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CINÉMA Alexandra Lamy : « j’ai beaucoup plus le trac à Alès que dans d’autres villes… »

L'actrice de 46 ans présente ce lundi soir, en avant-première, à Nîmes et Alès, le film "Le Poulain" où elle interprète une directrice de campagne dans une comédie politique.

Alexandra Lamy partage l'affiche avec l'acteur Finnegan Oldfield (photo Bac Films)

À l'affiche du premier long métrage de Mathieu Sapin, "Le Poulain", Alexandra Lamy a accordé une interview à Objectif Gard. Dans ce film, elle incarne le personnage d'Agnès Karadzic, une femme politique manipulatrice. Cette comédie politique est diffusée en avant-première ce lundi soir au Kinepolis de Nîmes et au CinéPlanet d'Alès, pour une sortie programmée le 19 septembre. 

Objectif Gard : Comment vous vous êtes retrouvé à jouer le personnage d'Agnès Karadzic ? 

Alexandra Lamy : "C'est Mathieu Sapin, tout simplement, qui m'a passé son scénario. Sur le coup, un film sur la politique, je me suis dit : "oh ça va être un peu ennuyeux, pas très sexy." Et puis en fait en lisant le scénario, j'ai trouvé ça extrêmement bien écrit. On retrouve aussi sa petite patte d'auteur de BD. J'ai trouvé le personnage d'Agnès hyper intéressant. Ce n'est pas un personnage que j'ai vraiment joué encore au cinéma. Un peu perverse, carnassière, prête à tout pour réussir (rires). Finalement, c'est un film sur les Primaires mais pas sur la politique elle-même. Surtout, sur comment ça se passe à l'intérieur. Quand j'ai vu le film je l'ai trouvé encore mieux. Parce qu'à l'écriture, ce n'est pas évident de tout comprendre, ça paraît moins facile d'accès. Mais je trouve que la façon dont il a réalisé le film, tous les messages qui apparaissent, cette originalité rendent le film très fluide.

Comment qualifiez-vous ce film ? 

C'est une vraie comédie avec un vrai fond. Je trouve le film assez sexy. D'ailleurs est-ce que le pouvoir ça ne s'apparente pas à la sexualité (rires) ? Ça m'a vraiment amusé. Et puis j'ai adoré tourner avec Mathieu. C'est quelqu’un d’extrêmement calme et posé. On a eu un super accueil au festival d'Angoulême où on a rempli quatre salles. On a eu des supers retours de la presse. En revoyant le film, on sent dans chaque cadre son côté BD. C'est très précis. On sent exactement ce qu'il veut dans chaque plan.

Une préparation particulière a-t-elle été nécessaire pour jouer votre personnage ? 

Oui, il faut bien le travailler en amont. J'ai regardé beaucoup de documentaires, de débats politiques, surtout de femmes. Pour voir comment elles se comportaient, elles parlaient. La gestuelle. J'ai regardé un peu toutes les femmes politiques. Je n'ai pas voulu coller à une seule parce que dans le film, elle n'en représente pas une seule. On ne sait pas d'ailleurs quelles sont ses idées. C'est plus la façon de montrer qu'elle est prête à tout pour acquérir le pouvoir. Effectivement, ça m'a amusé. Ce qui est important aussi c'est que j'ai travaillé avec ma maquilleuse. Je voulais qu'Agnès, mon personnage, ait un rouge à lèvres rouge et qu'elle soit physiquement un peu séduisante avec une bouche gourmande. Je ne voulais surtout pas que cette femme ne soit qu’antipathique. Ça n'aurait pas marché, comment pourrait-elle manipuler les gens, sinon ?

Séductrice, pour charmer le poulain, Arnaud, dont elle tombe amoureuse ? 

Je pense qu'elle joue un peu. Elle est très manipulatrice. Elle a ce petit jeune. Au début, elle aime bien avoir un pouvoir sur lui parce qu'il la suit et ça l'amuse. Ce que je trouve intéressant, c'est qu'au début elle lui apprend le métier et finalement, elle se rend compte qu'il apprend très, très bien !

Vous êtes à Alès, ce soir. C'est toujours particulier de présenter votre travail dans votre ville d'origine ?

Bien sûr ! C'est important parce que je suis toujours ravie et émue d'amener mes films à Alès. Parce que je ne veux pas oublier ma région. Je la défends tout le temps, j'en parle beaucoup. À chaque fois, le public répond présent. Je vois encore le dernier film, on s'est demandé si on allait pas bloquer tout le cinéma pour profiter du film de Franck Dubosc (Tout le monde debout, NDLR). C'est une façon pour moi de rendre aux spectateurs. Ils viennent, j'amène le film. Je trouve ça cool d'être soutenue par une région.

Le regard de ce public est important ?

C'est toujours émouvant, parce que je connais les trois-quarts de la salle. Les amis, la famille, et les amis des amis de la famille. Parfois, j'ai même un peu le trac, beaucoup plus que dans d'autres villes. Forcément, c'est ma ville. Je connais beaucoup de monde et à chaque fois ils répondent présent. C'est super !

Propos recueillis par Corentin Corger

Diffusion au Kinépolis à 19h30. Tarif normal : 6€50 / Moins de 14 ans : 6€20.

Diffusion au CinéPlanet à 21h30. Tarif spécial : 6€50 / Moins de 14 ans : 5€90.

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