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NÎMES Les Avocats du Diable, dans le noir de l’âme

Daniel Jean Valade, lecteur dans les chiqueros des nouvelles finalistes du Prix Hemingway 2016 Photo Stéphane Lopez)
Daniel Jean Valade, adjoint à la culture de Nîmes et lecteur dans les chiqueros des nouvelles finalistes du Prix Hemingway 2016 (Photo Stéphane Lopez).

C'est toujours un moment intense en émotion, en sentiment et partagé en petit comité. Les lectures des nouvelles finalistes du Prix Hemingway 2016, dans les chiqueros du toril des arènes de Nîmes, ont encore permis d'accrocher un large sourire sur les lèvres des 200 invités.

Les lecteurs, Aude Beziat, Isabelle Cousteil, Jérôme Fesquet, Philippe Béranger, Daniel-Jean Valade et Daniel St Lary, sont les supports du succès de cette énième édition. Si l'idée un peu folle de lire de la littérature dans un endroit aussi marqué que le toril d'un amphithéâtre bimillénaire commence à s'installer dans le paysage culturel nîmois, réussir son coup n'était pas forcément donné à tout le monde.

Pourtant, l'association des Avocats du Diable qui organise le Prix Hemingway, un prix littéraire de nouvelles à l'univers taurin doté de 4000 euros, voit clair dès ses débuts. Une nouvelle, grâce à sa forme, est assez légère et contraste avec son fond, qui est souvent plus dense. Alors, lire les nouvelles finalistes du Prix dans un lieu aussi reclus, sombre, et connoté que le toril d'une arène, donne du relief à ses textes et à l'instant vécu.

Quand on dit toril, le mot est même trop vaste par rapport à l'endroit! En fait, c'est dans un chiquero (5 au total) que le lecteur prend place et que les convives viennent tendre l'oreille. Le chiquero est la cellule dans laquelle le toro est débarqué à son arrivée aux arènes en attendant sa sortie en piste. Un espace exigu, aux murs noirs et à l'humeur sombre et esseulée.

"L'expérience est unique. Personne n'en sort indemne. Certains parlent d'une apnée dans les entrailles des arènes, d'autres filent la métaphore en évoquant à demi-mot l'expérience inédite du fameux couloir de la mort... Les silences contrastent avec le chevauchement de mots. Il y a aussi cette obscurité, cette proximité avec l'autre, ce voisin qu'on ne connaît pas mais qui dans la "back room" du toril devient complice de la longue traversée du tunnel..." évoque Jacques-Olivier Liby, président des Avocats du Diable.

Une grande réussite pour une animation cachée qui ne demande qu'à être vécue... pour de vrai!

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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