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LANGUEDOC-ROUSSILLON Reprise économique : et si c’était vrai…

Photo d'illustration. D.R/
Photo d'illustration. D.R/

Les derniers chiffres de l'INSEE sont encourageants : 2 000 emplois ont été créés au quatrième trimestre 2014. Une "reprisette" qui peut se pérenniser si les entreprises retrouvent le chemin de l'investissement. 

Mercredi matin depuis Montpellier, l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) a livré son traditionnel diagnostic économique du Languedoc-Roussillon, pour le quatrième trimestre 2014. Globalement, le bilan de santé n'est pas bon : le taux de chômage a crû de 0,4 %.

Avec 14,3% de demandeurs d'emploi sur l'année écoulée, le Languedoc-Roussillon conserve le leadership des régions de France les plus touchées par le chômage, devant le Nord-Pas-de-Calais (12,7%) et la Picardie (11,4%). A noter que Midi-Pyrénées, entité administrative avec laquelle nous sommes appeler à fusionner en décembre, présente un taux de chômage de 10,4%.

2 000 emplois créés au quatrième trimestre 

Sans nier la réalité, les statisticiens de l'INSEE ont choisi de voir le verre à moitié plein : si Pôle Emploi accueille toujours plus de demandeurs d'emploi qu'il n'en perd, 2 000 emplois ont été créés au quatrième trimestre. Le signe d'une reprise économique ? C'est possible, selon les experts… Puisque le secteur de l'industrie profite en grande partie de ce regain d'activité. Cela n'était pas arrivé depuis 2011 !

Dans cette même veine, les services aux entreprises et aux ménages (développement du numérique, nettoyage, gardiennage…) ne connaissent pas de baisse, contrairement au secteur de l'hôtellerie (baisse du tourisme d'affaire), du commerce et de la construction, toujours en souffrance.

Quelles en sont les causes de cette "reprisette" ? Avec le ralentissement des prélèvements fiscaux et l'effondrement du baril du pétrole (divisé par deux en 2014), les ménages retrouvent le chemin de la consommation. Aussi, la mise en place des dispositifs d'allégement de charges et la hausse des exportations tirée par la croissance des pays anglo-saxons (0,5% de croissance aux Etats-Unis) contribuent à ce regain d'activité.

Trois quarts des embauches en intérim

Seulement, si les ménages retrouvent le chemin de la consommation, les chefs d'entreprise sont plus attentistes. Preuve en est : sur ces 2 000 embauches, trois quarts ont été réalisées en contrat intérimaire.

C'est pourquoi, début avril, François Hollande a annoncé plusieurs mesures pour doper les investissements : la création d'un fond de 500 millions d'euros, le développement des prêts de la BPI (banque public d'investissement) et la réforme du contrat de travail dans les PME….

Gard : hausse de 1,1 % de l'emploi salarié en 2014

Enfin, s'il y avait un dernier point à retenir, ce serait l'accroissement du chômage dans le Gard : + 0,5% au dernier trimestre et + 1,1% sur l'année pour arriver à 14,2%. Une tendance qu'explique l'INSEE : "les entreprises n'ont pas licencié massivement après de la crise de 2008. C'est notamment pour cela que les départs à la retraite ne sont pas remplacés dans certaines sociétés". En outre, selon Pôle Emploi, beaucoup de structures seraient "défaillantes".

D'autres chiffres laissent songeurs sur le rôle, cette fois, du pouvoir politique : en 2014 sur Nîmes (150 000 habitants) 278 logements neufs sont sortis de terre contre 573 à Narbonne (51 000 habitants). Enfin, dans le Gard, il s'est vendu douze fois moins de logements neufs que dans l'Hérault…

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

1 commentaire sur “LANGUEDOC-ROUSSILLON Reprise économique : et si c’était vrai…”

  1. Qu’on arrête avec ces discours à l’optimisme mensonger. Cette politique ne peut pas engendrer une reprise économique. De plus les nouvelles mesures qui vont être annoncées iront toujours dans le même sens de nouvelles restrictions budgétaires afin de rassurer les « Marchés » et surtout la Commission Européenne…..qui estime que cela ne va pas encore assez vite, assez loin !
    Elle vient de déclarer : « Le plan de 50 milliards d’euros d’économies d’ici à 2017 déjà annoncé ne sera pas suffisant. » Le journal patronal Les Echos évalue à 30 milliards d’euros supplémentaires le montant des mesures exigées par Bruxelles.
    Elle exige des « réformes plus profondes et rapides » et des « décisions sur le marché du travail ». Le ministre Macron lui répond immédiatement : ma loi sera encore « enrichie », la limitation du travail aux 35 heures sera « assouplie » et… la réforme de l’Unedic « accélérée » ! Nouvelles, menaces contre les travailleurs privés d’emploi !

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