Publié il y a 24 jours - Mise à jour le 18.07.2026 - AS - 5 min  - vu 3450 fois

ALÈS Menaces de mort contre Christophe Rivenq : une vague de soutien après un retentissement national

rivenq bouget

Christophe Rivenq accompagné de Vincent Bouget ce vendredi matin

- Photo ville de Nîmes

Après les révélations d'Objectif Gard jeudi soir, l'affaire a pris une dimension nationale. Le maire d'Alès a notamment reçu le soutien du ministre de l'Intérieur, tandis que de nombreux élus condamnent fermement ces menaces.

Révélée jeudi soir par Objectif Gard, l'affaire des menaces de mort visant Christophe Rivenq a rapidement dépassé le cadre local. Reprise par de nombreux médias nationaux, elle a suscité une vague de réactions de soutien. Le maire d'Alès a notamment reçu un appel du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui lui a assuré de la pleine mobilisation des forces de l'ordre afin d'identifier et d'interpeller les auteurs de ces menaces. Dans le même temps, l'enquête ouverte par le parquet d'Alès se poursuit.

Pour rappel, des inscriptions revendiquées au nom de la DZ Mafia avaient été découvertes sur les murs du domicile privé de l'édile. Une enveloppe contenant plusieurs cartouches de calibre 9 mm avait également été retrouvée dans sa boîte aux lettres. Une enquête pour « menaces de mort » et « intimidation » a été confiée au commissariat d'Alès et à la division de la criminalité organisée spécialisée du Gard.

À ce stade, les enquêteurs demeurent prudents quant à l'origine réelle de ces menaces. Si le nom de la DZ Mafia apparaît sur les inscriptions, rien ne permet encore d'établir un lien avec l'organisation criminelle marseillaise. Comme l'indiquait jeudi soir à Objectif Gard un enquêteur spécialiste de ces réseaux, « Ils n'ont pas vraiment l'habitude d'avertir, ils agissent plutôt les armes à la main et sans prévenir. » Les investigations se poursuivent afin d'identifier les auteurs.

Une condamnation unanime

Le préfet du Gard, Jérôme Bonet, a rapidement réagi. « Le préfet du Gard condamne fermement les menaces dont a fait l’objet M. Christophe Rivenq, maire d’Alès, et lui apporte tout son soutien, ainsi qu’à ses proches. Les forces de l’ordre sont mobilisées et renforcées à Alès pour identifier et mettre hors d’état de nuire les auteurs sous l’autorité du procureur de la République, et assurer la sécurité des habitants. La détermination des services de l’État dans la lutte contre le narcotrafic est totale. »

La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a tenu à apporter son soutien à Christophe Rivenq : « Condamnations les plus fermes face à ces menaces d’une extrême gravité. Cher Christophe Rivenq, je t’apporte tout mon soutien, à ta famille et tes proches, ainsi qu’à l’ensemble des élus qui, chaque jour, font respecter l’autorité publique et luttent contre le narcotrafic. Face à l’intimidation et à la violence des réseaux criminels, la République ne doit jamais reculer. »

Le sénateur du Gard, Denis Bouad, a également exprimé sa solidarité. « Je tiens à exprimer ma profonde solidarité à Christophe Rivenq, maire d’Alès, et à ses proches, face aux menaces de mort qu’il a reçues. Un élu qui s’engage au service de ses administrés et de son territoire ne doit en aucun cas subir ce genre de pression et de menaces. Ces actes sont inacceptables et, au-delà de la personne de Christophe Rivenq, constituent une attaque contre nos institutions et les fondamentaux de notre démocratie locale. J’ai pleine confiance dans les autorités policières et judiciaires pour que les auteurs soient retrouvés et fermement sanctionnés. »

Le maire de Nîmes, Vincent Bouget en réunion avec le premier édile d'Alès ce matin : « En réunion avec Christophe Rivenq ce matin à Alès. J’ai pu l’assurer de tout mon soutien face aux injures et aux menaces de mort inacceptables qu’il a reçues hier à son domicile. Une enquête est en cours afin de chercher les responsables. La peur ne doit jamais dicter la loi. Les conditions du débat démocratique doivent rester respectueuses de l’intégrité de toutes et tous. »

Patrick Malavieille, vice-président du Conseil départemental du Gard, a, lui aussi, condamné ces menaces. « Le maire d'Alès vient de faire l'objet de menaces de mort. Cela est intolérable et inadmissible. Je souhaite vivement que les auteurs soient retrouvés et sévèrement condamnés. Je veux assurer Christophe Rivenq et sa famille de tout mon soutien et de ma solidarité. Il ne saurait être question, en démocratie, de tolérer de tels actes. »

L’association des maires du Gard, représentée par Philippe Ribot, « condamne avec la plus grande fermeté ces actes d’intimidation inqualifiables, qui visent non seulement un homme et sa famille, mais à travers lui l’ensemble des élus locaux et l’institution républicaine qu’ils représentent. Ces faits, qui ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête pour menaces de mort et intimidation, rappellent une nouvelle fois la violence à laquelle sont aujourd’hui exposés les maires et présidents d’intercommunalité dans l’exercice de leur mandat, souvent au service quotidien et désintéressé de leurs concitoyens. L’Association des maires du Gard apporte tout son soutien à Christophe Rivenq, à sa famille et à ses proches ; exige que toute la lumière soit faite sur ces faits et que leurs auteurs soient identifiés et sanctionnés avec la plus grande sévérité ; appelle l’État à garantir la protection effective des élus locaux, en particulier lorsqu’ils sont directement visés dans leur vie privée et familiale ; réaffirme sa détermination collective à ne jamais céder face à ce type d’intimidation, qui ne saurait entamer l’engagement des maires du Gard au service de leurs communes. L’ensemble des maires du Gard se tient aux côtés de Christophe Rivenq dans cette épreuve et se réserve la possibilité de se porter partie civile dans le cadre de la procédure à venir. »

Le président de l'association des maires ruraux, Sylvain André, dénonce également des faits d'une extrême gravité. « J’exprime toute ma solidarité à Christophe Rivenq, maire d’Alès, et à sa famille, victimes d’actes inacceptables. Les tags apposés sur la maison du maire d’Alès et la découverte de balles de 9 mm dans sa boîte aux lettres constituent des faits d’une extrême gravité. J’ai toute confiance dans la police et la justice pour faire toute la lumière sur ces faits et sanctionner avec fermeté les auteurs. La République ne doit pas flancher d’un millimètre face aux voyous ! Alors que les attaques contre les élus se multiplient, celle-ci franchit un seuil particulièrement alarmant. Ces agissements sont inacceptables et ne peuvent évidemment pas rester impunis. Quelles que soient nos sensibilités politiques, nous devons faire bloc derrière celles et ceux qui incarnent la République. Face aux intimidations, notre unité est notre meilleure réponse ! »

Le président du MoDem du Gard, Aurélien Colson, a écrit au maire d’Alès, Christophe Rivenq, pour lui exprimer tout son soutien. « Les élus, en particulier les élus locaux, sont les sentinelles de la République. Ils sont en prise direct avec le réel. Ils doivent être écoutés, mais aussi protégés par les pouvoirs publics. Les menaces dont fait l’objet M. Christophe Rivenq sont intolérables. Ceux qui les profèrent doivent traqués, traduits en justice, et sévèrement condamnés. Le MoDem du Gard adresse tout son soutien au maire d’Alès, dont il salue le courage, ainsi qu’à ses proches et à son équipe. »

L'enquête se poursuit sous l'autorité du procureur de la République d'Alès afin de déterminer les circonstances exactes de ces menaces et d'en identifier les auteurs.

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Corentin Corger

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