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FAIT DU JOUR Un Tour de France 2019 à l’accent gardois

La Grande boucle 2019 s’arrêtera dans le Gard du 21 au 24 juillet prochain avec notamment une étape 100% locale.

À un regard près, celui de Jacky Valy, la photo était réussie. Julien Plantier, Jean-Paul Fournier et Denis Bouad regardant dans la même direction (photo Corentin Corger)

Pour la 18e fois, Nîmes a été choisie pour être ville étape du Tour de France. La première date remonte à la troisième édition en 1905. La cité des Antonin sera ville d’arrivée et de départ lors de l'étape du 22 juillet.

Au repos la veille et au départ du Pont du Gard le lendemain, ce sont trois jours et trois nuits que le peloton va passer dans le Gard. Présentation en détails. C’est l’événement planétaire du mois de juillet retransmis dans 190 pays : le Tour de France. La course cycliste la plus célèbre et prestigieuse du monde. Pendant trois jours, le monde aura les yeux rivés sur Nîmes et le Gard.

"On est très satisfait. Pour Nîmes et le Gard, ce sera un grand moment de convivialité et populaire. L'image que l'on va transmettre sur les chaînes internationales sera un moment très fort", se réjouit Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes. Il suffit de voir la qualité de la cérémonie de la présentation officielle du parcours 2019 pour se rendre compte de l’importance de la Grande boucle. Un Palais des congrès garni de plus de 3 500 personnes dont près de 300 journalistes.

De plus l’épreuve 2019 fête les 100 ans de la création du maillot jaune. "Créé pour distinguer le meilleur coureur parmi le peloton, symbole de courage et de bravoure", comme le définit Jean-Étienne Amaury, président d’Amaury Sport Organisation (ASO), la société organisatrice du Tour de France.

Mark Cavendish sera de retour à Nîmes après sa victoire en 2008 (photo Corentin Corger)

Pour l’occasion, le tracé marque les esprits avec trois arrivées au-delà de 2 000 mètres d’altitude (Tourmalet, Tignes, Val Thorens, NDLR). Du jamais vu ! Les figures actuelles et historiques de la discipline étaient donc au rendez-vous. Ce sont d’abord les coureurs actuels qui sont montés sur scène : les Français Pierre Latour et Julian Alaphilippe, le quadruple vainqueur Christopher Froome, le tenant du titre Geraint Thomas et Mark Cavendish.

Le sprinteur britannique avait gagné en 2008 à Nîmes. Encore en activité, il est le recordman de victoires d’étapes avec trente succès. Place ensuite aux légendes Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain, chacun vainqueur de cinq épreuves. Rejoints ensuite par le chouchou du public, Raymond Poulidor, qui a terminé huit fois sur le podium. Un record. Sans jamais parvenir à gagner le Tour ce qui a valu à « Poupou », la blague de cette présentation : "à nous quatre, nous avons gagné 15 Tour de France !". Fabuleux.

Après une magnifique vidéo pour retracer l’édition précédente et dont les moyens visuels mis en place laissent déjà augurer des images exceptionnelles pour nos paysages gardois, place à un clip de présentation de la ville du grand départ, Bruxelles. Afin de rendre au hommage à la ville d’Eddy Merckx, surnommé le Cannibale, qui a porté le maillot jaune durant 111 étapes ! Sur les 266 champions qui l’ont porté, une trentaine avait fait le déplacement. Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, regarde sa montre, il est 12h21, l’heure du dévoilement tant attendu du tracé 2019 est arrivée.

Un jour de repos et deux étapes dans le Gard

Passons au vif du sujet. Pour le Gard, les hostilités débuteront le soir du dimanche 21 juillet après l’arrivée de la 15e étape à Foix Prat d’Albis. Le Tour prendra ses quartiers le soir même à Nîmes afin d’être sur place pour la journée de repos du lundi 22 juillet. Une journée placée sous le signe de la fête populaire avec la possible installation d’une "Fan Park" qui proposerait différentes animations. À 100 jours du grand départ, le 29 mars, les villes concernées participeront à la dictée du Tour qui récompensera huit jeunes pour vivre en direct une étape.

Le mardi 23 juillet, reprise de la compétition avec 177 kilomètres et une boucle de Nîmes à Nîmes et pour la première fois un passage sur le Pont du Gard. "C'est ce qui pouvait nous arriver de plus beau. Ça va être formidable. Les téléspectateurs du monde entier vont découvrir les richesses de notre département.", s'impatiente Denis Bouad, président du Conseil départemental.

On ne connaît pas encore les villes qui seront traversées par cette étape intégralement gardoise. Mais Christian Prudhomme a donné quelques pistes comme Uzès, un nom confirmé par Denis Bouad. Également supposées, les communes qui accueillent habituellement l’Étoile de Bessèges : Bellegarde, Beaucaire, Laudun-L’Ardoise, Alès et Bessèges qui avait été traversée par l’édition 2017. ASO fournit un parcours prévisionnel, envoyé dès ce jeudi, qui sera étudié à la préfecture lors de réunions d’explication. Le tracé définitif sera connu courant janvier ou février.

Vue aérienne de Nîmes au moment d'évoquer cette 16e étape (photo Corentin Corger)

Pour cette course en ligne, et non un contre-la-montre dont il n’a d'ailleurs jamais été question, tout comme une hypothétique étape Limoux-Nîmes, le départ se fera devant les arènes. Traversé lors de la Vuelta 2017, l’amphithéâtre romain sera investi à cette époque par la scène du Festival de Nîmes. L’arrivée qui verra sans doute un sprint massif aura lieu sur le périph’ devant les Sept Collines. "Être ville d’arrivée et de départ grossit forcément l’enveloppe", souligne Julien Plantier, adjoint au maire délégué aux sports à la mairie de Nîmes. Le coût pour la Ville revient entre 250 et 300 000 euros. "On sera plus près des 250 000 euros", précise l’élu. Comme on évoque le budget, le Département devra débourser environ 70 000 euros. Des chiffres qui risquent certainement d’évoluer.

Le mercredi 24 juillet, lors de la 17e étape, il sera temps de quitter le Gard. Avec un départ inédit pour le Tour de France, normalement prévu sur le Pont du Gard. En 2004, une étape de l’unique Tour du Languedoc-Roussillon s’était élancée de l’aqueduc romain. Le début du tracé sera antique et se poursuivra chez le voisin vauclusien avec la visite du théâtre d’Orange et un passage par Vaison-La-Romaine. L’arrivée aura lieu 206 kilomètres plus tard à Gap.

1 700 lits réservés par nuit

Julien Plantier et Jean-Paul Fournier le doigt pointé sur Nîmes aux côtés de Christian Prudhomme (photo Corentin Corger)

L’argent dépensé par les collectivités locales peut sembler dérisoire par rapport aux retombées économiques qui s’annoncent. "Le Tour de France quand on réserve les logements, c’est 1 700 lits", annonce Cyrille Tricart, responsable du département des relations extérieures chez ASO. Un chiffre qu’il faut multiplier par les trois nuits que le peloton va passer à Nîmes. Des réservations déjà effectuées par l’organisation. Le nombre d’hôtels est un critère très important dans l’accueil du Tour.

"La bonne situation de Nîmes et sa capacité d’hébergement nous ont rapidement poussé à rester plusieurs jours. Même si trois jours c’est assez rare", confie Cyrille Tricart. Un parc nîmois que Julien Plantier ne considère pas assez grand : "on l’a vu avec la Vuelta, ce n’était pas suffisant et nous avons fait appel aux villes limitrophes". Pourquoi pas Beaucaire où le Tour pourrait passer ? Quand on a posé la question à Jacky Valy, délégué aux sports au Conseil départemental, un grand sourire est apparu sur son visage. L’avenir nous dira rapidement si c’est un oui !

Corentin Corger

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