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ÉLECTIONS US Les réactions des politiques Gardois à l’élection de Donald Trump

Le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump (Photo : Gage Skidmore / cc / Wikimedia Commons)
Le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump (Photo : Gage Skidmore / cc / Wikimedia Commons)
Le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump (Photo : Gage Skidmore / cc / Wikimedia Commons)

La nouvelle en a surpris plus d’un : le candidat du parti Républicain a remporté cette nuit l’élection présidentielle américaine.

Le controversé Donald Trump, taxé de populisme, de sexisme, de misogynie voire parfois même de racisme, sera donc le 45ème président de la première puissance mondiale.

Même si la nouvelle est a priori éloignée de leurs mandats respectifs, plusieurs hommes et femmes politiques Gardois ont réagi à ce qu’il convient de qualifier de séisme politique.

Du côté des députés socialistes et apparentés, le nouveau président américain ne soulève pas en enthousiasme débordant, et c’est un euphémisme. Ainsi, Patrice Prat analyse cette élection comme « une condamnation en règle du système politique et de ce qu'il représente », quand Françoise Dumas dénonce « l’imposture » du populisme.

De son côté Fabrice Verdier retweete la réaction de la présidente de la Région Carole Delga, qui estime que « L'action politique ne peut être laissée aux démagogues.

Le député écologiste Christophe Cavard a quant à lui « la nausée. »

C’est tout sauf une surprise : le seul député Gardois à se réjouir de l’élection de Donald Trump est à chercher du côté de la 2e circonscription, en la personne du parlementaire Rassemblement Bleu Marine Gilbert Collard. Ne cachant pas sa jubilation, le député a successivement lancé (liste non exhaustive) que « le système tremble »,  avant de railler « la tête déconfite des journalistes », puis d’évoquer un « coup de pied au cul pour tous les bobos médiatiques, sondagiers, politiques » ou encore de diffuser un montage où François Hollande, Alain Juppé, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy sont affublés du nom « Clinton » sur le front, quand Marine Le Pen est quant à elle rapprochée de Donald Trump. Par ailleurs l’élu « exige » la révocation de l’ambassadeur de France à Washington, qui a tweeté ce matin qu’un monde « s’effondr(ait) ».

Côté Département, le premier vice-président divers gauche Alexandre Pissas, croisé ce matin, nous a affirmé ne pas avoir « peur » de Donald Trump : « c’est la grande finance qui gouverne les Etats-Unis, et s’ils n’en veulent pas, ils s’arrangeront pour ne plus l’avoir. Ce qui fait peur, c’est la posture du peuple américain, qui pourrait s’apparenter en Europe à la posture de ceux qui votent pour l’extrême droite. »

A droite, le président UDI de l’agglo de Nîmes Métropole Yvan Lachaud estime dans un billet de blog que « le résultat de l’élection américaine démontre qu’on ne gagne plus une élection ‘par défaut’. » Rattachant l’élection américaine à la nôtre, l’élu écrit que : « l’élection d’une personnalité comme celle de Donald Trump est la conséquence d’un système qui a contraint les américains à choisir entre le symbole d’un establishment arrogant et celui d’une provocation outrancière. Ne laissons pas à nos compatriotes ce non-choix et proposons leur une alternance forte basée sur un projet clair et  qui répondent à leurs préoccupations. C’est ce projet que Nicolas Sarkozy propose aux Français, et c’est pourquoi je le soutiens. »

Enfin, pour Jean-Paul Boré : "Les résultats qui s'annoncent aux États Unis sont un choc, évidemment. La seule qui s'en satisfait en France officiellement c'est Marine Le Pen. On fait quoi maintenant? On attend la même chose pour la France avec fatalité comme certains le prévoient, où on pose les vraies questions y compris celles qui fâchent au nom de la défense de la République Française indivisible, laïque, démocratique et sociale comme l’indique l'article 1 de sa Constitution? Tout cela a été mis à mal gravement ces dernières décennies par tous les gouvernements successifs et pas seulement. La République est née de la volonté citoyenne. Elle ne pourra vivre que par la volonté citoyenne. Ceci est un appel à la mobilisation citoyenne dans les prochaines semaines pour ne pas laisser les mêmes causes produirent les mêmes effets. Notre propre histoire des années 30 ne nous aurait pas servi de leçon avec les divisions de tous bords en France comme en Allemagne ? Si les clivages ne peuvent conduire qu’au néant, alors il faut les dépasser avec courage pour en revenir à l’essentiel : l’avenir de l’HUMAIN."

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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9 commentaires

  1. L’immigration Mexicaine a joué dans l’élection de TRUMP. Je pense aussi aux images (BATACLAN, CALAIS, “réfugiés”) qui ont choqué le peuple US comme avant lui les peuples du R.U.
    L’immigration acceptée, organisée par Sarkozy-Hollande va contre la volonté des Français lorsque le Front National répond à leurs préoccupations.

    Th.J conseiller FN Nîmes

  2. mesdames ,messieurs les doneurs de leçons,. la balle est dans votre camp, votre bonheur c’ est vous qui le méritez votre malheur aussi cessez de gémir et faites en sorte de le mériter votre bonheur car il n’est pas caché dans nos portes monnaies

  3. Les partis traditionnels dits gouvernementaux sont aux USA comme en Europe liés à un système qui génère de plus en plus d’inégalités et d’exclus. Ce déclassement ou l’angoisse du déclassement pour soi ou ses enfants peut conduire au pire. Les USA avait un choix par défaut entre la « peste » Clinton pur produit de la finance et le « Choléra », un milliardaire douteux, berlusconesque qui cumule toutes les tares du beauf raciste et xénophobe. Pour ceux qui ont voté , à peine plus de 50% , il incarnait le rejet de la classe politique. Sanders pouvait aussi à sa façon l’incarner avec une vision progressiste et ouverte des USA mais l’establishement démocrate a préféré la candidate des lobbies financiers. Aujourd’hui, ils ne récoltent que leur semence , leur impuissance à tirer tous les américains vers le haut. Le PS de Cambadélis et Cie est terriblement à la masse quand il interpelle la gauche critique. Qui est au pouvoir depuis des années? Qui nourrit la désespérance sociale et le vote extrémiste si ce n’est le PS et avant lui, Sarkozy . Sarkozy-Bismut de Neuilly qui a , un culot énorme comme chacun sait et qui vole au secours de la victoire de TRUMP , en se faisant passer, lui l’ami de tous les patrons du CAC40, pour le candidat du petit peuple contre les élites bien pensantes. C’est nouveau. Plus c’est gros. Rachida devrait lui dire que c’est trop tard , le créneau Trump a été bien pris par la candidate des beaux quartiers de St Cloud, Marine Le pen. Triste époque.

  4. nous n’avons pas besoin de réfugiés répartis dans nos villages. s’ils n’avaient aucune aides ils repartiraient? vont-ils en Chine en Russie au Qatar?

  5. Depuis des années les peuples se font dicter une façon de vivre, reprenons notre liberté, TRUMP, BREXIT, LE PEN. Aux Français de le faire maintenant.
    Demain il sera trop tard, nous n’existerons plus.

  6. Gérard à raison. Personne ne doute que le revenchard Sarkozy Bismuth soit le candidat de ceux qui peuvent se goinfrer : même la hiérarchie catholique le dit ! Son passé n’inspire aucune confiance. Les arguments développés par Bayrou ce matin paraissent solides et ils sont convainquant.

  7. Ils sont ou les biens pensants, ils pensent……au lieu d’agir pour notre peuple de France. Marine va faire le boulot à leurs place. Ils manifesteront après, ce sera trop tard.

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