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UZÈS La mairie rénove l’ancien évêché et compte y mettre la mosaïque romaine

Le maire d'Uzès Jean-Luc Chapon, entouré de ses adjoints Gérard Bonneau (travaux) et Brigitte de Saboulin (urbanisme), devant l'ancien évêché (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le maire d'Uzès Jean-Luc Chapon, entouré de ses adjoints Gérard Bonneau (travaux) et Brigitte de Saboulin (urbanisme), devant l'ancien évêché (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La première tranche de la rénovation de l’ancien évêché d’uzès s’est achevée cet été, et donne des idées au maire Jean-Luc Chapon.

Le bâtiment, construit à la fin du XVIIe siècle à l’issue des guerres de religion, qui accueille aujourd’hui le tribunal d’instance, les archives municipales ou encore le musée Borias, a retrouvé une seconde jeunesse.

De lourds travaux

Ainsi, la totalité des couvertures, soit 1 130 mètres carrés en tout, ont été refaites. De quoi mettre le bâtiment hors d’eau et hors d’air, mais aussi lui rendre sa configuration d’origine. « Une partie du plafond et deux poutres ont été remplacées, le but était de conforter le monument, et de permettre de refaire le fronton détruit au XIXe siècle », précise l’architecte du patrimoine Gabrielle Welisch. Le tout s’est accompagné d’une réfection complète la façade principale, de quoi donner un nouvel éclat à ce bâtiment. Pendant les travaux, un ancien chemin de ronde a également été découvert, et restauré.

À l’intérieur, le plafond à la française du grand salon du premier étage a été refait, tout comme le plancher, qui s’était effondré en 1974, et était resté en état depuis. « Ça nous a aussi permis de regagner tout un étage de combles qui n’était plus accessible », poursuit l’architecte du patrimoine. Et aussi de pouvoir circuler d’un côté à l’autre du monument. En tout, cette tranche aura coûté près d’1,4 million d’euros, subventionnés largement par l’État (via la Direction régionale des affaires culturelles), la Région et le Département (966 000 euros en tout).

La mosaïque au coeur d’un projet culturel

De quoi également récupérer des locaux qui n’étaient plus utilisables, dont le salon d’honneur. « Il fait 9 mètres sur 18, la mosaïque romaine fait 6 mètres sur 9, nous allons proposer à la Région d’accueillir la mosaïque ici », lance le maire Jean-Luc Chapon avec son éternel sourire, avant de préciser qu’il proposera cette solution à la Région la semaine prochaine. C’est que l’édile ne se contente pas de reprendre une idée évoquée notamment par les élus d’opposition au conseil municipal : il veut intégrer la mosaïque dans un projet plus large, impliquant tout le premier étage de l’ancien évêché. « On va essayer de loger la culture à cet étage, avec le Centre d’interprétation architecturale et patrimoniale, l’Office de la culture, l’animatrice du patrimoine, et la mosaïque », présente-t-il, sachant que l’étage du dessus accueille déjà le musée municipal.

Le plafond à la française tout neuf du salon d'honneur de l'ancien évêché d'Uzès, pressenti par le maire pour accueillir la mosaïque romaine (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le plafond à la française tout neuf du salon d'honneur de l'ancien évêché d'Uzès, pressenti par le maire pour accueillir la mosaïque romaine (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Tout ça ne se fera pas en un jour, puisque le maire estime que si elle revient dans la cité ducale, la mosaïque romaine ne le fera pas avant quatre ans, le temps des études et de la restauration. Une restauration que la ville, grand prince, se propose de payer : « les experts estiment qu’il y en a pour 50 000 à 100 000 euros, et nous sommes prêts à payer entièrement la restauration jusqu’à 200 000 euros », annonce l’édile. On ne pourra pas dire qu’Uzès ne fait pas tout son possible pour récupérer sa mosaïque romaine…

La fameuse mosaïque (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)
La fameuse mosaïque (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)

En parallèle, l’aménagement intérieur des pièces ainsi récupérées et le décapage de la cour, pour remplacer le revêtement goudronné qui a vécu par de la « clapissette », un mélange de gravier et de sable, seront les prochains chantiers. À moyen terme, la reprise de la façade-est et l’installation d’un ascenseur extérieur sont également au programme. L’ancien évêché est donc loin d’en avoir fini avec les travaux.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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