y a 25 ans, l'élu vauverdois avait créé l'école taurine de la Petite Camargue, que de chemin parcouru.
"Quand on est dans les écoles taurines, tous les stagiaires ne sortiront pas raseteurs. C'est difficile, il y a une part de chance, il ne faut pas se blesser... mais il en faut dans notre course camarguaise et c'est important que vous puissiez progresser dans les milieux qui sont adaptés", continue Bruno Pascal. Le département du Gard a cette volonté d'accompagner les traditions, et notamment les courses camarguaises.