À Nîmes
À Nîmes, le 14 juillet, et, comme partout en France, une belle occasion pour célébrer la Nation et ses forces armées. Après le vif succès de la soirée aux couleurs de Marianne, aux Jardins de la Fontaine, le défilé militaire a subi les assauts de la chaleur et a vu un peu moins de monde se déplacer qu’à l'accoutumée.
Chaque année, il fait chaud, le public est présent et les troupes sont nombreuses. En 2026, moins de public, moins de troupes. Le défilé final était composé du 2ᵉ régiment étranger d'infanterie, son chef de corps et commandant des troupes, son drapeau et sa garde, sa compagnie d'éclairage et d'appui, mais aussi du peloton du groupement de gendarmerie départementale du Gard, de l’escadron de transport du 503ᵉ régiment du Train, de la 1e compagnie de maintenance mobilité du 4ᵉ régiment du Matériel et des pelotons des polices nationale et municipale.
Les troupes à pied ont cédé la place au défilé motorisé réunissant 37 véhicules. L’inspection des troupes ainsi que les honneurs au drapeau du 2ᵉ régiment étranger d'infanterie, tout comme la remise de décorations, étaient quant à eux assurés par le général Carleton. La cérémonie s’est achevée dans la cour d’Honneur de l’Hôtel de Ville.
À Arles
Arles a célébré la Fête nationale avec son traditionnel défilé militaire sur le boulevard des Lices. Sous les yeux des spectateurs munis pour certains de drapeaux tricolores, militaires, forces de sécurité et services de secours ont pris part, dès 10 h 30, à cette cérémonie placée sous le signe de l’engagement et de la République.
Le défilé, ouvert par les véhicules anciens de l'association Authentic Old Cevenn's Jeep et accompagné en musique par l'orchestre d'harmonie du Pays d'Arles, a rassemblé les personnels militaires et civils du 25ᵉ régiment du génie de l’air d’Istres, de la préparation militaire marine de Marseille et du 2ᵉ régiment étranger d’infanterie de Nîmes.
Étaient également présents les représentants de la compagnie de gendarmerie d’Arles emmenés par le lieutenant-colonel Sylvain Guilhon, de la garde républicaine de Marseille, de la police municipale d’Arles, du centre de secours principal d’Arles, chaleureusement applaudis par le public.
À l’issue du défilé, les participants et une partie des spectateurs se sont retrouvés dans le Jardin d’été. Le maire d’Arles, Patrick de Carolis, fraîchement promu commandeur de la Légion d’honneur, y a livré un discours consacré aux valeurs de la République.
Le premier édile arlésien a notamment rappelé le sens de la devise républicaine, "Liberté, Égalité, Fraternité", "trois mots qui ne sont pas de simples mots", mais qui "scellent une union sacrée entre chaque Française et chaque Français".
Patrick de Carolis a d'abord salué l’action de celles et ceux qui contribuent à protéger ces valeurs. Il a rendu un hommage particulier aux forces de l’ordre, aux militaires et aux magistrats, avant de remercier les sapeurs-pompiers pour leur engagement dans des conditions "de plus en plus extrêmes".
Sur l'égalité, Patrick de Carolis, a adressé ses pensées "à toutes ces femmes qui subissent tant de souffrances hors de nos frontières, mais hélas aussi au sein de notre pays, au sein même de notre commune, victimes de violences, de discriminations, quand elles ne meurent pas sous les coups de leur conjoint". "Il y a eu 77 féminicides depuis le début de l'année dans notre pays, soit 10 par mois. Et c'est notre devoir à chacun de préserver cette égalité en droit", a-t-il rajouté. Le maire d’Arles a également rappelé le rôle essentiel des enseignants, des éducateurs et des agents publics dans la transmission des valeurs républicaines.
À Alès
La cérémonie du 14 juillet à Alès a pris cette année un visage particulier. En raison des fortes chaleurs, la municipalité avait exceptionnellement décalé les festivités à 18 heures devant le monument aux morts. Aux côtés du secrétaire du sous-préfet, des parlementaires, des élus locaux, des représentants des forces de sécurité, des associations patriotiques, des anciens combattants, de nombreux porte-drapeaux, le maire Christophe Rivenq a rappelé la portée historique de cette journée. "Le 14 juillet, nous célébrons la France. Celle qui décida que la liberté appartiendrait à tous", a-t-il déclaré, retraçant l'histoire de la prise de la Bastille et la naissance de la République.
Le maire a aussi insisté sur les valeurs républicaines : "Nous célébrons la liberté, l'égalité et la fraternité. C'est pour cela que nous aimons la République." Après les dépôts de gerbes à la stèle des Martyrs de la Résistance, la sonnerie aux morts, une minute de silence et la Marseillaise interprétée par l'Harmonie Alès Cévennes, les autorités ont salué les porte-drapeaux, le piquet d'honneur de la police municipale ainsi que les jeunes du centre EPIDE d'Alès-La Grand-Combe, avant une aubade musicale qui a conclu la cérémonie officielle.
Avant de céder la place aux festivités populaires, Christophe Rivenq a glissé un clin d'œil à la demi-finale de la Coupe du Monde de football opposant la France à l'Espagne, disputée quelques heures plus tard. "Dans quelques heures, cette fierté aura rendez-vous avec l'histoire sur un terrain. Onze hommes porteront nos couleurs, onze histoires différentes, onze chemins singuliers pour écrire une page de notre histoire commune", a-t-il lancé, en adaptant son discours à l'actualité sportive. Il a poursuivi : "Mesurons la chance qui est la nôtre, celle de pouvoir nous rassembler dans une attente heureuse. Ne méprisons pas ces instants parce qu'ils sont légers. Ils sont le privilège d'un peuple en paix." Avant de conclure : "Portons fièrement nos couleurs, avec ferveur, mais sans jamais oublier ce qu'elles nous commandent."
La soirée s'est poursuivie dans une ambiance beaucoup plus festive. Le groupe Show 80 a enchaîné les grands succès des années 80 sur la place de l'Hôtel de Ville avant le traditionnel Corso, qui partira à 21 h 30 dans les rues du centre-ville. Chars décorés, animations et musiques accompagneront le défilé sous les applaudissements d'un public venu nombreux profiter de cette soirée estivale. Les festivités s'achèveront par le grand bal populaire animé par Show 80, qui transformera la place de l'Hôtel de Ville en piste de danse jusqu'au bout de la nuit.
À Lunel
C'est au sein du parc Jean Hugo et sous une chaleur de plomb que s'est déroulée la cérémonie, ce matin à 10 h 30. Paulette Gougeon était bien sûr présente, accompagnée de son adjointe Marie Papaïx, tout comme le député Charles Alloncle, le président de Lunel Agglo Jérôme Boisson, ainsi que la conseillère régionale Julia Plane.
De nombreux policiers municipaux, gendarmes et pompiers ont pris part à l'événement. Certains ont même eu le privilège d'être décorés des mains de la préfecture de l'Hérault, de la mairie de Lunel et même du centre de secours de la commune, pour leur acte de bravoure dans l'exercice de leurs fonctions.
Océane Boussignac, désormais au commandement du centre de secours Lise Roustan de Lunel, a donc vécu sa première cérémonie dans ses nouvelles fonctions. Pour l'occasion, elle a pu remettre des récompenses à plusieurs pompiers, intervenus lors du feu sur la commune de Lunel il y a deux semaines. "Vous avez fait preuve d'un grand courage et d'une détermination admirables. Vous avez agi avec méthode et professionnalisme. Votre engagement et votre attitude vis-à-vis de cette situation d'horreur, traduit ce que signifie servir avec honneur", exprimait la jeune femme de 28 ans. Une fois la cérémonie terminée, tous les officiers et les élus, ont défilé comme le veut la tradition.
Dans le Gard rhodanien
Pour la deuxième année consécutive, Pont-Saint-Esprit a mis à l'honneur le lien Armée - Nation devant son Hôtel de Ville, met aussi au-dessus. Avant le survol de trois Rafale, le maire Valère Segal a insisté sur la nécessité d'"engagement" de la population, "le fil qui traverse notre histoire", une notion qui "ne se limite pas aux armes" et "une manière de rendre nos quotidiens meilleurs". Ce pourquoi des lettres de remerciements ont été adressées au Centre d'Incendie et de secours, aux associations L'étoile Spiripontaine, Pont Pétanque, L'Indépendante et les Pépins de la cazerne. "Liberté, égalité, fraternité sont les valeurs qui doivent guider la France et le monde", insiste l'élu.
Jean-Pierre Colombet, un de ses prédécesseurs en mairie, aujourd'hui maire honoraire et président de la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) du Gard a lui célébré les 100 ans de la carte du combattant, ainsi que la paix chèrement acquise depuis la Révolution française. Cette cérémonie est alors le moment de "faire entendre ces cris de l’âme" et rappeler la nécessité de "préserver la liberté". Le Conseil Municipal des Jeunes abonde à ses côtés : "Si nous avons la chance d'être libre aujourd'hui, c'est grâce à la bravoure de nos aïeux. Il y a 222 ans le peuple a osé parler et se battre pour ce à quoi il aspirait, l'égalité a éclos de ceux qui y croyaient encore. À nous d'honorer leur héritage. Liberté, égalité, fraternité, nous vous protégerons." La soirée spiripontaine a été plus festive, lancée par un cortège de motos et voitures, du U Express au Champ de mars, puis une soirée DJ.
Du côté de Laudun-l'Ardoise, alors que le 1ᵉʳ régiment étranger de génie défilait sur les Champs-Élysées, ce sont les caisses à savon qui ont défilé dans les rues pentues de la commune. Toutes plus originales les unes que les autres, elles ont capté le public, tant par leurs designs que leurs vitesses.