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UZÈS Un collectif juge le centre culturel surdimensionné

Vue d'artiste de l'Ombrière (Cabinet DE-SO / DR)

Le futur centre culturel et de congrès de la Communauté de communes du Pays d’Uzès (CCPU), dénommé l’Ombrière, ne fait pas l’unanimité.

Vue d’artiste de l’Ombrière (Cabinet DE-SO / DR)

Ainsi, un collectif de citoyens s’est organisé et a déposé fin janvier un recours gracieux contre le permis de construire du projet. Un recours justifié dans une lettre ouverte adressée il y a quelques jours aux élus locaux, départementaux, régionaux et à la Direction régionale des affaires culturelles.

À la lecture de cette missive, on apprend que le collectif ne s’oppose pas au principe d’un centre culturel à Uzès, mais que le projet tel qu’il est conçu l’inquiète. Appuyant leur argumentation sur une comparaison avec d’autres salles, dont le Cratère d’Alès ou Paloma à Nîmes, les signatires estiment que le coup du projet (5,8 millions d’euros TTC), ses caractéristiques (900 places assises et jusqu’à 1 400 places debout), le rythme de programmation prévu (20 à 30 dates annuelles) et le budget de fonctionnement planifié (le collectif parle de 150 000 euros annuels, tout en précisant que ce chiffre n’est pas officiel) démontrent que « ce centre culturel est surdimensionné et disproportionné par rapport aux besoins, aux attentes et à la fréquentation potentielle des habitants du territoire. »

Pour eux, « il est temps de reprendre ce dossier de la bonne manière, à savoir élaborer le projet culturel du territoire, en concertation avec les associations et acteurs culturels et définir en conséquence l’outil centre culturel le mieux adapté pour y répondre. » Le collectif se dit « prêt à participer à ce travail » -au même titre que d’autres associations, du reste- et sollicite de nouveau un rendez-vous avec les responsables du projet à la CCPU.

Thierry Allard

34 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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2 commentaires

  1. Les municipalités investissent à tour de bras, grâce aux SPL (société publique locale), les crédits sont pris avec l’argent des contribuables, rien n’arrête ces systèmes. Souvent, les élus sont à la tête de SPL, ils cumulent alors des attrtibutions, salaires, dividendes…L’opacité est là, le fonctionnement n’a de comptes à rendre à personne (c’est ce qui est dit, dans les entourages des mairies). Uzès ni échappera pas, la tentation est grande !

  2. Le Maire d’Uzès est déjà coutumier de dépenses disproportionnées à caractère soi-disant culturel…Les Arênes d’Uzès, bâtiment en dur construit pour seulement quelques représentations estivales (taureaux-piscines), réhabilitation de l’Ancien Hôpital (désaffecté) à grand frais pour on ne sait quelle utilisation de ces m2…Voilà maintenant qu’il réitère avec ce centre culturel aux dimensions extravagantes pour cette ville de moins de 9 000 habitants. On se demande bien, pour qui connaît Uzès, quel type de spectacle pourrait remplir cette salle et la rentabiliser…Alors qui va payer sinon le contribuable de l’Uzège ces nouvelles dépenses au moment où l’Etat se désengage et où l’équilibre des Finances locales est de plus en plus compromis ? D’autant que la Ville d’Uzès est déjà pas mal endettée. Sachant qu’il n’y a même pas une piscine d’hiver pour les enfants, ce projet répond t-il à l’intérêt général ? Les habitants ont-ils été consultés ?

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