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NÎMES Le public s’approprie le Musée de la Romanité

Visite guidée des entrailles du Musée de la Romanité et de sa rue traversante Photo Anthony Maurin).
Visite guidée des entrailles du Musée de la Romanité et de sa rue traversante (Photo Anthony Maurin).

Les 2 premiers vendredis de chaque mois, le Musée de la Romanité s'ouvre au public. Les visites guidées de la carcasse encore vide mêlent histoire, architecture et patrimoine. Un délice pour les visiteurs casqués.

Les groupes se suivent et se ressemblent aux dires du guide qui prévient tout un chacun des mauvaises chutes à éviter si possible. La visite affiche complet, comme la précédente dont les membres sont sortis avec le sourire aux lèvres. Et pour cause, même si la "balade" est succincte, la découverte est grandiose et le guide à la hauteur de la visite.

Le drapé de verre va bientôt être fixé à la façade bétonnée (Photo Anthony Maurin).
Le drapé de verre va bientôt être fixé à la façade bétonnée (Photo Anthony Maurin).

Le péquin lambda y apprendra tous les détails techniques liés à la construction de l'édifice. "A Nîmes, la hauteur d'un immeuble ne peut dépasser 15 mètres car les arènes culminent à 21 mètres. La façade du Musée de la Romanité, bâtiment d'intérêt public, s'élèvera quant à elle à 17 mètres".

Les Nîmois croyaient certainement qu'à l'intérieur du Musée, dans les étages, ils allaient bénéficier des rayons solaires grâce au drapé de verre qui enveloppera l'édifice. Que nenni! Sous le drapé... Le béton et point de lumière naturelle... Mais c'était sans compter sur les dégâts de ces raies sur le matériel archéologique. "Les petits carreaux de verre qui formeront le drapé extérieur rappelleront la mosaïque de Penthée, retrouvée sur l'avenue Jean Jaurès et à l'origine de la création du Musée".

A lécoute, le public est absorbé par les propos historiques et patrimoniaux du guide (Photo Anthony Maurin).
A l'écoute, le public est absorbé par les propos historiques et patrimoniaux du guide qui parvient à vulgariser l'habituel charabia (Photo Anthony Maurin).

Si le bâtiment principal sera livré dans les temps (et dans les coûts) entre mai et septembre 2017, le Musée sera ouvert l'année suivante. Au rez-de-chaussée, le verre parera enfin les murs et la rue "traversante", qui passera par l'atrium et qui ira jusqu'au jardin, sera un espace public ouvert à tous. Mettant en valeur le bout du fronton du propylée (retrouvé aux Jardins de la Fontaine) qui scindera le Musée en deux partie, elle servira de "teaser" géant pour appâter le chaland. D'un côté de la rue, l'entrée du Musée, de l'autre, celle de la brasserie.

Dans le hall, un escalier monumental, hélicoïdal, à double révolution et fait d'acier, monte majestueusement les visiteurs vers les étages. La répartition des époques historiques traitées par la muséographie se fera à partir de là.

Lescalier hélicoïdal semble passionner les foules (Photo Anthony Maurin).
L'escalier hélicoïdal semble passionner les foules (Photo Anthony Maurin).

Côté jardin, il faudra compter sur environ 3400 m² de verdure étalée sur 3 niveaux pour rappeler les 3 époques archéologiques importantes pour la ville Nîmes. Les espèces végétales de chaque époque seront mises à l'honneur avec par exemple des céréales pour les Volques Arécomiques, des herbes médicinales et des épices pour les Romains et des arbres fruitiers pour les Arabes.

Retour à l'extérieur avec la façade de la rue de la République. Seul vestige conservé des premières habitations locatives de Nîmes à la fin du 19ème siècle, le clin d'oeil est plaisant. RT2012 -20%, récolte des eaux de pluies, tempérance intérieure par géothermie pour l'ensemble du Musée... L'environnement n'est pas mis de côté.

D'un coût initial de 38 millions d'euros HT (soit environ 3400 euros au m²), dont 31 pour la seule construction du Musée, aucun dépassement n'est prévu, chose assez rare pour être dite!

L’inscription est obligatoire au 04.66.76.73.53 dans la limite des places disponibles (du mardi au vendredi). Prochaines visites le 14 octobre à 16h30 et 17h15.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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