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RÉVÉLATION 15 Gardois seraient encore engagés avec l’État Islamique en Syrie

Source : David Thomson. Le journaliste a publié sur son compte twitter une photographie de ces tags, datant du 23 juillet 2015.

Source : David Thomson. Le journaliste a publié sur son compte twitter une photographie de ces tags, datant du 23 juillet 2015.

Combien de Nîmois, de Gardois, sont-ils encore en Syrie ? Combien sont morts au combat ?  Difficile à dire, même si certaines sources évoquent une cinquantaine de Gardois partis en terre syrienne. Au terme d'une enquête qui a duré près de 4 ans, la justice parisienne tient quant à elle une comptabilité beaucoup plus précise...

Outre les 4 hommes qui comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Paris, l'enquête évoque la présence actuelle de 15 Nîmois passés par le même réseau, structuré autour de jeunes gens issus de la ZUP de la ville. "À ce stade, ils sont présumés être toujours en Syrie dans les rangs de l'Etat Islamique. La plupart d'entre eux sont partis en famille en Syrie. Leurs femmes et enfants sont également sur cette zone avec eux", estime l'ordonnance des juges parisiens signée en juin dernier. D'après la minutieuse enquête des services du renseignement, le réseau nîmois, organisé et hiérarchisé, avait le même mode d'acheminement via la Turquie. Une fois en terre de guerre,  "les combattants nîmois ont dans un premier temps, rejoint le Jabat Al Nosra ou des groupes affiliés au Jabat. Ils ont ensuite rejoint les rangs de l'EIIL qui deviendra en 2014 l'EI, l'État Islamique".

On apprend également grâce aux investigations qu'un Gardois, un certain J.M, "serait mort en kamikaze en Irak en mai 2014, ce qui là encore montre la parfaite connaissance des membres de cette filière de la réalité de l'engagement djihadiste et terroriste sur place."  Un autre jeune de la cité populaire, un dénommé Axel, serait mort en Syrie après avoir été blessé au combat... Cet homme est considéré comme l'un des précurseurs pour le départ en Syrie. Selon l'enquête, Anas, qui est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris, et Axel, qui serait décédé,  "auraient permis d'organiser l'accueil des autres membres de ce groupe nîmois", mais aussi des jeunes qui ont grandi à Garons, Caissargues, Castillon du Gard et Redessan.

B.DLC

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