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FAIT DU JOUR Feria d’Alès : ce qu’elle évoque pour eux…

Paquito sur le boulevard Louis-Blanc lors de la Feria d'Alès. Photo Tony Duret / Objectif Gard

En ce jour d'ouverture de la feria d'Alès, Objectif Gard a demandé à plusieurs personnalités et acteurs de la feria de raconter ce qu'elle évoque pour eux et, pour certains, de livrer des souvenirs marquants de cet événement incontournable de la capitale cévenole.

Christophe Rivenq. Photo Eloïse Levesque/Objectif Gard

Christophe Rivenq, directeur général des services de la ville d'Alès

« Pour moi, la feria, c'est le début de l'été, c'est la fête. C'est la période pendant laquelle les soucis passent au second plan. C'est aussi la rencontre, un moment où il n'y a plus de barrières. Quant au souvenir marquant, c'était en 1997 ou 1998 quand des taureaux se sont échappés pendant un encierro autour de la mairie. Sur le coup, on a eu peur qu'ils partent vers la foule, mais après des recherches toute la nuit, on les a retrouvés près du Gardon. C'est finalement un vétérinaire qui les a endormis ! »

Sophie Brunel, responsable de la boutique Caractère. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Sophie Brunel, responsable de la boutique Caractère, rue Saint-Vincent

« Nous, la feria, elle nous empêche de travailler. C’est bouché partout, il y a énormément de monde… C’est l’enfer ! De plus, quasiment personne ne rentre dans notre magasin pendant cette période, ce qui représente environ 30 ou 40% de pertes. Du coup, pour la première fois cette année, nous allons fermer le lundi et le mercredi. Si on osait, on fermerait complètement ! »

L Atelier de Marie. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Marie-Hélène Monier, responsable de l’Atelier de Marie, place Gabriel Péri

« Depuis 18 ans que je tiens l’établissement sur Alès, la feria c’est synonyme du démarrage des festivités sur la ville. Nous, nous sommes un peu excentrés par rapport au cœur de la fête, donc les gens qui viennent chez moi sont ceux qui recherchent un peu de tranquillité. Vous savez, l’Atelier de Marie, c'est un paquebot qui est ouvert toute l’année, donc ça ne change pas grand-chose pour nous, même si quelques groupes viennent se produire. Ça reste un événement familial, beaucoup plus que la feria de Nîmes, et il faut que ça le reste ! »

Patrice Diaz, responsable de la brasserie Le Temps. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Patrice Diaz, responsable de la brasserie Le Temps, Grand’rue

« Dans la Grand’Rue, la feria, c’est quelque chose de très familial. Tout se passe très bien, même si on peut noter un bémol : la Ville nous oublie complètement au niveau des animations. Les peñas, on ne les voit pas passer. Du coup, chaque commerçant propose ses propres animations et il y a une bonne ambiance. Pendant cette période, on augmente notre chiffre d’affaires d’environ 20%. Et on joue le jeu en ouvrant le soir, ce que l’on ne fait pas le reste de l’année. »

Arnaud Bord, juré au concours d'abrivado. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Arnaud Bord, juré au concours d'abrivado

« La feria d'Alès, c'est l'ouverture des festivités estivales. C'est la convivialité et une très belle fête familiale qui permet, à tous les âges, de trouver son plaisir. À Alès enfin, contrairement à Nîmes, les bodegas sont ouvertes et de vrais efforts sont entrepris sur les animations, gratuites de surcroît. Quant à mon souvenir marquant, il est autour de la tauromachie. C'est la venue en 2012 de Thomas Joubert, encore à l'époque Tomasito, un torero pour qui j'ai beaucoup d'affection : de voir un ami dans l'arène donne une dimension particulière à une corrida. Je n'oublierai pas non plus cette novillade de 2016 où j'étais avec deux amis qui pénétraient pour la première fois dans une arène. Ils ont assisté à la grâce d'un novillo, un moment rare et exceptionnel. Ils m'en reparlent encore. »

Samir Arfi, gérant du Coin Gourmand. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Samir Arfi, gérant du Coin Gourmand, place Henri Barbusse

« Il y a du bon et du moins bon pendant la feria. Ce qui est positif, c'est qu'il y a une bonne ambiance et ça met un coup de boost économique : en quelques jours, on fait l'équivalent de 2-3 mois d'activité. Le bémol, c'est la "super" organisation entre la mairie et ses petits chouchous. On fait tout pour que certains se développent et les autres comme moi, pfff... Je me suis plains plusieurs fois, mais ça ne change rien. Mon meilleur moment de la feria ? C'est quand ça s'arrête ! Et ouais, je commence à 9h et je finis à 2h du matin pendant toute la feria. Mes journées sont pleines ! »

Élodie Boschet & Tony Duret

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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