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FAIT DU JOUR. D’où vient l’argent du diocèse de Nîmes ?

Photo d'illustration. D.R/C.M
Photo d'illustration. D.R/C.M

Depuis dimanche, le diocèse de Nîmes a débuté sa campagne du "denier de l'Eglise". Une opération phare pour récolter des fonds, leurs ressources provenant essentiellement de la générosité des Gardois et nullement du Vatican. 

Une belle idée reçue. Selon le diocèse de Nîmes, le Saint-Siège ne verserait pas le moindre euro aux catholiques de France. Charge donc aux diocèses - territoire canonique d'un évêché- de chercher des ressources pour faire vivre leur culte. A Nîmes, c'est au travers de la quête (pendant la messe) ; le casuel (participation à l'entretient de la paroisse), l'organisation de baptêmes, mariages ; les legs et le fameux denier de du culte que l'Eglise entretient son patrimoine, finance ses actions et rémunère les 123 prêtres ainsi que la vingtaine d'agents administratifs "laïcs" du diocèse. Depuis dimanche, l'Eglise de Nîmes a officiellement lancé sa campagne du denier. L'opération la plus importante pour trouver de l'argent.

Aujourd'hui, il faut bien avouer que celle qu'on appelait jadis "la fille aînée de l'Eglise" a perdu de sa superbe... "Nos rentrées sont insuffisantes pour couvrir ce que nous devons couvrir", assure Bernard Fenet, l'économe du diocèse. Les dépenses de fonctionnement pour 2012 s'élèvent à 6,7 millions d'euros. On y retrouve notamment l'entretien de l'immobilier qui "coûte cher et rapporte peu" et 29 % des sorties concernent salaires des laïcs et traitements des prêtres… Les ressources, elles, sont légèrement plus faibles : 6 millions. "Heureusement,  les legs et donations exceptionnels nous ont permis de ne pas être en déficit", poursuit l'économe. Le seul problèmes, c'est que c'est "exceptionnel".

Betty DELICHERE Service diocésain de la communication ; Serge Cauvas, responsable des paroisses de Nîmes Ouest ; Monseigneur Robert Wattebled. D.R/C.M
Betty Delichere 
Service diocésain de la communication ; Serge Cauvas, responsable des paroisses de Nîmes Ouest ; Monseigneur Robert Wattebled. D.R/C.M

Dons. Malgré toutes ces incertitudes, le montant total des dons en 2013 est resté stable et ce, malgré une légère baisse du nombre d'âmes charitables :  environ 11.000. Cela s'explique par le nombre de dons, plus élevés que la moyenne nationale : à Nîmes, le don moyen est de 150 euros, soit 5,44% de plus que l'année dernière.

Alors, avec 400.000 Gardois se revendiquant de "culture" catholique et 200.000 pratiquants réguliers -assistent à la messe une fois par mois-, l'Eglise de Nîmes assure "avoir une bonne marge de progression devant elle".

Pour se faire, la communication est primordial. D'ailleurs, le diocèse rivalise d'imagination, n'hésitant pas à mettre en scène des prêtes qui, comme les Men In Black - lunettes noirs mêlée à la traditionnelle soutane - assurent leur "mission".

Internet reste "le" nouveau moyen pour récupérer des fonds. Le montant moyen d'un don via le net est d'un peu plus de 200 euros. "Je ne pensais pas que l'on pouvait faire des dons aussi important par Internet", déclare l'économe. Alors, si la crise ou le recul de l'évangélisation n'ont pas autant ébranler les finances de l'Eglise qu'on pouvait le penser, le diocèse de Nîmes a compris que "l'avenir appartient à l'Eglise qui aura les portes les plus larges".

Pour en savoir plus : http://nimes.catholique.fr/actualite/v_actu_1.php?ID=229

Coralie Mollaret

 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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