C’est parti ! Ce mois de janvier est décisif. Tous les candidats sont désormais connus à Nîmes. Ils sont sur la ligne de départ et tous espèrent devenir le prochain maire. Oui, mais rien ne sera aussi simple que chaque camp l’a imaginé. Du côté du Rassemblement national, à défaut d’avoir convaincu Franck Proust, ils n’ont plus le choix. Avec peu d’enthousiasme, ils se lancent dans la bataille. Et comme la motivation n’a pas l’air au rendez-vous, il fallait bien trois députés pour trouver du carburant. Pour l’union de la gauche autour de Vincent Bouget, la campagne se déroule comme elle a été écrite il y a plus d’un an maintenant. Tout semble conforme aux exigences. Le message d’apaisement, la stratégie de câlinothérapie a opéré. Reste maintenant à convaincre les Nîmois que le programme proposé sera à la hauteur des espérances. Et ne pas faire d’erreur sur le parcours. Une sortie de route est si vite arrivée… Au centre, Valérie Rouverand n’a plus que les yeux pour pleurer. Et à Paris, pas sûr que Gabriel Attal et les équipes de Renaissance soient heureux d’apprendre que leur championne est reléguée en deuxième division. Pardon, position. L’ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron regrette sûrement de ne pas avoir écouté son allié Édouard Philippe qui a su entrevoir un peu plus finement les enjeux des municipales à Nîmes. Julien Plantier, par contre, est aux anges. Il a de quoi. Il a réussi le tour de force de faire oublier son atterrissage raté aux côtés des héritiers de Jean-Paul Fournier. Après avoir fait l’union en quelques jours, le voici propulsé en alternative crédible entre la droite et la gauche. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ? Enfin, pour Franck Proust, tout semble se dérouler comme sur des roulettes. Son équipe de campagne a pris une vitesse de croisière, ses propositions font parler dans la ville et il agrège autour de lui plusieurs personnalités bien connues comme David Tebib. Trois autres noms seront annoncés dans le courant de la semaine prochaine, dont un acteur bien connu qui devrait faire sacrément parler dans le mundillo politique. Enfin, La France insoumise parait aussi décidée à jouer sa partition à Nîmes. Le député Manuel Bompard n’est pas venu pour rien hier dans la capitale du Gard. Les Insoumis ont bien l’intention, à la fois d’imprimer leur présence sur le terrain et d’offrir une solution aux déçus des communistes et des socialistes, déjà en responsabilité au Conseil départemental du Gard. Vincent Bouget le sait bien. C’est probablement sa principale épine dans le pied : difficile de promettre des miracles quand on a déjà la capacité de changer la vie des gens. LFI va en jouer à coup sûr. Sur des thématiques clivantes et avec un discours plus radical à gauche, Pascal Dupretz, la tête de liste, peut créer les conditions d’une dynamique municipale. Il sera difficile de l'emporter, très certainement. Mais rien ne dit qu’il n’entrera pas en tant qu’élu d’opposition au prochain conseil municipal si sa liste a la capacité de se maintenir entre les deux tours. C’est sûrement la stratégie finale de Jean-Luc Mélenchon partout en France : lui donner plus de force à l’occasion de la présidentielle dans un an…
Nîmes olympique : clash en coulisse. Selon nos informations, il y a de la tension dans l’air en coulisse entre l’entraîneur du Nîmes Olympique Mickaël Gas et le directeur sportif Anthony Dupré. Cette semaine, après l’entrainement, devant l’ensemble des joueurs de l’équipe première et son président Thierry Cenatiempo, les deux hommes ont eu un vif échange. Après un début de saison positif, l’omniprésent directeur sportif aurait obtenu d’avoir le dernier mot pour choisir les joueurs composants l’équipe première. Le coach, dépossédé de son travail, et ne voulant pas assumer les choix d’un autre, aurait donné l’information à l’ensemble du groupe lors de l’entraînement, précédent le déplacement à Istres. On a vu le résultat hier soir avec une nouvelle défaite… Est-ce qu’une sortie de crise est possible ? Il est urgent en tout cas de ne pas renouveler une prestation aussi médiocre que celle d’hier soir avec des Nîmois méconnaissables. Avant la réception de Rumilly samedi prochain, il serait utile que chacun retrouve la raison… Et les filets adverses pour assurer un espoir de monter en National, nouvelle division 3 professionnelle la saison prochaine…
Enfin, un vrai sondage. Mardi soir, Julien Plantier et Valérie Rouverand tremblaient à l’approche de l’arrivée du sondage interne réalisé auprès d’Opinion Way. Enfin, un vrai sondage ! Ils n’ont pas été déçus. Les résultats ont donné une avance à l’ex-premier adjoint de Jean-Paul Fournier face à la présidente de Renaissance dans le Gard. Comme il s’y était engagé, les deux Nîmois ont respecté l’accord. Et c’est donc Julien Plantier qui sera la tête de liste. Mais cela, vous le saviez certainement déjà. C’est la suite, en revanche, qui est bien entendu très intéressante. Car les équipes de campagne ne se sont pas contentées de sonder la notoriété et la popularité, elles ont fait des hypothèses de premier et de deuxième tour avec le sondeur. Et les résultats sont riches d’enseignement. Ce sondage, qui n’est pas destiné à une publication officielle, ne nous permet pas de vous le révéler dans les détails. On peut toutefois dire que les deux personnalités auraient mieux fait de garder leur argent. Car les sept prochaines semaines risquent d’être longues. Il semble évident que les Nîmois n’en ont pas marre des héritiers de Jean-Paul Fournier. Bien au contraire. Et voient aussi d’un bon œil le rassemblement de la gauche. Qu’est-ce qui permettra de faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre ? La poursuite de la dynamique de campagne, la personnalité de la tête de liste et un programme crédible. C’est aussi vraisemblablement la capacité du Rassemblement national à convaincre son électorat naturel de ne pas choisir en vote utile la droite sortante. Et La France insoumise à déployer son équipe sur le terrain pour franchir le mur médiatique. Enfin, pour revenir aux commanditaires du sondage, à accepter les règles du jeu politique : quand ce n’est pas ton heure, il vaut toujours mieux accepter de se ranger avec les gagnants avant qu’il ne soit trop tard…
Paroles, paroles, paroles... « C’est une catastrophe ! Je suis sonné. Je n’aurais jamais cru que Franck Proust aurait un écart aussi favorable par rapport à nous ». Ces mots viennent d’une personnalité bien connue à Nîmes qui aurait préféré sortir le champagne et les petits fours mardi soir. Il a tout rangé au placard et a compris que la suite serait très compliquée… En effet, l’enjeu des élections municipales à Nîmes réside dans la capacité de la droite et du centre à conserver le pouvoir. Et aujourd’hui, Julien Plantier et Valérie Rouverand n’ont jamais été aussi loin de cette possibilité. « Il reste sept semaines, on peut renverser la vapeur », assure un colistier de Plantier. « Julien va tout donner. Hors de question de tout perdre ». Sauf que la question déjà sur la table concerne le comportement politique pour le second tour ? « Il a juré les yeux dans les yeux à Franck Proust qu’il se désisterait face à la menace communiste ou d’extrême-droite », pense savoir un membre du Colisée. « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Julien Plantier ne se désistera pas, sinon, c’est la fin de sa carrière politique pour sept ans », est sûr de lui un autre acteur politique. « Alors, il faut qu’il se prépare à vendre sa maison et partir travailler ailleurs, car les Nîmois ne lui pardonneront pas cette trahison ultime. » Reste la possibilité de se rabibocher avant le premier tour pour éviter ce scénario catastrophe ?
Sanchez fait l'unanimité... contre lui. Hier samedi, le RN a présenté sa tête de liste dans le palace nîmois de la Maison Albar-Impérator. Déjà les dorures comme signal alors que le pouvoir est encore loin… Peut-être un clin d’œil à Marine Le Pen sur les bancs de la cour d’appel à Paris pour son procès dans l’affaire des assistants parlementaires européens ? Pour rappel, le préjudice de détournement de fonds publics a été évalué par le tribunal à plus de 4 millions d’euros. Personne n’en a parlé hier lors de la conférence de presse… Julien Sanchez est donc le candidat. On a retenu qu’il allait casser la baraque et mettre à terre la droite sortante pour battre les communistes. « Ce sont des rigolos. Il y a une semaine, ils voulaient partir avec Franck Proust. Ils vont se ramasser, ils ne connaissent rien du quotidien des Nîmois », est persuadé un soutien de Julien Plantier. Un autre de l’équipe de Proust rajoute : « Ce matin, je pense aux Beaucarois. Et je repense surtout aux mots de Julien Sanchez au moment de son départ pour l’Europe. Il se disait alors maire disponible, animé d’un engagement viscéral pour sa ville, jurant fidélité à son territoire. Aujourd’hui, le voilà candidat à Nîmes. Alors une question s’impose : vos pleurs étaient-ils des larmes de crocodile, Monsieur Sanchez ? » Enfin, parce que les réactions ont été nombreuses (et préparées finalement depuis longtemps) : « On ne peut pas prétendre défendre le local, dénoncer le « système » et dans le même temps en adopter toutes les pires méthodes : le parachutage, l’opportunisme, le mépris des réalités locales. Nîmes mérite mieux. » Nîmes en mieux ? Cela nous rappelle quelque chose…
Les Halles retoquées. Mauvaise nouvelle pour les étaliers des Halles. Alors qu’ils espéraient, dans le cadre du grand projet de rénovation des Halles, bénéficier d’une prolongation quasi-automatique des baux, le préfet du Gard vient de retoquer le projet. Il n’est pas conforme à la libre concurrence et au marché public. Retour donc à la case départ pour Franck Proust. Ses équipes rassurent : « Nous avons un conseil municipal du 7 février prochain. Franck Proust aurait pu jouer la carte d’une délibération votée annulée après les élections municipales. Il a préféré faire preuve de transparence et d’honnêteté en sollicitant l’avis du préfet avant. » Désormais, c’est l’avocat de la Ville et celui des étaliers des Halles qui travaillent à une nouvelle proposition juridique afin de déterminer les conditions de ces prolongations. Vu le minutage, impossible de savoir si tout sera prêt pour le dernier conseil municipal de cette mandature…
Qui en vœux ? Mardi prochain aura lieu l'inauguration du site Hoche de Nîmes Université en même temps que les vœux du président. En pareille circonstance, les partenaires sont invités. Ainsi que les collectivités du territoire. Les maires et présidents sont donc au rendez-vous. Mais pas cette fois. En période électorale, à Nîmes, il va surtout y avoir un embouteillage de candidats. Franck Proust représentera la Ville en tant que premier adjoint. Vincent Bouget représentera la présidente du Conseil départemental du Gard. Et Amal Couvreur, en tant que conseillère régionale, la présidente de la Région Occitanie. Reste à savoir si l’Europe a participé aux financements des aménagements nouveaux de cette université pour y voir se pointer Julien Sanchez. Sinon, il pourra compter sur ses deux collistiers, Yoann Gillet et Sylvie Josserand. Le trio ne forme plus qu’un désormais. Au moins jusqu’au 22 mars prochain…
Une pointure. Après David Tebib, une nouvelle belle prise pour Franck Proust avec l’arrivée sur sa liste de Jean-Olivier Arnaud. Ancien directeur général du CHU de Nîmes, il a aussi été à la tête des centres hospitaliers universitaires de Lille et Marseille. Aujourd’hui, président de la Société Française d’Histoire des Hôpitaux et du Fonds de dotation du CHU de Nîmes. Il a décidé de s’engager aux côtés du candidat successeur de Jean-Paul Fournier pour apporter son expertise sur le domaine de la santé. Alors que Nîmes souffre d’un manque de médecins, il va offrir une vision et un projet avec Franck Proust. Son objectif est de coordonner l’ensemble des disciplines médicales notamment sur les spécialités sur lesquelles les Nîmois galèrent pour obtenir des rendez-vous rapidement. « Loin des belles paroles de Vincent Bouget ou du discours alarmiste de Sanchez, Jean-Olivier Arnaud incarne la garantie que veut offrir Franck Proust pour apporter des solutions concrètes pour les 10 prochaines années », explique un supporteur du candidat de la droite.
Xavier Douais prend du galon. Il a été nommé cette semaine directeur de campagne de Julien Plantier, tête de liste Renaissance pour les élections municipales à Nîmes. « Xavier Douais a fait du bon travail au tourisme pendant le mandat. Et durant la pré-campagne, il a été investi comme personne. C’est une juste récompense », explique l’entourage de Julien Plantier. Y aura-t-il une direction de campagne bicéphale ? Pas de réponse à ce stade… Comme Valérie Rouverand avait assuré que toute la campagne se ferait à deux… « Elle sera en duo avec Xavier Douais, probablement pour assurer la direction de la campagne », pense savoir un acteur proche de l’équipe. Ce ne sont plus des couleuvres qu’elle avale, mais des boas !
Un peu Marseillais le Pastor ? Lors de la conférence de presse cette semaine pour l’annonce des prochaines Journées romaines à Nîmes, Frédéric Pastor, adjoint aux Festivités, a annoncé publiquement « près de 400 000 personnes en trois jours ». Un chiffre qui a fait s’étouffer ses anciens collègues de la majorité municipale. « Les bilans officiels plafonnaient autour de 100 000 visiteurs en 2023. En 2025, aucun total global n’a même été communiqué. C’est donc clairement une manipulation des chiffres… » Et un proche de Plantier de rappeler : « Faire de la politique autrement, c’est refuser les chiffres gonflés, parler vrai et respecter l’intelligence des Nîmois. » C’est dit !
Pour Katy Guyot, c'est au diable Vauvert ! Comme indiqué ici même la semaine dernière, à Vauvert, les municipales devraient promettre un affrontement entre le maire sortant Jean Denat et le député RN de la 2ᵉ circonscription du Gard Nicolas Meizonnet. Tout en espérant que la campagne soit bien plus digne que celle de 2020 où tout cela a fini devant les tribunaux. Pour ce nouveau mandat espéré, le maire socialiste sortant a décidé de choisir une nouvelle première adjointe. C’est Magali Nissart, actuellement adjointe à l’Éducation. Dans la commune, tout le monde se demande pourquoi Katy Guyot ne repartait pas. « Elle veut se consacrer davantage à sa vie personnelle, elle a déjà beaucoup donné en politique », explique un proche de Jean Denat. « C’est faux. Elle est amère au contraire. Il avait promis de lui laisser le pouvoir et, finalement, il n’a pas tenu sa promesse », explique une source proche de la conseillère régionale. « Elle a perdu les législatives à chaque fois, elle ne fait pas le poids face au RN. À part Jean Denat, personne ne peut les gagner. » On verra si cette prédiction se confirme le 15 ou le 22 mars prochain…
La prometteuse Fortunat-Deschamps... Depuis plusieurs mois, les rumeurs laissaient entendre que le sénateur Denis Bouad passerait la main. Fini le fauteuil du palais du Luxembourg. Il n’en est rien. Le socialiste a décidé d’y retourner pour un nouveau mandat selon nos informations. Au grand dam de plusieurs acteurs départementaux, notamment Alexandre Pissas, le maire de Tresques et patron des pompiers dans le Gard. Mais qui sera son numéro deux ? Impossible de le savoir avant les municipales, même si un nom revient avec insistance : Pascale Fortunat-Deschamps, maire de Vergèze et vice-présidente au Conseil départemental du Gard. « Elle a fait un super boulot au Département comme dans sa commune. Elle est la femme politique d’avenir pour le territoire du Gard. Mais rien n’est fait. D’autant qu’elle pourrait peut-être prétendre dans deux ans au poste de présidente du Conseil départemental », explique l’un de ses soutiens. « La décision est nationale, il faut faire de la place à nos partenaires et Pascale Fortunat-Deschamps n'a pas sa carte au PS. Tout cela semble donc compliqué à imaginer », nous glisse un proche du sénateur socialiste. À suivre...
L’invité surprise. Le maire de Tresques, Alexandre Pissas, vieux routier de la politique locale, a un certain sens du timing. Ainsi, ce vendredi, alors que Michel Cegielski, candidat aux municipales à Bagnols, tenait une conférence de presse à son local de campagne, le socialiste a passé une tête au moment où le candidat était en train d’affirmer qu’il ne conduisait « pas une liste socialiste », même si le socialiste Sylvain Hille est pressenti pour le rejoindre. « C’est imprévu », glissera Michel Cegielski pour qualifier la visite d’Alexandre Pissas, ce à quoi l'intéressé répondra ; « Tu m’avais invité. » Un nouveau concept : l’invitation imprévue, seulement à Bagnols.
Ça recrute chez les pompiers. C’est par un courrier aux membres du Conseil d'administration du SDIS que le président Alexandre Pissas a annoncé la nouvelle : il continue à recruter ! Après la nomination du colonel Sébastien Paletti pour occuper les fonctions de directeur courant du mois de février 2026, un prochain renfort est prévu en tant qu’adjoint. « Je me suis entretenu avec le préfet, Julien Marion, directeur de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, sur la situation actuelle de notre SDIS. Je lui ai expliqué que l'arrivée prochaine du directeur ne suffirait pas, à mon sens, à faire repartir le service dans une voie de stabilisation, de sérénité et d'efficacité », explique dans le courrier Pissas. « Il me semblait nécessaire, comme l'ont exprimé d'ailleurs à plusieurs reprises les organisations syndicales, d'envisager au plus vite la nomination d'un directeur adjoint pour pourvoir au départ du Colonel Carret. » L'avis de vacance de poste de directeur départemental adjoint est disponible. Place aux candidatures…
Le Club, la quotidienne. Demain lundi, c'est le retour de votre émission TV en direct sur Objectif Gard et toutes les plateformes sociales. Chaque soir à 18 heures, rendez-vous pour 30 minutes d'informations en direct. Du débat et un invité chaque soir. Pour démarrer cette année 2026, c'est Julien Plantier qui sera avec nous. Des annonces à prévoir ? Mardi, place à la tête de liste de La France insoumise, Pascal Dupretz. Enfin, mercredi, l'ancien président de Nîmes métropole, référent départemental d'Horizons Yvan Lachaud sera notre invité. L'occasion de connaître son avis sur les municipales à Nîmes maintenant que tous les candidats sont déclarés. Bande-annonce vidéo :