Publié il y a 1 h - Mise à jour le 05.03.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 226 fois

ÉDITORIAL Le Stade des Costières n'a pas dit son dernier mot

Stade des Costières.

- Photo : Objectif Gard

Le futur des Crocos et des Costières s’impose dans la campagne municipale.

À Nîmes, on parle beaucoup du Nîmes Olympique. Mais ceux qui agissent réellement ne sont pas si nombreux. Le collectif « Sauvons Nîmes Olympique » fait partie de ces rares groupes de citoyens qui ont décidé de ne pas rester spectateurs. Depuis plusieurs mois, ses membres tentent de peser dans le débat sur l’avenir des Crocos. Non pas en donnant des leçons, mais en proposant des idées et en sollicitant l’avis du public. Dernière initiative en date : un sondage en ligne pour savoir dans quel stade les Nîmois souhaitent se rendre le week-end pour voir leur équipe évoluer. En moyenne, 700 personnes ont répondu. Certains diront que c’est peu pour une ville de 150 000 habitants. C’est vrai. Et lorsque l’on apprend que seule la moitié des répondants vivent à Nîmes ou dans son agglomération, on pourrait presque relativiser davantage encore. Mais réduire cette consultation à un simple chiffre serait passer à côté de l’essentiel. Car derrière ces quelques centaines de réponses se cache une réalité bien plus large : les Nîmois se sentent toujours concernés par leur club. Et la tendance qui se dégage est claire : le stade des Costières reste dans les têtes et dans les cœurs. L’enceinte historique conserve un poids symbolique que ni le temps ni les difficultés sportives n’ont réussi à effacer. Cette position est d’ailleurs partagée par une grande partie des candidats à la mairie de Nîmes. Tous… sauf Franck Proust, du moins jusqu’à récemment. Le premier adjoint de Jean-Paul Fournier et président de Nîmes métropole avait jusque-là privilégié la solution des Antonins, stade que la Ville vient de racheter pour plusieurs millions d’euros. Mais à mesure que la campagne municipale s’intensifie, la position évolue. Désormais, le candidat propose un référendum d’initiative locale pour trancher la question s’il est reconduit à la mairie. Une évolution qui traduit bien une réalité : au-delà des considérations budgétaires, urbanistiques ou sportives, l’attachement populaire au Nîmes Olympique reste très fort à Nîmes. Depuis la fin de l’ère Assaf, le club tente d’écrire une nouvelle histoire. Certes en National 2, loin des projecteurs de la Ligue 1. Mais le football nîmois n’a jamais vraiment disparu. Une montée en fin de saison pourrait d’ailleurs redistribuer les cartes et redonner un autre regard à ce débat sur le stade. En attendant, une chose demeure certaine : dans l’imaginaire collectif nîmois, les Costières restent bien plus qu’un simple stade. Et parfois, en football comme en politique, ce sont justement ces symboles qui finissent par décider de l’avenir.

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Abdel Samari

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