Publié il y a 1 h - Mise à jour le 16.01.2026 - Propos recueillis par Norman Jardin - 4 min  - vu 338 fois

NÎMES OLYMPIQUE Matthieu Chemin : « Je ne garde pas un bon souvenir du stade des Costières »

Matthieu Chemin, la nouvel entraîneur de la réserve de Nîmes Olympique. 

- Photo : Norman Jardin.

L’ancien défenseur central est arrivé à Nîmes pendant la trêve pour remplacer Nicolas Bovetto à la tête de l’équipe réserve du NO. Marqué par son passage au FC Nantes, le technicien a pour mission de maintenir l’équipe en Régional 1 avant de viser plus haut.

Objectif Gard : Pour quelle raison avez-vous accepté de venir à Nîmes et de prendre en main l’équipe réserve qui est en difficulté en R1 ?

Matthieu Chemin : C’est un club historique. J’avais bien aimé la ferveur. On voit que le foot a une place importante. Je connais Anthony Dupré et il y a quelques mois, je lui ai dit que je voulais revenir dans le football, mais sans penser à Nîmes. Je ne voulais juste pas retourner dans une galère.

Quelle est votre expérience d’entraineur ?

J’ai eu les U17 et U19 du FC Nantes en tant qu’adjoint, les U17 et la réserve de Libourne. En Gironde, j’étais responsable des jeunes et adjoint sur le N3. C’était une année difficile après une brouille avec le président.

Et votre parcours de footballeur ?

Je suis arrivée au FC Nantes à l’âge de 10 ans et j’y ai fait toutes mes classes jusqu’à 21 ans. Mais je n’ai aucune apparition avec le groupe pro. J’ai ensuite passé un an à Aurillac, puis deux ans à Libourne et six ans à Luçon, avec qui je suis montée en National avant que je signe en Ligue 2, à Orléans, où le coach était Didier Ollé-Nicole. S’en sont suivies deux années aux Herbiers et j’ai arrêté avec l’arrivée du Covid. J’ai commencé milieu défensif et j’ai fini défenseur central. Nantes est mon club, mais j’ai passé des bons moments à Luçon.

Quel objectif le club vous a-t-il fixé ?

C’est une année de transition et on doit maintenir l’équipe de R1. L’année prochaine, on sera dans de meilleures dispositions.

Quels enseignements tirez-vous de vos premiers jours à Nîmes ?

C’est la première fois que je remplace un entraîneur à la trêve. Ce n’est pas la meilleure disposition pour arriver dans une équipe, mais ça se fait naturellement. On a un groupe très jeune et il faut qu’il prenne de la maturité très rapidement. Je ne juge pas les erreurs techniques, mais je suis très attaché aux intentions.

« J’ai toujours cet ADN du jeu à la Nantaise »

Que vous a-t-il manqué pour franchir le cap et vous imposer avec les pros du FC Nantes ?

J’étais un joueur du club et on me disait tellement que je représentais l’avenir et que j’allais devenir pro. Je me voyais faire toute ma carrière là-bas. Mais il y a des entraîneurs à qui on plait et d'autres à qui on ne plait pas. J’ai été mis sur le côté et je suis parti.

Qui sont les Canaris que vous avez côtoyés au centre de formation de Nantes ?

Il y a Dimitri Payet, Frédéric Sammaritano, Mohamed Larbi, Lassana Diarra et, à Luçon, j’ai connu Ludovic Ajorque.

L’entraîneur que vous êtes est-il marqué par le fameux jeu à la Nantaise ?

Ça m’a toujours parlé. J’ai toujours cet ADN du jeu à la Nantaise avec le mouvement, la touche de balle limitée. Mais en arrivant dans un projet où je ne connais pas encore les joueurs, c’est compliqué de mettre sa pâte en six mois. Un entraîneur devrait avoir trois ans pour mettre son équipe en place.

« Quand on est jeune on se laisse vite aller  »

Quelle sera votre méthode pour redonner confiance à une équipe en difficulté ?

Il faut leur dire qu’ils ont des qualités, sans pour autant les caresser dans le sens du poil. Quand on est jeune, on se laisse vite aller. Il faut mettre beaucoup d’intensité et leur faire comprendre les choses rapidement en étant un peu dur de temps en temps.

Allez-vous établir une connexion avec Mickaël Gas et l’équipe première ?

On travaille sur les principes qu’utilise Mickael en N2 et de la façon dont je peux les mettre en place avec mon équipe. C’est important qu’il puisse assimiler le jeu de l’équipe première au cas où ils seraient appelés.

Quand on est entraîneur d’une réserve, l’important est le résultat sportif ou de former les jeunes joueurs à être des futurs professionnels ?

La formation est plus importante, mais, vu la situation, ce sont les résultats qui vont passer en priorité.

« J’aime être proche des joueurs »

Quel style d’entraîneur êtes-vous ?

J’aime être proche des joueurs, tout en mettant une distance. J’aime quand il y a une bonne ambiance à l’entraînement. Mais une fois sur le terrain, il faut être concentré sur le jeu.

Vous criez beaucoup ?

Ça peut m’arriver en effet.

« Il faut que l’on s’adapte aux nouvelles mentalités »

Vous êtes un jeune entraîneur (39 ans), cela facilite-t-il la communication avec vos joueurs ?

Oui, parce que je les comprends. Je suis encore un peu jeune dans ma tête. Je connais cette génération, j’ai des neveux de cet âge. Il faut que l’on s’adapte aux nouvelles mentalités en leur inculquant ce que l’on a appris.

Quel souvenir gardez-vous de votre venue à Nîmes en tant que joueur ?

Je ne garde pas un bon souvenir du stade des Costières. Nous avions perdu 3-0. Il faut dire qu’en face, il y avait Savanier, Thioub, Ripart, Allioui, Fabre, Briançon et Michel.

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