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NÎMES : « Au pain de la veille », le succès du jour au lendemain

Josette et Sébastien Pérez dans leur boulangerie "Au pain de la veille"

Même pas cinq mois d’existence et Sébastien Pérez, Josette et « Bouta » ont de quoi sourire. Les trois membres fondateurs de l’enseigne « Au pain de la veille », commerce qui avait fait grand bruit au moment de son ouverture (lire notre article), multiplient les idées innovantes et sociales. Après les baguettes artisanales invendues la veille, soigneusement conservées dans des sachets afin de garder l’humidité, et revendues le lendemain à des prix défiants toute concurrence (0,40 centimes), Sébastien Pérez et son équipe proposent désormais le plat cuisiné à 1 euro !

Ce mercredi, dans la boulangerie nîmoise, les clients ont eu le droit à une barquette individuelle de 250 grammes qui contient une poêlée de légumes pomme de terre et haricots verts. « Parfois, détaille Josette qui sert les clients en même temps, on propose du poulet basquaise, du gratin de choux à la béchamel, des écrasés de pomme de terre à la noix de muscade et à l’emmental, du couscous… » De quoi mettre l’eau à la bouche. Surtout quand on apprend que les plats sont élaborés par un chef cuisinier. Mais comment la boulangerie parvient-elle à pratiquer des prix aussi bas ? Sébastien Pérez explique sa nouvelle trouvaille : « Je vais vous donner un exemple. Dans l’après-midi, on récupère dans un supermarché ou ailleurs de la viande qui se périme le soir même, à minuit. On emmène la viande dans un laboratoire de fabrication basé à Garons et elle est cuisinée avant minuit. Ce qui fait qu’on peut ensuite la proposer à la vente pendant deux-trois jours ». C’est parfaitement légal et même encouragé par les autorités qui voient là une formidable opportunité de mettre un terme au gaspillage.

les fameux plats à 1 euro. A gauche, comme souvent en fin de journée, les pâtisseries ont toutes été vendues

L’autre facette de la boulangerie, c’est la générosité qui transpire de l’action des trois fondateurs qui se sont regroupés en association. Ne leurs parlez pas de bénéfices et de profits. Eux, leur crédo, c’est le partage. Et pour le consommateur, en plus de faire une sacrée économie sur sa facture, il fait une bonne action : « Un plat acheté chez nous, c’est un plat offert à quelqu’un dans le besoin, explique Sébastien Pérez. On vend environ 125 plats par jour. On en donne exactement le même nombre aux associations ». Enfin, signe du succès, une cuisinière, un livreur et deux vendeuses sont venus renforcer l’équipe du début. Il se dit même que la boulangerie pourrait faire des petits…

Au Pain de la Veille – Boulevard Gambetta à Nîmes. Ouvert du lundi au dimanche de 7h30 à 19h (14h le dimanche)

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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