Indéniablement, mettre le nez dehors oblige depuis le début de l’année à prendre un bon parapluie. N’importe qui que vous croiserez au travail vous le dira : on a parfois l’impression d’être en Bretagne. Sans trop exagérer, on peut dire que cet hiver, qui s’achève dans quelques jours, aura été particulièrement humide. C’est le cas chez nous, mais aussi dans l’ensemble de la France. Les précipitations ont été environ 35 % au-dessus de la normale ces derniers mois. Février a même été le mois de février le plus pluvieux depuis 1959, avec deux fois plus de pluie que la moyenne. Plusieurs perturbations et tempêtes successives, dont Nils et Pedro, ont traversé le pays, apportant de fortes pluies pendant plusieurs semaines. Résultat : il a plu presque un jour sur deux, parfois deux jours sur trois, avec des épisodes quasi continus depuis janvier. Localement, le Gard n’a pas été épargné. Les sols, désormais exceptionnellement saturés, amplifient encore l’impression de pluie permanente. Pour mars, les prévisionnistes annoncent toutefois une situation un peu plus classique, même si le temps devrait rester assez humide. On attend en moyenne une quatorzaine de jours de pluie dans le mois. Quelques signaux sont malgré tout encourageants. Le printemps devrait retrouver un temps plus conforme aux normales saisonnières, avec des températures globalement proches des moyennes. Autre point positif : après plusieurs années marquées par la crainte de la sécheresse, la situation hydrologique s’est nettement améliorée. Au niveau national, près de 77 % des nappes phréatiques sont actuellement en hausse, signe que la recharge hivernale a bien fonctionné. Dans le Gard, les niveaux sont globalement proches de la normale à modérément hauts pour la saison. Les pluies abondantes de cet hiver ont donc efficacement reconstitué les réserves souterraines. Mais ces épisodes pluvieux sont-ils en contradiction avec le changement climatique ? En réalité, c’est plutôt l’inverse. Le réchauffement climatique peut favoriser des pluies plus abondantes. Météo-France rappelle ainsi que l’hiver 2025-2026 figure parmi les plus doux observés en France. Or, un air plus chaud peut contenir davantage de vapeur d’eau… et donc produire davantage de précipitations.
Publié il y a 1 h -
Mise à jour le 10.03.2026 - Abdel Samari - 2 min
ÉDITORIAL Un hiver sous la pluie
Perturbations à répétition, sols saturés et températures douces : l’hiver 2025-2026 figure parmi les plus pluvieux depuis des décennies, dans le Gard comme dans le reste de la France.
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Abdel Samari