Publié il y a 1 an - Mise à jour le 23.04.2023 - La rédaction - 8 min  - vu 3189 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

Tous aux abris ! La tension est à son maximum dans les couloirs de la mairie de Nîmes depuis plusieurs jours. Conséquence de l’affaire Flandin mais aussi de la décision de la Cour de cassation favorable au président de Nîmes métropole. Les cartes sont rebattues. Alors que certains imaginaient une vie politique toute tracée, il n’en est rien. Aujourd’hui, la vengeance frappe à la porte. Les déçus ne veulent pas d’un scénario écrit à l’avance. Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, qui adouberait son plus fidèle ami politique Franck Proust et lui laisserait toutes les clés pour 2026 ? Hors de question ! Encore moins quand la rumeur laisse entendre que le maire pourrait raccrocher avant l’heure. Alors que Jean-Paul Fournier n’a pas exprimé cette intention même à ses plus proches. À l’été 2024, après la décision décisive de la cour d’appel de Montpellier où le patron de l’Agglo nîmoise devra encore répondre dans quelques mois. Le schéma se dessinerait. Le maire démissionnerait de son poste et demanderait à sa majorité de choisir Franck Proust. Il resterait alors simple conseiller municipal. Maire et président de Nîmes métropole, l’élu nîmois aurait alors 18 mois pour préparer la campagne et affronter le communiste Vincent Bouget. Pour les ennemis du locataire du Colisée, cette hypothèse est inenvisageable. Pourquoi ? Parce que c’est la retraite assurée. Désormais, la chasse est donc ouverte. Il faut trouver du "biscuit", des dossiers cachés, des relations troubles, des agissements immoraux, etc. Et particulièrement chez les proches de Franck Proust. Et du maire. De la vilaine politique. Quand on n’est pas parvenu à s’imposer grâce à ses compétences, il reste la salissure. Un piège qui pourrait se refermer sur les protagonistes concernés mais aussi faire voler en éclat toute la municipalité qui n’avait jamais envisagé en 2020 participer à un mandat aussi pénible. Reste à savoir qui a intérêt à ce que la machine se casse ? Qui veut faire la révolution avant l’heure ? Des bêtes blessées ? Des élus mal considérés ? Des candidats déçus par la défaite en 2020 ? Probablement pas l’opposition à la majorité en tout cas qui semble n’avoir rien à faire de toutes ces histoires. Une bien étonnante appréciation alors que la majorité fait face à de très fortes turbulences. Et n’est peut-être pas au bout de ses peines. Est-ce que l’opposition va se décider à faire son boulot d’opposant en mettant le nez plus attentivement dans les affaires de la Ville ? En attendant les agitations de certains, Franck Proust profite d’un week-end en famille. La famille, on le sait bien, il n’y a que cela de vrai…

Rivenq-Giraudier, la guerre continue. Alors que la chambre de commerce et d'industrie (CCI) Gard aurait choisi, en bureau, l’entreprise qui va reprendre l’aérodrome de Deaux, du côté d’Alès, les tensions sont toujours aussi vive. « L’un des maires des communes où se trouvent les terrains de l’aérodrome va préempter. Hors de question que la CCI Gard décide de la destinée d’Alès », fait savoir un des protagonistes. Sauf que du côté de la chambre consulaire on pense jouer la sécurité juridique. « Nous avons choisi un acteur dans le photovoltaïque qui achète à la signature du contrat au prix des Domaines. Soit un peu plus de 2 millions d’euros. Alès Agglomération nous proposait 600 000 euros. On ne peut pas vendre en dessous, la loi nous l’interdit et M. Rivenq le sait bien », explique un élu de la CCI. Reste que la reconversion de l’aérodrome est loin d’être réglé. D’autant que le président d’Alès Agglomération a fait de cet équipement une affaire personnelle. « C’est absolument faux de dire que l’on ne peut pas vendre en dessous des Domaines quand il s’agit d’un projet d’intérêt public », explique Christophe Rivenq. Pour lui, l’exemple de la CCI Lozère avec la communauté de communes de Mende en est le parfait exemple. La chambre consulaire lozérienne avait vendu pour l’euro symbolique son équipement. « Et dans le cas de Deaux, notre proposition est au prix des Domaines avec des investisseurs avignonais qui veulent investir l’activité », complète le premier adjoint d’Alès. Reste aussi l’épineuse question de la technicité du projet de l’entreprise producteur de photovoltaïque choisie par Éric Giraudier et ses élus. « Le projet n’est pas faisable. Il faudrait réviser le PLU de Vézénobres qui aujourd’hui, en l’état, ne le permet pas. Par ailleurs, pour fermer des pistes aéroportuaires, il faudrait a minima quatre bonnes années. Sans compter qu’il faut 1,8 millions d’euros pour mettre aux normes l’aérodrome. » L’autre préoccupation de Christophe Rivenq, concerne les leviers économiques du futur projet. « Le moindre centime doit être réinvesti sur Alès. Les terrains pour faire l’aérodrome ont été cédés gratuitement par les communes d’Alès à la CCI d’Alès de l’époque. Par ailleurs, l’aérodrome appartient aux entreprises d’Alès qui l’ont entretenu pendant plusieurs décennies. Nous avons sur place un aéroclub, des formations de pilotages, une base de repli de la Sécurité civile et on voudrait fermer tout cela ? Hors de question ! Le territoire d’Alès n’est pas une vache à lait. » Le président d’Alès Agglomération est sûr de lui. D’autant qu’il aurait eu quelques assurances du côté du ministère des Transports. « Il joue sa crédibilité. Et sur Nîmes, ils ont tendance à s’en moquer. Mais Christophe Rivenq a plus de pouvoir qu’on ne croit », termine un Républicain qui voit bien que l’homme fort du Gard à Droite aujourd’hui est plutôt au pied des Cévennes que dans les contrées nîmoises…

Un peu trop de Porto. Après l’atterrissage à Nîmes dimanche, les langues se sont quelque peu déliées. « L’aréopage d’élus pour la promotion de cette nouvelle ligne avec les deniers publics, y avait peut-être mieux à faire », souligne un élu de la Ville écarté du voyage. Un peu de jalousie probablement dans cette réflexion mais un sentiment partagé aussi par des chefs d’entreprise nîmois qui auraient aimé aussi être conviés pour ce voyage presse afin d’échanger avec les acteurs portugais afin de proposer leur service. « C’est précisément pour cela que le vice-président en charge du Développement économique était du voyage ainsi que le président de la CCI Gard », fait savoir un membre de la délégation au Portugal. D’ailleurs, Éric Giraudier, le président de chambre consulaire, a lui-même annoncé au micro d’Objectif Gard samedi dernier, en direct de Porto, son intention de revenir avec un groupe de chefs d’entreprise. Tout vient à point nommé à qui sait attendre.

C’est la Senim qui paie ? Alors que la procédure dans l’affaire de la Senim dure depuis presque 20 ans et que la Cour de cassation vient encore de renvoyer Franck Proust devant la cour d’appel de Montpellier, certains s’interrogent sur les frais supportés de toute cette affaire. Renseignement pris, c’est la compagnie d’assurances auprès de laquelle à l’époque la Senim a souscrit un contrat de responsabilité civile qui assume l’ensemble des coûts. « Chaque mandataire social comme une entreprise lambda est assuré. Dans le cadre qui nous concerne, il s’agit de la protection fonctionnelle de l’ancien président de la Senim. L’assurance prend donc en charge les frais d’avocat et de justice. La SEM n’a pas versé un centime », fait savoir une source bien informée. En réalité, Franck Proust avance tous les frais et se fait ultérieurement rembourser en fonction de ce que l’assurance apprécie.

"Jean-Michel Amoitié, Jean-Michel Apeuprè." Ils lui auront tout fait. Après le surnom de plagiste en référence à son ancienne fonction à La Grande-Motte, où il exerçait comme directeur de cabinet du maire, Stéphan Rossignol, maintenant c’est un hommage à Kad Merad que le directeur de cabinet de Jean-Paul Fournier doit supporter. Vous avez surement déjà vu l’une des vidéos du célèbre duo Kad et Olivier dans les bêtisiers diffusés chaque année au moment de Noël. La méga compilation avec plein de chanteurs pas connus du tout. Apparemment, c’est comme cela que certains appellent Antoine Roger à Nîmes. Pourquoi ? « Parce qu’il démarre toujours un truc et ne finit jamais ! » Quand on vous dit que l’ambiance à Nîmes est exceptionnelle !

Bourdin appelle Bouget. Après son intervention au conseil municipal et ses sorties sur les réseaux sociaux, Vincent Bouget, le secrétaire départemental du Parti communiste français, mais surtout, élu d’opposition à la Ville et à l’Agglo n’a pas laissé insensible un certain Jean-Jacques Bourdin. Selon nos informations, le président d’honneur du Nîmes Olympique lui a adressé un SMS regrettant que l’homme politique entretienne les polémiques politiciennes sur le dos du club. Et de demander au communiste d’être comme tous les Nîmois derrière le club en cette fin de saison difficile. Vincent Bouget de lui répondre : « Je suis supporteur mais pas responsable de la désaffection autour du club et qu’en tant qu’élu je suis aussi soucieux des deniers publics… » Pour le moment, c’est silence radio chez l’animateur de Sud Radio !

Ça bosse chez Renaissance. Alors que la réforme des retraites est encore dans toutes les têtes, les amis du président veulent passer rapidement à autre chose. Ils veulent surtout s’éviter une critique permanente sur la difficulté de s’imposer localement. Ainsi, ce week-end, c’est un séminaire de travail avec tous les bureaux départementaux de l’Occitanie qui était organisé. Cerise sur le gâteau, Dominique Faure, ministre déléguée aux Collectivités locales et à la Ruralité, Irène Tolleret, députée européenne, et les membres du bureau exécutif avaient fait le déplacement. « L’occasion de lancer un dynamique régionale », s’enflamme Valérie Rouverand, la représentante de Renaissance dans le Gard. Il va falloir travailler d’abord, beaucoup, beaucoup, beaucoup !

L’ancienne ministre des Sports à Nîmes. Le 16 juin à l’invitation de Vincent Bouget, l’ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports du gouvernement Jospin (1997-2002), secrétaire nationale du Parti communiste français (2001-2010) et candidate à l'élection présidentielle de 2007, Marie-Georges Buffet, sera dans la capitale gardoise. Elle participera à un débat sur l’avenir du sport féminin au Prolé, rue Jean-Reboul. D’autres rendez-vous seront au programme lors de ce déplacement exceptionnel. Un match aux Antonins ? Ou une rencontre avec le président de Nîmes métropole, Franck Proust, pour prolonger le débat cette fois sur le financement du sport féminin par les collectivités territoriales ?

Unesco : les Nîmois invités ! Le 2 juin prochain au théâtre Bernadette-Lafont, la Ville organise une soirée spéciale pour le lancement de la campagne de promotion de la Maison carrée dans le cadre de son inscription à l'Unesco. Pour l’occasion, de nombreux invités seront là notamment Philippe Franc, nommé récemment Délégué permanent de la France auprès de l’Unesco à Paris. Ainsi que le journaliste et éditorialiste Franz-Olivier Giesbert, ambassadeur de Nîmes. Les Nîmois seront aussi invités gratuitement à participer à cette soirée. Les inscriptions démarrent au mois de mai sur le site Internet de la Ville.

La politique de la chaise vide ! La secrétaire d'État chargée des anciens combattants et de la mémoire, Patricia Mirallès, était ce vendredi 21 avril à Saint-Laurent-des-Arbres pour un hommage aux enfants de harkis dont les sépultures ont été découvertes il y a quelques semaines. Une visite remarquable avec l’annonce de la construction d'un mémorial, et même la possibilité offerte aux familles de récupérer les dépouilles si elles le souhaitent. Étonnamment, la députée Rassemblement national Pascale Bordes a séché la visite de la ministre. Sans mot d’excuse alors que le sujet était suffisamment essentiel et grave pour faire preuve d’une solidarité républicaine. Ce n’est pas la première fois que l’avocate bagnolaise a bien du mal à assumer toutes ses responsabilités. Il faut dire que c’est probablement bien difficile de s’improviser députée même après un an de fonction. Ne vous inquiétez pas pour autant, il y a de grandes chances que l’on puisse avoir de ses nouvelles quelques mois avant l’échéance de 2027 !

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