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FAIT DU JOUR Redynamiser le centre-ville de Nîmes par le commerce

Sophie Roulle, adjointe au Maire déléguée à la redynamisation du centre ville et aux animations commerciales Photo Anthony Maurin).
Sophie Roulle, adjointe au Maire déléguée à la redynamisation du centre ville et aux animations commerciales (Photo Anthony Maurin).

Dans une ville de plus de 150000 habitants, le dynamisme du centre-ville et la vigueur de son activité économique sont des aspects importants voire primordiaux de la vie quotidienne. Avec la fin des travaux du TCSP et un été remarquable tant sur le plan touristique que sur la qualité des festivités, le centre-ville nîmois s'apprête à renaître de ses cendres.

Sophie Roulle, adjointe au Maire déléguée à la redynamisation du centre ville et aux animations commerciales, est en passe de réussir le pari fixé en 2014. Le parcours est encore long mais quelques signes encourageants viennent conforter l'élue dans ses prises de positions. Au côté de Pascal Gourdel, conseiller municipal délégué au commerce, aux Halles, aux foires et aux marchés, et de Bertrand Debaut de la Direction du Commerce, elle prépare un centre-ville façon 21ème siècle. Interview.

 

Vous êtes adjointe au Maire déléguée à la redynamisation du centre-ville et aux animations commerciales, cette délégation est née avec la réélection de Jean-Paul Fournier en 2014, pourquoi?

Jean-Paul Fournier a voulu créer cette délégation qui n'existait pas lors des précédents mandats. C'était une volonté politique forte car le centre-ville connaissait alors de gros problèmes avec un taux de vacance commerciale plus important que celui de la moyenne nationale... Nous sommes à présent en-dessous de cette moyenne nationale avec des commerces de qualité qui font confiance aux Nîmois et qui comptent bien rester ici!

 

Quel est le bilan estival d'un centre-ville parsemé de chantiers mais aux animations variées?

Les retours sont positifs, les commerçants et les étaliers sont plutôt heureux de leur saison et pour les Jeudis de Nîmes, le succès a lui aussi été au rendez-vous. Tous les jeudis soirs où lors des soirées de concerts, il y avait énormément de monde dans les rues, sur les places, dans les boutiques, en terrasse et attablé dans les restaurants! C'est encore à l'étude mais il se pourrait que dès l'année prochaine la Ville allonge le nombre de Jeudis de la saison. Nous aurons plus d'espaces publics avec par exemple les places de la Madeleine, Questel ou Saint-Charles! Peut-être d'une feria à l'autre mais cela nécessite une autre organisation des animations.

 

 

Avant les travaux de l'extension du TCSP, la Mairie communiquait sur les 1000 commerces en centre-ville? Le chiffre est-il toujours d'actualité?

C'est vrai, il y en avait 1000 et aujourd'hui, il y a un peu plus! Le chantier est lourd mais Nîmes reste une ville attractive car la fin des travaux est proche. Nous avons quelques dossiers d'indemnisation mais dans l'ensemble tout s'est bien passé. Le chantier n'a pas de retard et les commerçants savent que si Nîmes est inscrite à l'UNESCO, il faudra accroître de 30% le chiffre d'affaire.

 

Les travaux vont-ils réellement modifier le commerce?

Les places qui bordent l'Ecusson seront bientôt rénovées et entièrement piétonnes et vont aussi accueillir des commerces. Des compromis sont déjà signés! On sent que ça bouge, l'espace public sera changé et réinvesti par les Nîmois. Les places seront reliées entre elles par le minéral et les matériaux qui assurent un élargissement visuel du centre-ville. Tout cela plaît aux commerçants qui y voient un bel avenir.

 

En parlant d'avenir, évoquons le passé et le succès populaire des Grands Jeux Romains qui est à présent indéniable. Les commerçants en profitent-ils?

Oui, cet événement a boosté l'activité économique du centre-ville mais les ouvertures dominicales ont été un problème pour certains commerçants. Nous avons, mais ce projet est encore à l'étude, l'intention d'agrandir la période des Grand Jeux mais nous avons aussi beaucoup d'autres projets qui devraient voir le jour avant la fin du mandat.

 

Quels seront les futurs commerces Nîmois?

Déjà, il faut aller les chercher! Pour cela nous avons fait une plaquette qui vante les mérites de la ville. Nous parlons positif et montrons nos forces. Nous voulons un centre-ville avec des commerces de qualité pour proposer une carte différente de celle qui peut être en périphérie. Nous allons dans des salons spécialisés car nous voulons vraiment donner une autre de Nîmes. Notre cote de popularité n'a pas été au mieux par le passé mais si des grosses enseignes s'installent, elles s'affichent et donne une nouvelle image à la ville. Cacharel, Souleïado, Desigual, Jott par exemple jouissent d'une excellente notoriété et viennent pourtant de s'installer en centre-ville!

 

Et comment les accueillez-vous?

J'ai lancé, une fois par semestre, l'accueil des nouveaux commerçants. C'est une réunion un peu protocolaire mais qui permet aux nouveaux venus de voir et de parler avec les élus ou avec leurs homologues. On leur offre un petit cadeau de bienvenue et on leur montre que nous sommes en capacité de les accompagner dans leurs démarches et que nous sommes à leur service.

 

Le récent guichet unique fonctionne-t-il bien?

Le guichet unique, rue de la Violette, permet aux commerçants d'avoir des démarches grandement facilitées. Un lien se crée, les barrières sont moins visibles et ils comprennent bien mieux le circuit à suivre. Une vingtaine de personnes travaille sur place, c'est un réel succès car les commerçants gagnent vraiment du temps et semblent ravis de cette nouveauté.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

3 réactions sur “FAIT DU JOUR Redynamiser le centre-ville de Nîmes par le commerce”

  1. « Redynamiser le centre-ville de Nîmes par le commerce »
    Encore faudrait-il ne pas faire fermer les commerces du centre ville grâce à cet engin qui ne sert à rien, et que les élus appellent « tram’bus ».

  2. Voila qui ressemble à la méthode couet …mais concernant justement la méthode la mairie ne semble vouloir  » agir » que sur l’offre autrement dit ouverture de commerces mais nous n’entendons rien sur la demande à savoir le nombre d’habitants dans l’écusson ….Voila un levier où il faut agir par une politique de l’habitat permettant aux jeunes salariés et aux personnes plus âgées de vivre et habiter en centre ville …..combien d’appartements vides , combien d’appartements insalubres

  3. Bonjour si je peux me permettre cet article est un tissu de mensonges le centre-ville de Nîmes est dans un état catastrophique il suffit de faire un tour dans le centre de l’écusson pour y apercevoir le nombre de commerce fermé et voir le nombre de commerçants qui se plaignent allez-y vous verrez

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