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ST-AMBROIX Les parents dénoncent l’insalubrité et l’exiguïté du collège

La bâche posée sur le toit n'a pas retenu la pluie qui a causé de nombreux dégâts en novembre dernier. EL/OG
La bâche posée sur le toit pendant un an et demi n'a pas retenu la pluie qui a causé de nombreux dégâts en novembre dernier. DR

Ce matin, les représentants des parents d'élèves du collège de St-Ambroix ont bloqué l'établissement pour dénoncer l'insalubrité et l'exiguïté des locaux depuis que des travaux ont été entamés en 2011. En ligne de mire : les pannes de chauffage, le manque d'étanchéité des toits, et les salles désormais trop étroites.

En l'absence de chauffage, les élèves doivent garder leur veste. DR
En l'absence de chauffage, les élèves doivent garder leur veste. DR

Les professeurs sont en colère et les parents d'élèves sont montés au créneau. Depuis le début de travaux de rénovation du collège de St-Ambroix - en 2011 -, les retards s'accumulent et les élèves étudient dans des conditions de sécurité et de salubrité précaires. Premier couac en septembre 2012 : de l'amiante est trouvée dans les locaux et les travaux sont retardés de plus d'un an. Depuis, l'ouvrage a repris et deux nouvelles tranches ont été réalisées. Pourtant, les problèmes se poursuivent : dégâts des eaux à répétition, absence d'eau chaude dans les cuisines, toilettes sans évacuation donc inutilisables, et pannes de chauffage récurrentes. "En ce moment, il fait 14°C dans certaines salles et dans le CDI", précise Samantha Valentin, représentante des parents d'élèves. "Il semble même qu'il reste de l'amiante, comme indiqué par les entrepreneurs sur un mur en travaux", soupçonne un professeur de technologie.

De son côté, le principal se veut pragmatique : "Le problème d'étanchéité est quasiment réglé. La chaudière quant à elle a été installée avec une incompétence avérée par une entreprise qui a déposé le bilan par la suite. Depuis, on essaie de rattraper le coup avec le Département et un nouvel entrepreneur", assure M. Bouta. Et à Jacky Valy, vice-président du conseil général d'ajouter  : "Les parents ont raison de rouspéter. C'est sur le point d'être réglé", même si l'élu n'en connaît pas l'échéance.

Des salles trop petites

Un élève placé derrière un mur, faute de place. DR
Un élève placé derrière un mur, faute de place. DR

Autre point de discorde : les salles de classe qui sont passées de 63m² à 47m² pour accueillir jusqu'à 32 collégiens. "C'est bien trop petit. L'issue de sécurité est bloquée par une table et il faut slalomer pour circuler entre les élèves. Certains se retrouvent même derrière un poteau", renchérit Jean-Pierre Fortin, représentant des parents d'élèves qui demande l'ouverture de nouvelles divisions pour décharger les classes.

"La diminution des tailles de classe a été décidé par le Département avant les augmentations d'effectifs actées par le gouvernement afin d'accueillir 600 élèves en 2016. Le timing a été mauvais", justifie le principal alors que le conseil général, en pleine campagne départementale, envisage désormais de réduire le nombre de classes de technologie pour agrandir plusieurs classes jusqu'à 55m². "2 salles de techno semblent suffire au lieu de 3 initialement prévues. On pourra utiliser cet espace pour les classes les plus chargées", note Jacky Valy.

Les travaux de réhabilitation du collège de St-Ambroix ont actuellement deux ans de retard et devraient être achevés en 2016 contre 2014 initialement prévu.

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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