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ASSISES Meurtre de son père : la fille aînée a-t-elle tué le tyran domestique ?

Photo B.DLC/ Objectif Gard. A Beaucaire le jour du meurtre, le 1 avril 2016,

Une jeune femme, âgée de 22 ans, est accusée de "meurtre par ascendant". Carmen, comparaît devant la cour d'assises du Gard à partir de lundi matin, pour avoir tiré et tué d'une balle dans la tête son père. Des faits qui se seraient déroulés dans un contexte de violences familiales avec le père, décrit par son épouse et ses enfants comme un tyran domestique. 

Le procès qui s'ouvre lundi matin devant la cour d'assises du Gard promet d'âpres débats et de l'émotion. La jeune femme à peine âgée de 19 ans au moment des faits avait-elle l'intention d'abattre son père ou bien s'agit-il comme elle le déclare d'un accident ? L'affaire se déroule dans un huis-clos familial fait de violences régulières et de coups multiples si l'on en croit les habitants de ce petit pavillon de Beaucaire, proche du stade de rugby.

Le 1er avril 2016, en fin d'après-midi, les services de police sont appelés sur place pour un homicide par arme à feu. C'est le père de famille qui a été abattu. Son corps est sur le sol devant le canapé du salon. La journée et la veille, plusieurs altercations se seraient déroulées dans cette villa. Les enfants seraient intervenus pour éviter que la mère de famille soit frappée par son mari. Un homme qui a également reproché à sa fille Carmen " de parler français à son frère" alors qu'il exige en sa présence que la langue espagnole soit en vigueur chez lui ! La fille aînée aurait été obligée de quitter l'école à 16 ans pour ne s'intéresser qu'aux tâches domestiques.

Depuis le meurtre, Carmen est incarcérée. "Elle préfère la prison à sa vie d'avant, chez elle", d'après une lettre qu'elle a envoyée de la maison d'arrêt. Une jeune femme qui n'a pas été déclarée par son père à la naissance car lui voulait, selon les renseignements récoltés par les enquêteurs, un garçon et souhaitait même que son épouse avorte. Les investigations vont mettre en avant pour la jeune accusée, qui était jusqu'alors inconnue de la justice, son parcours de vie émaillée " de violences, de menaces " et d'une ambiance familiale très tendue au domicile lorsque le père était de retour du travail.

Pour les proches de la victime, les propos de l'épouse et des enfants sont des allégations mensongères. Le frère comme le père de la victime évoquent à l'unisson un homme qui ne commettait pas de violences sur ses proches. Le verdict devrait tomber mardi soir....

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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