Dès l'arrivée des secours, la situation médicale du petit garçon de 8 ans paraissait désespérée. Cet enfant qui se rendait à son école, Paul Langevin au quartier de Pissevin, a été percuté très violemment ce mardi matin vers 8h20 par un chauffard qui a pris la fuite.
Alors que l'enfant "traversait la chaussée sur le passage piéton pour se rendre à l’école Paul Langevin", "un véhicule qui venait de griller un feu rouge et roulait à très vive allure, doublait par la gauche et donc roulait à contre-sens de la circulation. Un premier véhicule était arrêté devant le passage piéton au carrefour de l’avenue, il percutait très violemment l’enfant avant de prendre la fuite", relate dans un point avec la presse la procureure Cécile Gensac.
Malgré l’intervention des secours, l’enfant est décédé des suites des blessures après son transfert au CHU de Nîmes ce mardi matin. Une enquête de flagrance du chef " d’homicide routier aggravé par la conduite dangereuse et délit de fuite", était ouverte, une infraction faisant encourir une peine d’emprisonnement de 10 ans.
Côté investigations confiées à la brigade accident du commissariat de Nîmes, le véhicule impliqué était rapidement identifié et retrouvé vide de ses occupants. Un véhicule Audi plusieurs fois sous-loué dont le siège social est immatriculé dans les Bouches-du-Rhône. Dans le même temps les policiers contrôlaient les cinq occupants d’une C3 qui semblaient s’intéresser à la récupération au véhicule du fuyard", affirme la procureure. Ils étaient placés en garde à vue.
"Les premières investigations conduisaient rapidement à l’interpellation d’un sixième individu dont on pouvait penser qu’il était le conducteur du véhicule au moment des faits", selon la magistrate. Il s'agit d'un adolescent de 17 ans, "il faisait l’objet d’un placement en garde à vue, un mineur qui est dépourvu du permis de conduire. Il est déjà connu par la justice pour une infraction à la législation sur les stupéfiants et condamné à une mesure éducative judiciaire en juin 2025 et sous le coup d’un contrôle judiciaire maintenu par décision du juge des enfants le 26 janvier 2026 en attente d’une convocation devant le tribunal en octobre prochain, ajoute la patronne du parquet de Nîmes.
Tous les gardés à vue ont été soumis à des contrôles d’alcoolémie et stupéfiants qui se sont avérés négatifs.
Les investigations et auditions se poursuivent cette nuit de mardi à mercredi...