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NÎMES MÉTROPOLE Tango débraye…

Photo d'illustration DR/OG
Photo d'illustration DR/OG

Les salariés de Kéolis Nîmes gèrent les transports pour le compte de l’Agglo. En grève hier, ils s’opposent aux mesures d'économies prises par leur entreprise dans le cadre d'un accord conclu avec Nîmes Métropole. 

À l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-UNSA-CFTC, une partie des chauffeurs de bus, des contrôleurs et des agents de maîtrise se sont mis en grève. Ils dénoncent les mesures d'économies prises par leur employeur, Kéolis Nîmes, dans le cadre d'un plan signé en 2014 avec l’agglomération. Arrivé aux affaires en 2014, le nouveau président de l’Agglo, Yvan Lachaud, a fait du dossier transport l’une de ses priorités.

Ce budget inquiète le centriste… Depuis 2013 et jusqu’en 2023, la société assure ce service public. Seule à candidater au marché public, le coût de la prestation a été évalué (surévalué ?) à 55 M €. Les recettes n’étant pas suffisantes (vente des tickets et versement transport des entreprises…), Nîmes Métropole est contrainte de faire une rallonge pour financer son contrat. En 2014, la subvention d’équilibre avoisinait alors les 16 M €, quand la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole verse, elle, seulement 1 M par an.

« Un plan social »

Des état généraux des transports organisés en 2014, ont émergé quatre pistes pour remettre ce budget a l'équilibre : contribution des usagers, réduction des marges de manoeuvre de Kéolis Nîmes, optimisation de la productivité externe et enfin, la réduction des coûts de l'entreprise. C'est là où le bât blesse pour les grévistes. «4 M € ont été économisés depuis 2014. L'objectif est d'arriver à 10 M. C’est un plan social ! », dénoncent les syndicats, qui ne font pas dans la demi-mesure.

Délégué CGT, Jean-François Viala illustre ces mesures : « l’entreprise est passée, en deux ans, de 491 à 409 salariés ! ». Des départs à la retraite non-remplacés. Pour continuer à assurer le service, la société fait appel à des sous-traitants, « moins chers » : « Kéolis Languedoc-Roussillon ou S.T.D.G (Société des transports départementaux du Gard) ». Leurs employés « dépendent de la convention collective interurbaine, moins favorable (salaires, organisation du travail…) » que celle de leurs camarades de Kéolis Nîmes régis, eux, « par la convention collective urbaine ». Cette pratique mettrait en danger « la sécurité » et « le service rendu » aux clients. « Contrairement aux sous-traitants, nous sommes équipés d’un boitier pour appeler les contrôleurs et la police en cas de problème (...) nous sommes reliés au PC sécurité pour coller à la fréquence des bus. Eux, roulent à l’aveugle », dénonce le délégué syndical CFDT, Nasser Mohamedi.

Pour dégager de marges de manoeuvre, les professionnels du secteur ont eux-aussi leur petite idée… Ils proposent « d'aménager des voies uniques pour les bus dans Nîmes » : « regardez la ligne 2 : les bus restent bloqués 10 minutes au rond-point Carémeau. Ça engendre des coûts supplémentaires et ça dissuade les usagers de prendre les transports en commun ».

Audit des comptes de Kéolis 

La ligne est-ouest du TCSP prévue pour 2020 devrait, à terme, y répondre. En attendant, tout le monde contribue à l'effort... Nîmes Métropole vient d'ailleurs de lancer un audit sur les comptes de Kéolis Nîmes, histoire de voir s'il est possible de réduire un peu plus les bénéfices de la société...

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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