ALÈS Rassemblement de soutien aux 8 de Goodyear

Rassemblement de soutien aux huit salariés de Goodyear, hier à Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Rassemblement de soutien aux huit salariés de Goodyear, hier à Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Dans toute la France ce jeudi, des rassemblements étaient organisés à l'appel de la CGT pour soutenir les huit ex-salariés de Goodyear condamnés à neuf mois de prison ferme.

Les faits remontent à 2014. A Amiens, huit travailleurs de l'entreprise de pneumatiques, alors menacée de fermeture, séquestrent pendant 30 heures deux cadres dirigeants. Deux ans plus tard, ce 12 janvier 2016, la justice a rendu sa décision : les ex-salariés ont été condamnés à deux ans de prison dont 15 mois de sursis. Une sentence qui suscite l'indignation chez de nombreux employés, qui dénoncent "une décision inacceptable".

Hier, en fin de journée, environ 80 personnes se sont rassemblées devant le Palais de justice d'Alès pour exiger la relaxe de ces huit salariés, "qui n'ont rien fait d'autre que de se battre contre la fermeture d’une usine", clame Alain Rivron, membre du bureau de l'Union locale CGT d'Alès. Pour Bernard Coste, secrétaire de l'union locale, cette condamnation reflète clairement "une volonté de museler la révolte sociale".

Le gouvernement "Hollande-Valls" est directement visé : "C'est eux qui portent l’entière responsabilité de cette décision judiciaire. Après la fermeture de l'usine, la direction et les syndicats avaient signé un accord de fin de conflit qui stipulait le retrait de la plainte de Goodyear contre les syndicalistes et les salariés. C’est le parquet seul, c'est à dire le gouvernement, qui a décidé  de poursuivre les 8 salariés".

La prochaine fois, les manifestants se rassembleront donc devant la sous-préfecture afin de porter leur message auprès du représentant de l'Etat, Olivier Delcayrou.

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