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PORTRAIT DU DIMANCHE : CLAUDE PELET, LA NOUVELLE PLUME DE SASMIRA

Il aura fallu attendre le tome 2 de la bande dessinée « Sasmira – La fausse note » pour découvrir le trait du Lunelois de 46 ans, Claude Pelet. Et pourtant, l’homme aux cheveux longs et au sourire facile, a « toujours vécu pour le dessin. »

À 16 ans, Claude Pelet intègre l’école des Beaux-Arts à Nîmes. Deux ans plus tard, soit en 1983,  il en sort « un peu désabusé », le conventionnel, ce n’est pas pour lui. Mais le jeune homme tout juste majeur, ne jette pas ses crayons et ses pinceaux pour autant. Il fera « des dessins alimentaires » sur les vitrines des commerces pour les Fêtes de Noël, mais aussi des publicités pour des entités locales, des affiches etc… « Je faisais ça pour me nourrir car je n’avais pas encore de projet bien défini. »

C’est en 1988, que le dessinateur décide de tourner la page. Il va travailler d’arrache-pied, pour exercer sa patte sur des œuvres telles que « Vieux motards que jamais » (1990), « Le petit prince Quentin » (2002), « Le Gard dans l’Histoire » (2004), « L’Aude dans l’histoire » (2005), « À la recherche des saveurs perdues » (2007).

En septembre 2006, Claude Pelet se décide à participer à un festival de bande dessinée à Vabres. « Si je ne l’ai pas fait avant, c’est parce que je trouvais que ce n’était pas intéressant de participer à un festival sans avoir de projet à présenter« , confie le dessinateur. Et on peut dire qu’il a bien fait de s’y présenter à ce festival de Vabres en 2006, car c’est là, qu’il rencontrera l’illustre Régis Loisel, le dessinateur entre autres de la « Quête de l’oiseau du temps », ami intime de Laurent Vicomte, créateur de « Sasmira » qui, cette année-là recherche un assistant. « Régis Loisel m’a présenté Laurent Vicomte qui a demandé à voir mon travail. »

C’est ainsi que Claude Pelet devient l’assistant de Laurent Vicomte pour l’aider à achever le deuxième tome de « Sasmira ». « Au départ je devais l’aider pour l’ancrage du décor. » Oui mais voilà, Laurent Vicomte, qui a mis 10 ans pour donner une suite au tome 1 de « Sasmira », décide de confier ce projet du tome 2 à Claude Pelet. Ce dernier hésite. « J’étais un lecteur de cette BD. Audépart je ne voulais pas travailler sur Sasmira, c’était un énorme challenge, je me demandais si j’étais à la hauteur, si j’étais de pouvoir reprendre la BD« . Et puis, finalement, le dessinateur lunelois accepte. « Il voulait que ça m’appartienne, mais je voulais tout de même rester proche de son trait. J’ai donc fouillé ses dessins, scruté son oeuvre pour ne pas que le lecteur soit choqué par le changement de dessinateur. J’ai ressenti ses dessins et je me suis inspiré de l’énergie de ses traits. »

Quatre années de travail, des discussions, des engueulades, des moments d’affection plus tard, Claude Pelet se retrouve face à son public, à l’occasion d’une séance de dédicaces pour la sortie du tome 2 de « Sasmira ». À 46 ans, la carrière du dessinateur est lancée. Et des projets, il en a maintenant. Tout d’abord, il devrait signer les tomes 3, 4, 5 de « Sasmira », mais les dates de sorties n’ont pas encore été révélées.

Au mois de février, sortira la bande dessinée « Balade au bout du monde ». Et puis en avril, ce sera au tour du tome 1 (sur 5) du « Destin des Algo-Berang »dont le scénario est signé Jean-Blaise Djian. « Et puis, je suis il y aura peut-être un travail en 3D de prévu mais je ne peux pas en dire plus. » Affaire à suivre donc.

 

 

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