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NÎMES Expulsion de Moussa : le dossier réexaminé demain matin

Cet après-midi, près de cent cinquante personnes étaient venues témoigner leur soutien à Moussa devant les grilles de la préfecture du Gard

Serait-ce la forte mobilisation engendrée par le cas du jeune Guinéen ou son retentissement médiatique qui a largement franchi les frontières du département pour finir par faire écho en haut-lieu ? Toujours est-il que le dossier du jeune réfugié, menacé d'expulsion vers son pays d'origine et qui prétend risquer sa vie en regard de son homosexualité revendiquée, sera réexaminé demain à la demande du ministère de l'Intérieur alors même qu'un militant gardois qui soutient sa cause vient d'être placé sous contrôle judiciaire pour " dégradation d'un bien public, outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique et refus de se soumettre à un relevé ADN ".

À 17h, aujourd'hui, une nouvelle manifestation de soutien organisée devant les grilles de la préfecture a rassemblé environ 150 personnes. Demain, 1er mai, les militants des associations et les citoyens se sont donnés rendez-vous à 14h devant l'entrée du centre de rétention de Nîmes où est retenu Moussa. Selon nos informations, le préfet aurait refusé au jeune acrobate africain la possibilité de pouvoir consulter un psychiatre comme il le réclamait. À suivre...

Philippe GAVILLET de PENEY

philippe@objectifgard.com 

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Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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2 réactions sur “NÎMES Expulsion de Moussa : le dossier réexaminé demain matin”

  1. Très impatient de connaître le résultat du réexamen du dossier de Moussa : le ministre de l’intérieur lui-même pense que cela est nécessaire, c’est donc que la situation est limite de chez hors jeu. C’est la protection des personnes persécutées qui est en jeu : expulser Moussa bafoue un droit fondamental.
    Si 20h de garde à vue peuvent contribuer à débloquer les dossiers, il va y avoir foule au commissariat.

  2. Vu la suite des événements, Moussa actuellement jugé pour refus d' »embarquement au TGI de Lyon, on peut se demander si la source de cet article (le réexamen du dossier à la demande du ministère de l’intérieur) est errronée, ou si, la réunion ayant effectivement eu lieu, elle a donne le résultat que déplorent 25000 signataires de la pétition qui réclament la libération et la protection pour Moussa. Une réponse ?

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