Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 21.04.2024 - La rédaction - 9 min  - vu 3144 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Savourez les indiscrétions politiques de la semaine !

Le chaud et le froid. Probablement parce que c'est encore trop tôt pour choisir, alors que 2026 arrivera dans plusieurs mois. Pourtant, à chaque prise de parole, on sent bien que le maire de Nîmes a déjà un avis sur la question. Entre son premier adjoint et le président de Nîmes Métropole, son cœur balance, mais dans quel sens ? La politique n'est pas toujours une science exacte. Et à un âge avancé, le maire de Nîmes est aussi pris par l'émotion et les sentiments. Comment ne pas faire de la peine à deux fidèles avec qui il a soit démarré sa carrière de maire, soit réussi à maintenir ses mandats à la tête de Nîmes ? Julien Plantier le rejoint chaque jour dans son bureau pour évoquer l'ensemble des dossiers, lui donner le pouls de la ville et des habitants. Le conseille pour prendre les bonnes décisions dans l'intérêt général. Il est devenu indispensable. Franck Proust lui a déjà son indépendance. Contrôle et agit au sein de la métropole sur des volets stratégiques, comme l'économie ou le développement durable. Il est probablement déjà émancipé depuis longtemps de la tutelle du patriarche. Mais son éloignement physique à Bruxelles durant des années en tant que député européen ou aujourd'hui au Colisée l'empêche d'être au quotidien dans le bureau de Jean-Paul Fournier pour prendre de ses nouvelles et le caresser dans le sens du poil. C'est aussi sûrement la première expérience politique pour les deux hommes avec lesquels des sujets les obligent à débattre. Où le patron de l'Agglo est contraint d'exprimer des avis contraires à l'intérêt nîmois pour respecter son engagement de traiter équitablement l'ensemble des 39 communes. Une gymnastique difficilement compréhensible quelques fois pour le fondateur de Nîmes Métropole. Mais un atout considérable pour faire face à toutes les adversités. Et c'est assurément ce qui plait à Jean-Paul Fournier. Du caractère et de la ténacité. Plantier, Proust. Les deux ont en tout cas en commun une vraie qualité chère au maire : le respect qui lui porte. Après avoir lu l'entretien du maire dans les colonnes d'Objectif Gard jeudi matin, où le premier édile exprimait son regret de ne pas avoir de nouvelles de l'intéressé, Franck Proust a décroché son téléphone. Même au fin fond du Sénégal pour quelques jours de repos mérités en famille. Un appel qui a semble-t-il ému le maire pour cette attention délicate. Julien Plantier, de son côté, ne tentera aucune manœuvre ou putsch politique pour s'emparer du pouvoir, même si la décision de Jean-Paul Fournier devait l'éloigner de la rue Dorée quelques années. Mais ces amabilités ne suffiront pas. Il viendra le moment où Jean-Paul Fournier devra prendre potentiellement la décision politique la plus difficile de sa vie. Pour le moment, il temporise en proposant à ses deux élus fidèles de s'entendre dans l'intérêt de la famille de la droite nîmoise. L'un à la Ville, l'autre à l'Agglo. Une proposition qui convient parfaitement à Julien Plantier. Qui assure même accepter le principe de ce partage du pouvoir avec un autre adjoint au maire de Nîmes si, d'aventure, Franck Proust renonçait. Mais l'assureur nîmois n'a aucunement l'intention de faire une croix sur la succession. Et considère aujourd'hui qu'il est impossible d'envisager cette hypothèse. Au moins pour le premier mandat après 2026. Qu'est-ce qui pourrait faire bouger les lignes ? Rien à l'horizon.

Signature sous la lumière. Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté et de la Ville, n'aura pas beaucoup de kilomètres à parcourir pour se rendre à Nîmes jeudi 25 avril prochain. La Marseillaise sera en effet dans la capitale du Gard pour signer au centre André-Malraux du Chemin-bas d'Avignon le contrat de sécurité intégré avec Jean-Paul Fournier. Un signe fort envoyé par le maire de Nîmes pour montrer son attachement aux habitants de ce quartier encore endeuillé par le meurtre d'un homme il y a un peu plus d'un mois et plusieurs blessés encore ces derniers jours. Reste à savoir si les repérages prévus demain lundi seront concluants pour mener à bien cette opération de communication. Pour le moment, il est question d'une rencontre avec l'association Le Rocher, d'une signature du contrat de la Cité éducative au collège Romain Rolland. Ensuite, la signature du CSI au Centre social André Malraux, puis un échange au sein de la préfecture du Gard.

Belloubet aussi ? Elle devait venir le 1ᵉʳ mars, puis, au dernier moment, son déplacement à Nîmes a été annulé sans en connaître véritablement les raisons. Finalement, il se pourrait bien que la ministre de l'Éducation nationale Nicole Belloubet débarque enfin à Nîmes mercredi prochain. Pour le moment, du côté de la préfecture, on ne s'avance pas complètement. « Ce n'est encore qu'une hypothèse », faisait-on savoir hier soir… Reste à savoir si cette double visite ministérielle avec Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté et de la Ville, le lendemain, ne se résumera pas à un unique rendez-vous le mercredi ou le jeudi. Affaire à suivre…

Une vieille connaissance. Richard Flandin, selon son entourage proche, semble rassuré par les conclusions de l'ouverture d'une enquête judiciaire il y a un an concernant l'achat d'une maison en Espagne. Alors que de nombreuses personnes et ses amis politiques l'avaient déjà largement enterré, ce fidèle de Jean-Paul Fournier pourrait faire très bientôt son retour dans l'arène politique. « Il a la mémoire vive et même s'il n'a pas envie de se venger, il a très clairement le souhait de laver son honneur », fait savoir un adjoint à Nîmes, resté proche de l'intéressé. Cette semaine, en tout cas, c'est avec un autre élu de la ville qu'il a pris le temps de déjeuner à la Maison Albar-Impérator. Christophe Pio ne s'en est pas caché, il a même averti le maire. « Le maire m'a même demandé de lui passer le bonjour », explique le conseiller délégué aux Halles, aux Foires et aux Marchés. Renseignement pris par notre rédaction : « Aucune décision prise à ce jour », fait savoir le parquet de Nîmes. Mais ce n'est probablement qu'une question de jours…

Fournier refuse de voir Vergne. Alors que les tensions se font vives depuis que l'Agglo de Nîmes refuse de prendre en charge les déchets des Halles, une rencontre était prévue entre le maire et Vincent Vergne, président des étaliers. Avec plusieurs sujets sur la table : l'avenir de la collecte des déchets et les projets de la Socri à la Coupole de Nîmes. Sauf qu'un embouteillage a eu raison de cette réunion. Jean-Paul Fournier a peu gouté de patienter plus de 10 minutes dans son bureau tout seul. Alors qu'il enchainait d'autres rendez-vous, il a préféré reporter l'échange. Cette fois, le fameux quart d'heure nîmois n'a pas fonctionné…

Ce socialiste qui réunit la Gauche ! Nicolas Nadal, secrétaire de la section PS de Nîmes, est aux Anges. La venue du maire de Montpellier pour parler des transports gratuits, le 7 mai, n'est pas passée inaperçue. Le sénateur Denis Bouad, la vice-présidente du Conseil départemental Amal Couvreur, mais aussi le leader des communistes nîmois, Vincent Bouget et la représente EELV dans le Gard, Sibylle Jannekeyn ont déjà confirmé leur présence. Si La France insoumise n'a pas encore reçu son carton d'invitation, cela fait bien longtemps qu'un évènement n'avait pas réuni autant de composantes de la gauche. La magie de Michaël Delafosse...

L'embarras montpelliérain. Mais cette réunion publique à Nîmes avec le maire de Montpellier qui sent bon le lancement des municipales 2026 comme révélé par Objectif Gard n'a pas beaucoup plu au sein du cabinet politique de Michaël Delafosse. Les collaborateurs, selon nos informations, ont pris soin de prendre attache avec le cabinet politique de Jean-Paul Fournier et de Franck Proust pour passer un simple message : il n'y a pas de déclaration de guerre de Montpellier vis-à-vis de Nîmes. Encore moins de volonté de s'immiscer dans les prochaines échéances électorales. Dans cette histoire, c'est surtout le PS Nîmois qui a fleuré le bon coup. Quelques centaines de militants seront là, mais surtout, l'ensemble de la famille de la Gauche…

Photo DR Objectif Gard

Disparition. Pas de chance pour Christian Bastid, le vice-président au Conseil départemental du Gard. À l'occasion de la finale du Tournoi des six quartiers, l'élu s'est rendu au stade Kaufmann pour féliciter l'ensemble des jeunes sportifs de tous les quartiers nîmois. Au moment d'immortaliser la photo, avec le maire de Nîmes et l'élu Richard Tibérino, il a disparu de l'image (voir la photo ci-dessus). Pas de chance, le communiste s'était positionné derrière l'un des jeunes du quartier Valdegour qui portait la grande médaille de la victoire. Au moment d'appuyer sur l'objectif, le jeune a soulevé la récompense et a caché involontairement le grand sourire de l'élu…

Keolis sur les chapeaux de roue. Un directeur marketing nommé, une DRH en cours de recrutement, un tuilage avec Transdev qui a commencé et des projets en pagaille, Keolis est déjà sur la place, alors que Nîmes Métropole vient depuis peu de le désigner nouvel opérateur de transport à Nîmes. Mais l'entreprise ne veut pas perdre de temps. Déjà, le développement du réseau Tango est en marche avec le lancement d'une nouvelle ligne de tram'bus T5 en 2025, ainsi que l'extension de l'actuelle ligne T4 en 2027. Pour renforcer l'attractivité du réseau, Keolis veut améliorer la vitesse commerciale des lignes de BHNS. Mais la grande nouveauté dans les tuyaux reste un service de transport à la demande (TAD) pour le CHU de Nîmes, les principales zones d'activités économiques et les gares TGV, y compris la nuit. À partir de janvier 2025, la réservation de ce service sera possible jusqu'à une heure avant le départ. Toutes ces actions pour répondre au plan de conquête afin de développer de plus de 21 % la fréquentation sur la durée du contrat.

Microsoft à Magna Porta ? L'entreprise américaine mène des discussions techniques avec plusieurs régions françaises en vue de l'implantation d'un site d'hébergement de données. Pour ce projet, le géant américain du numérique serait prêt à mettre sur la table plus de 1,5 milliard d'euros, selon nos confrères de Politico. Microsoft prospecterait notamment auprès de cinq régions : Les Hauts-de-France, la Normandie, la Bretagne, l'Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine. Avec ces discussions, Microsoft cherche particulièrement à obtenir un soutien politique en vue d'engager des discussions avec les communes susceptibles de correspondre aux besoins de ses centres de données et d'obtenir les permis de construire. Renseignement pris auprès de Nîmes Métropole, aucun contact concret n'existe avec Microsoft, mais « nous avons un très grand projet de data center sur Magna Porta qui sera annoncé prochainement. » Est-ce Microsoft ou un autre acteur du numérique mondial ? Le suspense est entier…

L'Aïd à Marrakech pour Christophe Pio. À Objectif Gard, on connaît l'amour de l'élu nîmois pour le Maroc. Christophe Pio est parti le mardi 9 avril à Marrakech fêter l'Aïd, la fête musulmane qui met fin à un mois de jeûne, communément appelé « Ramadan ». Si Christophe Pio n'a pas eu le courage de se priver de ses mets préférés, il a, en revanche, bien profité de l'ambiance marocaine. Et ce n'est pas tout : le Nîmois aurait pu croiser sur la place Jemaa El Fna un autre Nîmois : le responsable des commerçants des Halles, Vincent Vergne, avec qui l'édile a entretenu des relations orageuses. « Ça va mieux avec Vincent, on a mis les egos de côté. » La magie de l'Aïd...

Un élu nîmois ouvre un snack. Halim Belhaj a plusieurs talents. En tant qu'élu municipal, le Nîmois s'occupe de la délégation vie associative, du bénévolat, mais aussi des sports dans les quartiers scolaires et universitaires. Avant sa vie d'élu, Halim Belhaj avait plusieurs commerces, notamment des boulangeries. L'entrepreneur veut aujourd'hui se refaire : il compte ouvrir très prochainement un snack à Laennec, en bas de l'hôpital de Nîmes. Qui sait, peut-être que le maire de Nîmes et président du conseil de surveillance du CHU, Jean-Paul Fournier, pourrait s'arrêter prendre un casse-croûte avec son fidèle conseiller, Gérardo Marzo...

Pas sur la même ligne. Malgré le départ du directeur de l'aéroport de Nîmes, Franck Proust, le président de Nîmes Métropole continue à faire du site aéroportuaire nîmois l'une de ses priorités économiques. Lors d'un dernier échange avec l'opérateur Edeis, chargé de la structure, les équipes ont proposé plusieurs destinations. Spécialement celle vers l'Algérie. Refus catégorique de la métropole qui cherche à ouvrir des lignes en priorité vers l'Europe du Sud. « Le président veut absolument des destinations qui vont permettre surtout d'attirer du tourisme à Nîmes et pas l'inverse », explique un élu communautaire. Selon nos informations, l'état-major d'Edeis est sur le pont pour répondre au cahier des charges rapidement. « Plusieurs pistes sont à l'étude. On devrait en savoir plus rapidement. »

Mai à vélo, davantage à Nîmes. L'opération nationale Mai à vélo lance sa quatrième édition du 1ᵉʳ au 31 mai 2024 avec de nombreuses initiatives cyclables organisées partout en France. Initié en 2020 et soutenu par le ministère de la Transition écologique, Mai à vélo a pour vocation d'encourager petits et grands à la pratique du vélo et de faire découvrir ou redécouvrir, de façon ludique, les nombreux avantages de la bicyclette. Cette fête du vélo passera par le territoire de Nîmes Métropole qui est aussi partenaire de l'évènement depuis l'an dernier. Encore plus cette année où l'Agglo nîmoise a été sollicitée par l'organisation nationale afin de mettre en valeur les 40 évènements gratuits proposés, notamment des initiations, des balades et des boucles cyclo à la découverte du patrimoine de l'agglo. On nous souffle que le président Proust devrait une nouvelle fois enfourcher le sien dans les rues nîmoises pour encourager ces initiatives...

Pas de rappel. Fini le barnum de la première chaine d'Europe. Les belles images le samedi soir de Nîmes sur TF1. Les arènes rouges pour célébrer la fête de la musique. La ville de Nîmes vient d'annoncer l'annulation de la Chanson de l'année dans l'amphithéâtre nîmois en 2024. Difficile de connaître précisément les raisons, même si la question autour de la date a circulé. Selon nos informations, c'est une histoire de gros sous qui s'est jouée aussi. Alors que la Ville de Nîmes débloquait ces dernières années un billet de 100 000 euros, TF1 a été plus gourmande. Et a réclamé au dernier moment le triple. Pour faire avaler la pilule, la proposition d'un concert dans le cadre de la tournée de la Star Academy était dans les tuyaux. Finalement, les négociations jusqu'à la dernière minute n'ont pas abouti. TF1 repart donc sur les routes de France rechercher un nouveau point de chute. Même s'il se murmure que cette année, la Chanson de l'année pourrait se tourner dans un simple studio TV parisien...

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