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RING POLITIQUE Julien Sanchez (FN) : « En politique, il n’y a pas de place pour la sensiblerie »

Julien Sanchez, tête de liste FN dans le Gard. Photo : Coralie Mollaret.
Julien Sanchez, tête de liste FN dans le Gard. Photo : Coralie Mollaret.

A l'approche des Régionales, Objectif Gard vous propose une interview complète d'une personnalité politique autour de trois thématiques : personnalité et politique (7h), programme (11h) et quiz sur la région (15h). Après Christophe Rivenq (Les Républicains), Fabrice Verdier (PS-PRG), Vincent Bouget (Front de Gauche-EELV), place à Julien Sanchez, tête de liste FN dans le Gard.

Objectif Gard : Selon les récents sondages, le Front National arriverait en tête au premier tour dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, ce dimanche, avec 32% des intentions de vote. Comment réagissez-vous ?

Julien Sanchez : En 2010 nous avions fait 12% en Languedoc-Roussillon et 9% en Midi-Pyrénées. Ces études d'opinion traduisent un mouvement de fond, les gens veulent du changement. Je suis assez optimiste.

Pensez-vous réellement gagner malgré le fait que ces mêmes sondages donnent la gauche gagnante ?

Oui , je ne vais pas vous dire que je vais perdre…

Effectivement, mais aux Départementales, si le FN est arrivé en tête dans la plupart des cantons, il n'a pas remporté la collectivité, faute de report de voix…

Dimanche, nous allons créer la dynamique. Il y a de fortes chances que l'on se retrouve en triangulaire avec la droite et les socialistes. Les électeurs qui n'en peuvent plus de la gauche voteront pour nous, puisque la liste Les Républicains-UDI sera loin derrière. Voter utile, c'est voter FN !

Regardons votre liste dans le Gard pour les Régionales. On y retrouve Yoann Gillet, Jean-Louis Meizonnet ou encore Monique Tezenas du Montcel… Tous sont des candidats malheureux aux scrutins locaux. Au FN, il y a des primes pour les perdants ?

Pas du tout ! C'est une prime au dynamisme, au mérite et à la crédibilité. Jean-Louis Meizonnet est médecin depuis 40 ans à Vauvert, il connaît les problèmes des gens. Monique Tezenas du Montcel a de hautes fonctions professionnelles. Quant à Yoann Gillet, il est arrivé deuxième aux municipales de Nîmes. Il a fait des propositions intéressantes, mais face à un candidat qui est là depuis de nombreuses années et qui fait du clientélisme, c'était difficile.

Alors si les Régionales ne sont pas une prime aux perdants, c'est peut-être une affaire de famille : Marine Le Pen est candidate dans le Nord–Pas-de-Calais–Picardie ; son compagnon Louis Aliot dans notre région et Marion Maréchal Le Pen, sa nièce, en PACA…

...Cela a toujours été le cas. Quel est le problème ?

Les sentiments personnels peuvent influer sur l'action politique, non ? 

En politique, il n'y a pas de place pour la sensiblerie, pas de sentiment personnel, il faut appliquer le programme, c'est tout. Et puis, ils sont candidats dans des Régions différentes. Cette question aurait pu se poser s'ils avaient été dans la même collectivité.

Donc si Marine Le Pen remporte la présidentielle en 2017, Louis Aliot ou Marion Marèchal Le Pen ne feront pas partie du gouvernement ?

On verra lorsque la question se posera.

Parlons de vous : maire de Beaucaire et conseiller régional sortant. Aujourd'hui, vous vivez de la politique ?

Oui, évidemment ! Je ne peux pas faire autre chose que maire à plein temps et conseiller régional.

N'est-ce pas difficile d'appréhender certains problèmes du quotidien, comme ceux des chefs d'entreprises par exemple ?

Je n’ai pas de leçon à recevoir ! Je reçois quotidiennement des personnes dans mon bureau, je comprends leurs difficultés. Je suis aussi maire, responsable de 350 employés, je sais ce que sont des arrêts de travail de complaisance, par exemple.
Il faut aussi se rappeler que j'ai été pendant 8 ans attaché de presse du Front National. Ce n’est pas un petit boulot à 35h, mais plutôt 100h par semaine !

Article issu du Beaucaire Magazine octobre 2015).
Article issu du Beaucaire Magazine octobre 2015).

Vous savez communiquer, c'est indéniable. On a pu le voir avec votre coup de com' lors de la réunion d'information sur l'accueil des migrants à Paris…   

Ce n'est pas un coup de com ! C’est le gouvernement qui a fait un gros coup de com en disant que tous les maires de France étaient pour les migrants. Il y avait 300 maires sur les 30 000 de France.

D'accord. Mais il s'agissait d'une réunion d'information pour les maires qui voulaient prendre en prendre en charge des migrants. Vous avez donné le bâton pour vous faire battre ?

J'étais invité à cette réunion, je suis venu. (...) C'était mon devoir de dire la vérité. Les médias, eux, ne l'auraient jamais fait, ils sont aux ordres !

Vous avez porté plainte contre le préfet de Région pour tentative de vol avec violence (Relire ici). Est-ce vraiment justifié ?

Comment imaginer que le Préfet puisse essayer de m'empêcher de parler ainsi ? Mon rôle, c’est de dénoncer. Je suis victime d’une agression !

Propos recueillis par La Rédaction.

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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