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FAIT DU JOUR Alès, une féria 2015 fidèle à sa réputation

A la bodega du rugby club cévenol. EB/OG
A la bodega du rugby club cévenol. EB/OG

Et une de plus. Après 5 jours de sangria, paëlla, paquito et autres joyeusetés, les bodégas ont raccroché leur tablier et rangé leurs fûts. Quant aux festayres venus d'Alès ou d'ailleurs, ils se remettent tranquillement de leurs soirées bien arrosées. Bilan d'une féria "normale", "calme" et "conviviale".

Comme chaque féria, celle d'Alès a sa réputation. Celle d'une manifestation plutôt familiale et peu violente. L'édition 2015 ne devrait va pas faire mentir les statistiques. "On a eu autant de monde que l'an dernier. C'est une féria normale. On a écoulé entre 4500 et 4800 L  de sangria, et 1500 L de bière", assure Gérald, président de la bodéga des pompiers, véritable institution à Alès depuis plus de 20 ans. "On a eu des sapeurs de Haute-Savoie, de Marseille, et même de Lyon, pour la première fois. On offre des cadeaux, des strings et des bonbons, les gens le savent et le bouche-à-oreille fonctionne!", sourit le soldat du feu.

Sans le concerter, son voisin de la bodéga Sédisud lui emboîte le pas : "on a fini nos fûts et on a affiché complet samedi soir. C'est pas le cas d'habitude", se satisfait Anthony qui a installé cette année une piste de danse avec un DJ. Et de raconter : "Avec cette nouveauté, on a vendu plus d'alcool et moins de plats, mais on a eu une bonne clientèle, avec une super ambiance. On a fait deux soirées déguisées années 80 et "Levrette" (marque de bière). Le public a joué le jeu. On a même fait un paquito à 1h du matin".

La danse du petit pont canadien avec Cotton Eye joe. EB/OG
La danse du petit pont canadien avec Cotton Eye joe. EB/OG

"Fermer à 2h du matin, c'est trop tôt !"

Côté public, on peut distinguer trois catégories : les habitués, alésiens depuis plusieurs générations, les néophytes, parfois venus d'ailleurs, et les amateurs, qui connaissent la féria depuis seulement quelques années. C'est le cas d'Adéline, 29 ans, qui réside dans la capitale cévenole depuis 3 ans. Pour elle, le cocktail convivialité-festivité est parfaitement dosé. "C'est la première année que je m'amuse autant. Je connais plus de monde qu'avant et la féria, c'est un moment qui se partage entre amis. D'ailleurs chaque année, j'ai des copains d'Avignon qui viennent faire la fête avec nous. Par contre, j'ai l'impression qu'il y a moins de bodegas qu'en 2013 et qu'elles sont de plus en plus fermées. Mais l'ambiance est très conviviale, surtout au Prolé où je suis allée danser presque tous les soirs. Par rapport à Nîmes, la féria d'Alès est beaucoup plus familiale et festive. Là-bas, je m'étais pris une bouteille de verre sur la tête !", plaisante la jeune femme.

Malika, 26 ans, est pour sa part une habituée de la féria nîmoise. Elle a testé Alès pour la première fois : "Il y a de l'ambiance et beaucoup de musiques différentes. C'est sympa. Le seul hic, c'est la fermeture des bodégas à 2h du matin. C'est beaucoup trop tôt!", regrette-t-elle.

Selon la police, une dizaine de petites bagarres ont été enregistrées sur 5 jours de manifestation, ainsi qu'une grosse interpellation stupéfiants vendredi soir. "C'était calme, il y avait un peu moins de monde que l'an dernier. Samedi, on n'a eu aucun incident", conclut un agent des forces de l'ordre.

Eloïse Levesque et Elodie Boschet

 

 

 

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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