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NÎMES Violences scolaires : les professeurs du collège Condorcet poursuivent leur droit de retrait

Caillassage au collège Condorcet. Photo : Coralie Mollaret / Objectifgard.
Caillassage au collège Condorcet. Photo : Coralie Mollaret / Objectifgard.

Caillassages, insultes et bagarres… Les professeurs du collège Condorcet ont décidé ce matin de maintenir leur droit de retrait suite à leur rencontre infructueuse avec la directrice adjointe de la DASEN. 

Sept bagarres en deux jours et 1 300 incidents relevés depuis le début de l'année. C'est le triste et violent constat que livrent les professeurs du collège Condorcet, situé dans le quartier populaire de Pissevin. "Depuis hier matin après une énième bagarre, nous avons décidé d'exercer notre droit de retrait. Nous ne pouvons pas continuer à travailler dans des conditions où la sécurité n'est pas garantie", soutient Mme Thomas, professeur d'histoire-géographie.

Ce matin, six professeurs, deux responsables syndicaux et un parent d'élève ont été reçus par la directrice adjointe de la DASEN (Directions des services départementaux de l’Éducation nationale). "Nous n'avons rien obtenu", déplorent les professeurs qui réclament l'embauche d'un surveillant. Actuellement, deux personnes sont chargées de surveiller les élèves pendant la récréation. Seulement depuis deux ans, le nombre d'élèves est passé de 400 à 500 sans qu'aucun poste n'ait été créé. " La seule chose que nous a  proposé la directrice, c'est le remplacement d'un surveillant en cas de maladie. C'est insuffisant", poursuit Mme Thomas.

Mixité sociale inexistante 

Mme Ayvaz, maman de deux élèves en sixième et quatrième témoigne des conditions difficiles dans ce collège où "la mixité sociale est inexistante" : "par classe on compte 25 élèves, c'est beaucoup dans ce quartier où les difficultés sont importantes". Les bagarres qui ont lieu dans la cour de récréation "se déportent dans la classe mais aussi à l'extérieur du collège", ajoute Mme Ayvaz qui réclame depuis plusieurs années à la mairie "le déplacement de l'arrêt de bus du collège afin qu'il soit visible depuis l'établissement".

Solidaires du mouvement, les ATTE* ont demandé une entrevue au président du conseil général du Gard Jean Denat. Dans leur loge qui accueille les visiteurs, les agents revendiquent la mise en place d'un portail d'au moins deux mètres de hauteur. "Nous avons des élèves étrangers à l'établissement qui l'enjambent ou même des parents d'élèves et des grands frères qui arrivent à entrer dans le collège pour régler leurs comptes…", expliquent à l'unisson le personnel qui attend aussi des réponses concrètes des pouvoirs publics pour permettre d'exercer leur travail en toute sérénité.

*Les ATTE (Adjoints Techniques Territoriaux des Etablissements d'Enseignement) dépendent du conseil général tandis que les professeurs relèvent de l'Education nationale. 

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@ objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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