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NÎMES OLYMPIQUE Remy Levy : « J’avais la photo d’Adolf Scherer dans ma chambre »

Le bâtonnier du barreau de Montpellier et président du MHB est un supporter du Nîmes Olympique du début des années 1970. Mais aujourd’hui, son cœur penche davantage pour le MHSC.

Figure du sport montpelliérain, Remy Levy est incollable sur l’histoire des Crocos des seventies. Jeune homme, il a même failli signer au Nîmes Olympique.

Objectif Gard : Que représente le Nîmes Olympique pour vous ?

Remy Levy : «Mes parents sont venus s’installer à Montpellier en 1969 et mon père avait de la famille à Nîmes. Avec mes cousins, nous partions, à pied, de la place Bellecroix pour aller au stade Jean-Bouin. Je me souviens d’une foule très compacte. J’arrivais de Poitiers alors, entrer dans ce stade, c’était un rêve.»

« Henri Augé était un libero formidable »

Quels étaient vos Crocos préférés ?

«J’avais la photo d’Adolf Scherer dans ma chambre. Celle où il marque le penalty de la victoire contre Marseille, en coupe de France. J’étais présent à ce match qui se jouait à Alès. J’ai beaucoup d’admiration pour ce joueur. Il avait une grosse activité au milieu de terrain et il avait un jeu très propre. Puis il y avait Henri Augé qui était un libero formidable. Il m’impressionnait. Sans oublier Jean-Marie Marcellin dit "Belette" et Pircalab, le dribbleur fou.»

Conservez-vous des souvenirs de matches en particulier ?

«Oui, je me rappelle quand le mur est tombé derrière Escale, le gardien de Marseille. Des rencontres contre Saint-Etienne et Nantes, avec des entames de matches à la Firoud. Il y avait une ambiance de corrida. C’était quelque chose.»

La photo qui trônait dans la chambre de Remy Levy quand il était adolescent (photo collection privée d’Adolf Scherer)

Quelle est votre histoire avec le football à Montpellier ?

«Quand je suis arrivé, Montpellier était au même niveau que Poitiers, en CFA. J’ai signé à Montpellier pour la dernière année du SOM (Stade Olympique Montpellierain) et du stade de Pont Juvenal. J’ai joué ensuite à Montpellier-Littoral en cadets, juniors et seniors. Mais à cette époque, le renouveau était à Nîmes. Les jeunes Crocos allaient toujours loin en coupe Gambardella.»

« Mes parents n’ont pas voulu que je signe à Nîmes »

Auriez-vous aimé jouer au Nîmes Olympique ?

«Jeune joueur, j’étais libero et gaucher. Aimé Grumbach, l’un des dirigeants nîmois m’avait fait une proposition pour venir. Mais il fallait que je prenne le train tous les jours après le lycée et repartir le soir. Mes parents n’ont pas voulu que je signe à Nîmes.»

C’est un regret ?

«Oui, ça a été une petite frustration, mais j’étais bien aussi à Montpellier avec mes copains. À l’époque, on jouait pour le plaisir et on ne pensait pas à être professionnel.»

Lors du derby, pour qui serez-vous ?

«Je suis Montpelliérain avant tout mais j’ai un petit côté cœur pour Nîmes, car c’est mon enfance et la découverte du haut niveau. Mais j’ai grandi avec la Paillade.»

Quel est votre pronostic ?

(Il rigole) «2-1 pour Montpellier.»

Propos recueillis par Norman Jardin 

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