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LE HAVRE – NÎMES OLYMPIQUE : 1-1. Un point, c’est déjà bien !

Un match fou. Voilà ce à quoi ont assisté les 9 000 spectateurs du stade Océane. Les occasions ont été nombreuses de part et d’autre. Cette rencontre, les crocos auraient pu l’emporter mille fois. Les havrais aussi. Alors, ce point du match nul est finalement assez équitable. Il permet aux nîmois d’enchaîner enfin deux résultats positifs consécutifs. C’est une première ! On ne va donc pas être trop gourmand.

Au coup d’envoi de ce match, la pluie et un froid glacial annoncent une soirée un peu triste dans ce stade Océane flambant neuf qui, malgré les 9 000 spectateurs présents, donne une impression de vide au vu de sa capacité de 25 000 places. Pourtant, la soirée ne va pas être triste. Loin de là ! On ne s’ennuie pas. Sauf peut-être dans le premier quart d’heure, voire les vingt premières minutes où le jeu est assez équilibré. Les deux équipes s’observent sans néanmoins fermer le jeu ce qui donne un match très ouvert. Il s’ouvre encore plus à la 25eme minute quand Zargo Touré, défenseur havrais, reprend un ballon de la tête qui trompe Merville. La balle file au but mais Ogounbiyi, sur sa ligne, dégage comme il peut. Les nîmois ont eu chaud mais réagissent aussitôt sur un coup-franc de Gragnic qui passe au-dessus. Mais surtout sur une superbe frappe enveloppée de Seydou Koné, à 25 mètres, qui trouve la barre du gardien Zacharie Boucher. Le portier ne peut rien faire et regarde la balle revenir sur la tête d’Ogounbiyi, seul aux six mètres, qui la met à côté du but. Très grosse occasion pour les nîmois qui auraient pu ou dû ouvrir la marque sur ce coup-là. L’équipe de Cédric Daury, l’entraîneur havrais, ne va pas se faire prier. A la 43eme minute, sur son cinquième corner de cette première mi-temps, Mahrez trouve la tête de Yohann Rivière qui vient couper la trajectoire de la balle au premier poteau. Sa tête décroisée passe entre les défenseurs nîmois et de peu à côté du pied de Cyrille Merville. Elle finit au fond des filets. Les havrais rentrent aux vestiaires confiants et dominateurs. Ca ne va pas durer…

Seydou Koné a fait souffrir la défense havraise

Quels sont les mots utilisés par Victor Zvunka à la mi-temps ? On l’ignore. Mais, si l’on peut s’autoriser à donner un conseil au coach nîmois : il devrait les ressortir à chaque mi-temps de chaque match. Car l’entame nîmoise est parfaite. Comme Jésus multipliait les pains, les nîmois vont multiplier les occasions. Et ceux qui y voient un miracle sont de mauvaises langues. Deux minutes après la reprise, Vincent Gragnic entre dans la surface balle au pied et trouve Benezet sur sa gauche qui lui remet aussi vite. Le une-deux est parfait et Gragnic ouvre son pied droit pour inscrire son quatrième but de la saison. Cette domination des crocos va durer jusqu’à la 70eme minute environ. Et Seydou Koné va être dans tous les coups. Dos au but, il parvient à se retourner mais frappe dans les bras du gardien (52’). A la 54’, il croise sa frappe qui est repoussée du pied par Boucher. C’est encore lui et non le vent qui fait trembler les supporters havrais à la 59’ quand son tir frôle le montant du portier adverse. C’est enfin lui qui, à la 63’, donne un ballon en or à Benezet qui frappe comme elle vient. Boucher est battu mais un défenseur, dont le pied traîne par là, contre le ballon qui passe au-dessus. On peut comprendre les sifflets qui montent dans les gradins du stade Océane. Blessés dans leur orgueil, les havrais vont réagir. Une tête de Julien François repoussée par Benezet sur sa ligne réveille les normands. Pierre Bouby sauvera aussi les siens, dans les mêmes circonstances, sur une frappe de Riad Nouri. A tout moment, l’une des deux équipes peut faire la différence. Tel un match de Coupe de France, chaque action est dangereuse. Tout le monde semble prendre du plaisir et même l’arbitre qui laisse cinq minutes de temps additionnel. Cinq minutes de pure folie. Le Havre veut sa victoire, pousse, mais Aurélien Boche repousse encore un ballon sur la ligne de but de Merville. Les nîmois, eux, jouent tous les coups à fond et Gragnic oblige Zacharie Boucher à deux arrêts de grande classe. On comptera quatre grosses occasions nettes en cinq minutes d’arrêt de jeu. Ce match était fou. Les deux équipes se quittent sur un score de parité. Ce soir, le seul vainqueur a été le football.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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