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GARD Faire garder son enfant pour favoriser la recherche d’emploi

Première signature dans le Gard d'une charte nationale avec la crèche Rangueil à vocation d'insertion professionnelle.

Les représentants de Pôle Emploi, l'État et la CAF ont signé la convention AVIP (photo Corentin Corger)

Au niveau national, une centaine de crèches a déjà signé la convention AVIP, à vocation d'insertion professionnelle. La première signature dans le Gard a eu lieu ce mercredi, à la crèche Rangueil de Nîmes. L'objectif est de donner en priorité des places dans les crèches pour garder les enfants de parents qui sont à la recherche d'emploi. 

En partenariat avec l'État, Pôle Emploi et la CAF, la première convention AVIP a été ratifiée dans le Gard, à la crèche Rangueil. Un établissement qui n'a pas été choisi au hasard pour expérimenter ce projet, puisqu'il est financé par la Caisse d'allocations familiales. La charte prévoit 10 places ouvertes au dispositif AVIP avec un minimum d'accueil de l'enfant de 10 heures par semaine. Une garde d'enfants souvent issus de familles monoparentales qui va permettre au parent de pouvoir chercher plus facilement un emploi, la question de la disponibilité étant un des points clés lors d'un entretien.

Et avant d'en venir là, il faut déjà dégager du temps pour mettre à jour son CV, aller aux rendez-vous avec son conseiller et solliciter les employeurs. "La recherche d'emploi c'est à temps plein", résume Philippe Blachère, directeur de Pôle emploi Gard Lozère. "On s'est rendu compte que les demandeurs arrivaient avec d'autres problèmes que le simple fait de rechercher un emploi. La garde d'enfants pouvait être aussi un handicap." Sur toute la durée de l'opération, entre 6 et 12 mois, Pôle emploi met à disposition des agents qui travaillent à temps plein sur un accompagnement global.

Un service complémentaire qui va permettre à la personne de consacrer pleinement à la recherche d'emploi. "L'objectif est de faciliter l'emploi des familles les plus précaires", précise François-Xavier Degoul, président du conseil d'administration de la CAF. Un dispositif qui va surtout concerner les familles monoparentales, souvent plus touchées par le chômage. Sur les 50 enfants accueillis à la crèche Rangueil, 33% n'ont qu'un seul parent. Un lieu qui va permettre au parent de créer aussi du lien social avec les autres parents par l'intermédiaire d'activités afin de ne pas s'isoler.

Sur le papier 10 places sont évoquées mais en réalité ce seront plus de 10 familles qui pourront en bénéficier. Car certains enfants n'auront besoin que de quelques heures de manière ponctuelle. La crèche Rangueil devrait ouvrir la voie à d'autres labellisations. C'est déjà le cas pour le centre Sidscavar à Rochefort-du-Gard, qui regroupe huit crèches et dont 40 places seront disponibles dans le cadre du dispositif AVIP. Fin 2018, une évaluation est prévue par un comité de suivi pour dresser un bilan de cette expérimentation, qui devrait en tout cas offrir de meilleures aux personnes motivées pour rechercher un emploi. De là en trouver un, c'est une autre histoire...

Corentin Corger

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