C’est à l’adjoint aux Finances François Zanirato qu’a échu, pour la dernière fois du mandat, la tâche de présenter les orientations budgétaires du budget 2026. Après avoir mis en avant la « gestion rigoureuse » des finances municipales, malgré la baisse des dotations de l’État (« nous avons perdu de l’ordre d’un million d’euros de Dotation globale de fonctionnement depuis 2014 »), l’élu déroulera les orientations.
Avec une première information : « nous maintiendrons en 2026 les taux de fiscalité locale », affirmera François Zanirato, annonçant au passage « le gel des tarifs communaux ». Côté investissements, la majorité sortante en prévoit pour 6,4 millions d’euros. On y retrouve notamment la poursuite du plan de transition énergétique, la fin des travaux d’extension des écoles Thomas-David et Joseph-Lhermitte, la fin des travaux de l’espace intergénérationnel de la Laune, les études pour l’aménagement du boulevard Gambetta et pour le Pôle d’échange multimodal, la tranche ferme de la livrée de la Thurroye, les vestiaires du stade de la Laune ou encore la révision générale du Plan local d’urbanisme.
La parole était ensuite donnée à l’opposition, en l’absence d’Anne Daniel et de Florent Lemont, qui avaient demandé tous deux au début de la semaine, sans succès, le report de ce débat d’orientations budgétaires à après l’élection. C’est donc Camille Gavazzi qui s’est chargé de redire qu’il « aurait paru plus respectueux du vote des habitants » de reporter ce débat, « un moment structurant pour la commune, qui engage la vision de l’année à venir, et ce à quelques semaines du renouvellement du conseil municipal. » Faute de report, « nous ne participerons pas au débat », tranchera-t-il. Morgan Buisson affirmera ensuite être « sur la même longueur d’onde. »
Pascale Bories lui répondra… qu’elle avait déjà répondu, « sur le caractère non décisionnel du débat d’orientations budgétaires, c’est un débat, pas le budget lui-même », mais aussi sur le fait que « toutes les communes environnantes sauf Saze ont déjà débattu et voté leur budget » car « les services ne peuvent pas attendre éternellement les orientations budgétaires. » Camille Gavazzi lui rappellera que « depuis le 21 février nous sommes en période de réserve électorale, or vous déroulez vos propositions. » Pascale Bories lui rétorquera que « le calendrier s’impose aussi », que les élus l’étaient « jusqu’au 15 mars » et qu’elle « regrettait » le refus de débattre de l’opposition. Qui n’en démordra pas.
Même critique de l’opposition sur le renouvellement de l’engagement de la commune dans la démarche de labellisation de l’Ademe « Territoire engagé-climat air-énergie ». Villeneuve a été labellisée sur la période 2021-2025, et a mené toute une série d’actions en ce sens, qu’elle compte donc prolonger. « Vous transformez le dernier conseil de la mandature en outil publicitaire à quelques semaines des élections, c’est décevant », lancera Morgan Buisson en arguant lui aussi de la période de réserve, et ce alors que sur le fond, l’opposant dira « se réjouir de vous voir soutenir l’Ademe et mobiliser le Fonds vert alors que votre famille politique à l’échelle parlementaire fait tout pour supprimer les mécanismes incitatifs permettant la transition écologique », et dénoncera « des trous dans la raquette » concernant l’action de la commune.
« C’est tout ? Je m’attendais à plus long », répondra la maire, avant d’affirmer que « le conseil municipal assure la continuité des actions » et que « au-delà de l’affichage politique, nous nous engageons avec constance, en nous appuyant sur des organismes extérieurs. » « C’est une démarche continue, abondera l’élu en charge du dossier Emmanuel Suffet. Et demain, quel que soit le résultat de l’élection, je suis persuadé que cette démarche continuera. » La délibération sera tout de même votée à l’unanimité.