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NÎMES La Maison Diocésaine part au combat et faire revivre ses morts

Dans le cloître, des baches rappelles les bases et les conséquences du combat photo Anthony Maurin).
Dans le cloître, des bâches rappellent les bases et les conséquences du combat (Photo Anthony Maurin).

L’engagement de l’église catholique du Gard est méconnu mais demeure inscrit dans l’Histoire de la guerre 1914-1918. Sans descendance, les religieux qui avaient l’affront de monter au front furent peu à peu oubliés par les âges. Une exposition leur rend un juste hommage.

C’est dans un cadre empli de quiétude, de charme et d’une discrétion à toute épreuve qu’a lieu une exposition retraçant le combat mené par l’église catholique lors de la première guerre mondiale. La Maison Diocésaine propose donc un rendez-vous immanquable pour les amateurs d’histoire, d'honneur et de croyances religieuses.

Calme et sérénité pour la Maison Diocésaine Photo Anthony Maurin).
Calme et sérénité pour la Maison Diocésaine (Photo Anthony Maurin).

La Société d’histoire du Diocèse de Nîmes s’occupe de mettre au grand jour ces souvenirs perdus. Les causes du conflit, le front de l’ouest détaillé année après année, le lourd bilan humain, le travail des artistes durant la guerre ou encore les conséquences d’un tel conflit sont les principaux points abordés et détaillés.

Il faut rappeler que la Grande Guerre a duré 1561 jours, a rassemblé 72 états et 65 millions de soldats dont plus de 8,5 millions de morts. D’ailleurs, sur les monuments aux morts, la Croix et le Drapeau tricolore peuvent symboliser la réconciliation entre l’Eglise et le peuple après la déchirure de 1905.

Les silhouettes des 41 curés sac-à-dos qui sont tombés au combat pour les valeurs de na Nation français (Photo Anthony Maurin).
Les silhouettes des 41 curés "sac-à-dos" qui sont tombés au combat pour les valeurs de la Nation française (Photo Anthony Maurin).

Les prêtres soldats morts pour la Nation et que l’on appelait les "prêtes sac-à-dos" ne sont pas tombés à la marge des morts pour la France. Dans le Gard, ils furent 41 mais sans famille directe, le temps et l’oubli ont recouvert leur souvenir et cette exposition leur offre une seconde vie, éternelle comme leur choix de combattre au côté des Français de toutes les religions pour le bien collectif.

(Photo Anthony Maurin).
Objets et correspondances font revivre les pieux combattants (Photo Anthony Maurin).

Une guerre juste, une union sacrée révélée et un précieux combat mené en toute fraternité. Qui étaient ces curés? Quelles étaient leurs dévotions et leurs pèlerinages en période de guerre? Quelles incidences pour le Diocèse du Gard? Dans la salle Cadilhac de la Maison Diocésaine, 41 silhouettes encartonnée avec biographie fouillée, exposent les curés morts au combat. Supports didactiques, objets, correspondances, costumes, autel portatif, documentaire… autant de recherches et de trouvailles véridiques sur ces héros oubliés.

Exposition visible jusqu’au 26 novembre du lundi au samedi entre 14h et 18h à la Maison Diocésaine, 6 rue Salomon Reinach. Entrée libre.

Des costumes viennent agrémenter lexposition dun belle touche de réalisme (Photo Anthony Maurin).
Des costumes viennent agrémenter l'exposition d'un belle touche de réalisme (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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