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NÎMES : CONTRÔLES EN MASSE, LES POLICIERS S’EMPARENT DU TERRITOIRE

Les automobilistes ont eu la surprise, hier vers 19 heures, de rencontrer une horde de policiers sur leur route boulevard Salvador Allende. 46 agents de la police municipale et nationale, la brigade anti-criminalité (BAC) et la brigade de recherche et d'intervention (BRI) ont procédé à un contrôle routier de masse. Un dispositif exceptionnel afin de lutter contre la délinquance : consommation et trafic de stupéfiants, alcool au volant et recel. "C'est un dispositif que nous testons pour la première fois dans le Gard. L'ampleur de l'opération, en nombre de fonctionnaires, est en effet une nouveauté. Pourquoi Nîmes ? Cela dépend de la taille de l'agglomération. On peut imaginer une même opération à Alès par exemple. Ce contrôle permet une certaine visibilité de la police sur le terrain, de créer un effet de surprise et de partir à la pêche aux délinquants", lance Thierry Laurent, Directeur de cabinet du préfet du Gard, présent au point de contrôle.

Il est 19 heures donc, lorsque les agents de police, tous titres confondus, se mettent en place. Les voitures, contraintes d'emprunter une déviation, défilent devant les policiers qui lampe à la main tentent de repérer des éléments suspects. En moyenne, un automobiliste sur trois est invité à se ranger sur le côté pour procéder à un contrôle. "Ce sont aux policiers de juger si telle ou telle personne doit être contrôlée. Plusieurs critères entrent en compte comme par exemple l'attitude de l'automobiliste. Et puis, l'expérience du policier y joue beaucoup, précise Yannick Janas, directeur départemental de la sécurité publique du Gard, avant d'ajouter en direction de ses agents, "je veux du rythme et de la cadence et surtout, malgré le froid et la fatigue, restez concentrés, on ne sait pas sur qui on peut tomber." Du rythme et de la cadence, à la fois, pour ne pas bloquer la circulation, mais aussi pour procéder à un maximum de contrôles et ainsi, on le comprend très facilement, à un maximum d'interpellations.

Une fois les automobilistes rangés sur le bas côté, c'est la routine d'un contrôle dit classique. "Police nationale, bonsoir, vos papiers s'il vous plaît." Oui mais voilà, certains sont dans l'incapacité de répondre favorablement à cette requête. Pas d'assurance, pas de permis, il ne faudra pas longtemps aux policiers pour procéder à l'immobilisation d'un véhicule puis à sa mise en fourrière tandis que le propriétaire et son passager sont conduits au commissariat. Et puis, il y a des automobilistes qui ont vu un chien policier passer au flaire leur véhicule à la recherche de stupéfiants. Bonne pioche à cinq reprises. D'autres ont vu leur coffre fouillé à la recherche d'objets volés.

Après être restés deux heures sur le boulevard Allende, la horde des policiers s'est dépassé sur la route de Beaucaire puis sur l'avenue Kennedy et ce jusqu'à 1 heure du matin. En tout sur ces trois points de contrôles, 310 personnes et 270 véhicules ont été contrôlés. Cinq procédures de détention de stupéfiants ont été relevées, deux concernant une conduite sous l'empire d'un état alcoolique, deux conduites sous l'emprise de stupéfiants. Une procédure de défaut d'assurance a été relevée et deux véhicules ont été conduits à la fourrière. Enfin, le radar vitesse positionné en amont du point de contrôle s'est déclenché 74 fois.

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