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NÎMES. La préfecture du Gard donne des éclaircissements sur la situation de la famille Manoukian

D’origine arménienne, Inna et son mari ont traversé l’Europe il y a de cela quatre ans, pour venir en France. D.R/C.M
D’origine arménienne, Inna et son mari ont traversé l’Europe il y a de cela quatre ans, pour venir en France. D.R/C.M
D’origine arménienne, Inna et son mari ont traversé l’Europe il y a de cela quatre ans, pour venir en France. D.R/C.M

Tôt ce matin, l’école primaire Léo Rousson, rue Robert Shuman à Nîmes, est devenue le théâtre d’une lutte “humanitaire“, explique Rebecca, maman de six enfants scolarisés dans l’établissent public. En cause : l’expulsion de trois familles d’origine étrangère de leur logement d’urgence, le Motel de Marguerrittes, après la fin de la trêve hivernale (1 mars à 6 heures, NDLR). Parmi les familles, Inna et ses deux enfants concentrent l’attention.

D’origine arménienne, elle et son mari de nationalité russe ont traversé l’Europe il y a de cela quatre ans, pour venir en France. Cette famille est aujourd'hui "sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français en date de 2013, confirmée par le Tribunal Administratif, et pour laquelle la famille a fait appel devant la Cour administrative d'Appel de Marseille", précise la préfecture.

Une demande d'admission exceptionnelle au séjour prochainement examinée

Ils attendent le jugement. Cela peut prendre trois ou huit mois. Alors, en novembre, l’ancien préfet du Gard Hugues Bousiges s’était engagé à loger ces personnes jusqu’à ce que la justice rende son verdict. Mais le nouveau préfet Didier Martin a procédé à l’expulsion“, regrette Ivan Carcenac, un enseignant. "La famille a fait une demande d'admission exceptionnelle au séjour qui sera prochainement examinée par les services de la préfecture du Gard", poursuit la préfecture.

Concernant l'hébergement : "la famille était précédemment hébergée par les services du Conseil Général du Gard qui ont mis fin au dispositif après avoir fait une offre d'hébergement à la mère et ses enfants dans le bassin alésien. Elle a ensuite été hébergée par le 115 au titre de la période hivernale, et c'est parce que la période hivernale a pris fin que la prise en charge de la famille par l'Etat a cessé.

Le statut de la famille, déboutée du droit d'asile, ne lui permet pas de bénéficier d'un autre type d'hébergement financé par l'Etat. Toutefois, à titre exceptionnel, l'hébergement par le 115 a été prolongé jusqu'à lundi prochain pour cette famille, et pour 8 autres, afin de permettre aux services concernés de faire un point sur le dossier".

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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