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PREVENTION Les gendarmes au collège de Gallargues-le-Montueux

L'intervention pédagogique des gendarmes auprès des collégiens de Gallargues (Photo Anthony Maurin : Objectifgard)
L'intervention pédagogique des gendarmes auprès des collégiens de Gallargues (Photo Anthony Maurin : Objectifgard)

En zone gendarmerie, la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile organise chaque année un planning de visites aux établissements scolaires (55 collèges publics/privés) afin de sensibiliser les enfants aux risques des conduites addictives.

Menées conjointement par les services de la Préfecture et ceux de la BPDJ ces actions de prévention se font in situ, dans les classes et durant les heures de cours face à des élèves souvent demandeurs et intéressés par ces visites insolites. « Notre porte d’entrée, c’est la classe de 6ème, les enfants changent de monde, ils sont inquiets et nous sommes là pour leur apporter des messages de bon sens sur la violence, Internet, le racket, les jeux dangereux mais aussi pour écouter ce qu’ils ont à nous dire. Nous essayons de leur expliquer leur place dans la vie, on aborde les lois, le respect à la maison, au collège et dans la société en général. Informer, c’est bien souvent rassurer et cette démarche permet de laisser un temps de parole pour les enfants » évoque le major Alain Boucherie de la BPDJ.

Et cela arrive qu’au milieu de ce temps de parole, des enfants disent des vérités qu’ils n’osent pas dévoiler ailleurs… Une relation, un lien fort peut ainsi se créer entre les forces de l’ordre qui sont là pour aider et non pour réprimer et les jeunes qui se posent des questions ou qui commencent à dériver vers la délinquance. D’ailleurs, depuis une quinzaine d’années et le recul pris après ces passages scolaires, le Rappel de Responsabilité des Mineurs démontre qu’en trois ans et sur environ 250 enfants qui plongeaient doucement dans la délinquance, seuls 20% l’ont réellement fait.

Pour Christophe Borgus, directeur du cabinet du Préfet du Gard, « il faut changer l’idée que l’on se fait en France des gendarmes… Ici, dès qu’on en voit un, on pense qu’il va nous arrêter. Par exemple, les Anglais ne pensent pas de la même manière et voient plutôt en eux des personnes bienveillantes qui sont là pour aider. Plus on échange avec les enfants et plus on leur fait passer les messages. La qualité des intervenants est excellente et on ne va pas rogner sur ce type d’action car c'est important de dialoguer avec la jeunesse. L’uniforme est démystifié et les parents, l’éducation nationale, la gendarmerie, et les enfants sont contents de ces rencontres ».

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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