Publié il y a 16 h - Mise à jour le 04.01.2026 - Anthony Maurin - 2 min  - vu 232 fois

GARD Fonds Gaston Bouzanquet et haute voltige aux Archives

Archives départementales du Gard à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Les Archives départementales du Gard à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Les Archives départementales conservent de précieux fonds iconographiques. On y retrouve des photographies, des cartes et plans, des affiches, des dessins, des gravures...

Archives départementales du Gard à Nîmes (Photo Anthony Maurin)
La salle de lecture des Archives départementales du Gard à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Selon le Dictionnaire de terminologie archivistique.doc (francearchives.gouv.fr) : les documents figurés (ou iconographiques) sont des « Documents composés essentiellement d'images fixes comportant un élément de dessin, de figuration graphique ou photographique. » Les documents photographiques sont des « Documents sur support photographique, incluant les diapositives, les négatifs, les épreuves, voire les documents s'y rapportant. » Enfin, les documents cartographiques concernent « les cartes et plans, quelle que soit leur échelle. »

Au fur et à mesure des classements, des inventaires sont élaborés et rendus disponibles en ligne.

Archives départementales du Gard à Nîmes (Photo Anthony Maurin)
Les Archives départementales du Gard à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

Tous les mois, les Archives départementales du Gard vous proposent de découvrir des documents originaux et uniques extraits de leurs fonds iconographiques. Les « Curiosités & Trésors » du mois vous sont présentés.

Les Archives départementales du Gard conservent différents fonds dans lesquels on trouve des plaques de verres stéréoscopiques. Ce procédé photographique s’est rapidement démocratisé à compter des années 1851.

Ces clichés monochromes offrent une impression de vue en relief lorsqu’on les regarde avec un stéréoscope, un binoculaire monté sur un châssis souvent en bois, l’ancêtre de nos lunettes 3D en quelque sorte ! On pouvait également utiliser une borne stéréoscopique, le Taxiphote, ou, pour les plus aguerris, s’en tenir à la vision directe, permettant alors au cerveau humain de restituer une seule des deux vues avec une saisissante illusion de profondeur.

Pour réaliser correctement les vues stéréoscopiques, le photographe devait déplacer latéralement l’appareil sans que le sujet ne bouge et prendre deux clichés quasi simultanément, une technique de prise de vue particulièrement exigeante. À partir de la fin du siècle, les photographes professionnels comme amateurs utiliseront également des appareils dotés de deux objectifs, dont les plus connus sont le Glyphoscope et le Vérascope.

Ces plaques stéréoscopiques sont des objets uniques, chimiquement complexes et sensibles à différentes altérations : humidité, oxydation et exposition à la lumière. Les Archives départementales les conservent dans les conditions climatiques optimales et dans des contenants adaptés. Quand cela est possible, elles sont numérisées et rendues disponibles pour le public sur notre site internet.

La vue stéréoscopique sur plaque de verre présentée est non datée et issue du fonds Gaston Bouzanquet, conservée dans la sous-série 59 Fi.

(Photo d'illustration Archives départementales du Gard)

Cette vue a été prise dans les arènes de Nîmes, où, dès la deuxième décennie du XIXe siècle, les pouvoirs publics autorisaient la tenue de spectacles. Les entrepreneurs locaux proposaient alors des courses de taureaux, mais aussi de nombreux autres divertissements publics : lutte, gymnastique, funambules, clowns ou encore ascensions de ballons.

Ce mois-ci, nous nous intéressons à un spectacle de voltige, exercice à la fois artistique et acrobatique, qui constituait un véritable exploit sportif. Largement plébiscité par le public ce type de performance, réunissant le monde de l’équitation et celui du cirque, était souvent exécuté par d’anciens cavaliers de l’armée.

Dans une arène qui semble écrasée par le soleil, les canotiers et les ombrelles parsèment un public clairsemé venu mesurer la virtuosité pure de ce cavalier et son saut parfaitement synchronisé. Le photographe a saisi cet instant fugace durant lequel le maître de manège, le cheval et le cavalier voltigeur, suspendu dans l’espace, sont dans un alignement quasi parfait.

Archives départementales du Gard à Nîmes (Photo Anthony Maurin)
Les Archives départementales du Gard à Nîmes (Photo Anthony Maurin)

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