Pour Alexandre Pissas, l’été a été studieux : « J’ai simplement pris deux jours », confie-t-il. Entre les affaires courantes à Tresque, celles sur son canton de Bagnols, puis la mobilisation des pompiers en cette période de feux de forêt, le socialiste n’a pas chômé. Lui qui a soufflé ses 76 bougies le 2 août reste actif. Sans doute trop, selon certains. La semaine dernière, Alexandre Pissas a rencontré la nouvelle préfète du Gard, Fabienne Decottignies : « On s’est d’abord entretenus au Conseil départemental. Elle est venue seule… J’ai d’ailleurs apprécié son approche. Elle a la force de l’humilité », explique l’élu qui poursuit : « Pendant une grosse heure, nous avons échangé sur les pompiers, mais aussi le nucléaire, le Pont-du-Gard et le Mas Careiron, puisque je fais partie de leur conseil d’administration. »
Sur la question des pompiers, qui ont manifesté mi-août à Paris, Alexandre Pissas estime : « Je ne dirai pas que tout va bien… Mais par rapport aux autres SDIS de France et de Navarre, si on disait que le SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) du Gard n’allait pas bien, on serait à gifler ! » Le président du SDIS demande toutefois, avec « grande insistance » : « la création d’une plateforme d’appels d’urgence commune entre les pompiers et le Samu : l’ARS (Agence régionale de santé) y est favorable. » Et de glisser : « J’en avais déjà parlé à Vincent Bouget lorsqu’il était en campagne pour les municipales à Nîmes. Nicolas Nadal, son adjoint à la sécurité - et directeur de cabinet d’Alexandre Pissas au SDIS -, connaît aussi l’importance de ce sujet. »
Autre sujet qui, politiquement, a son importance dans le Gard : les élections sénatoriales du 27 septembre. Comme en 2020, la direction nationale du PS a préféré soutenir le sénateur PS sortant Denis Bouad, malgré le résultat du vote militant, qui avait donné Alexandre Pissas gagnant. Que fera donc le président des pompiers ? Il y a six ans, le candidat s’était maintenu, récoltant 118 voix. Certes, il n’avait pas été élu sénateur, mais son score avait privé la liste de Denis Bouad d’un deuxième siège. « Ma liste est prête, j’ai jusqu’au 11 septembre pour la déposer en préfecture. J’ai encore quelques hésitations… », confie celui qui, dans la torpeur estivale, sait toujours causer quelques sueurs froides à ses camarades.