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JEUDI SPORT Service maximum pour le Nîmes Volley-Ball

Invaincues cette saison, les filles du Nîmes Volley-Ball souhaitent retrouver l'élite du championnat amateur et s'y stabiliser. Pour ça, près de 150 000 euros supplémentaires sont nécessaires.

L'équipe première féminine du Nîmes Volley-Ball (photo NVB)

Le Jeudi Sport c'est l'occasion de mettre à l'honneur des clubs gardois dont on ne parle pas assez. Aujourd'hui, zoom sur l'équipe féminine du Nîmes Volley-Ball qui a débuté le championnat tambour battant en remportant ses huit premiers matches. Les Nîmoises veulent retrouver l'élite du championnat amateur, mais pas à n'importe quel prix. 

C'est avec une passion inébranlable que Maurice Niel, membre du Nîmes Volley-Ball depuis 25 ans et président depuis une dizaine d'années, évoque la situation de son club. Formateur chez les filles et les garçons jusqu'à la catégorie Cadet (17 ans), le NVB, ne possède qu'une équipe féminine en Senior. Présente à quatre reprises en Élite, la plus haute division au niveau amateur, sur les six dernières années le club fait l'ascenseur avec la Nationale 2.

Deuxièmes du championnat avec huit succès obtenus en autant de matches, les Nîmoises veulent retrouver l'Élite, où elles évoluaient la saison dernière. "Notre budget ne nous permet pas d'aller plus haut", explique le président. Au-dessus c'est le monde professionnel et la Ligue A, mais ça c'est réservé aux formations qui en ont les moyens. "Pour éviter de descendre, en cours de saison j'aurais pu acheter deux joueuses de haut niveau mais financièrement j'aurais coulé le club", déplore Maurice Niel, qui gérait alors le plus petit budget du championnat.

Un budget à doubler pour rester en Élite 

Les filles, en bleu ciel, ne font pas trop trembler les filets cette année (photo NVB)

Alors le NVB est retourné une nouvelle fois en Nationale 2 en conservant un noyau dur de joueuses majeures. Et comme tout club qui a des moyens limités, la formation est mise à l'honneur avec près de 500 licenciés. "C'est plus facile de remonter que de se maintenir", concède notre interlocuteur au milieu de la conversation. Ses filles sont sur le bon chemin, mais pour cela il faudra terminer premier de la Poule B. Elles sont actuellement deuxièmes du classement, derrière Nantes qui compte un match supplémentaire et qui ne peut pas monter. Mais le jeu du yo-yo commence à agacer et le NVB aimerait se stabiliser en Élite. "Remonter oui, mais pas n'importe comment, avec un budget adéquat", précise le président.

Ce dernier, pour l'équipe première, doit plus que doubler les fonds, de 100 000 euros cette année à 250 000 euros, pour espérer s'imposer sur le long terme. "Nos partenaires sont surtout les collectivités (ville de Nîmes, Département, Région) et surtout un privé important, Océan", détaille Maurice Niel. Une somme qui permet actuellement de défrayer tout juste les joueuses qui résident hors de Nîmes et les primes de match n'existent pas. "L'aide est plutôt logistique et administrative. Nous avons trois filles qui viennent de l'étranger que nous avons aidé notamment pour trouver du travail." 

Le coach Elie Merheb donne ses consignes à ses joueuses (photo NVB)

L'argent est de plus en plus le nerf de la guerre dans le sport et "la corrélation entre le budget et le niveau de jeu est très importante au volley", conclut le président. Mais heureusement, le terrain réserve toujours sa part de surprise et de bonheur. Demi-finalistes la saison passée en coupe de France, les Nîmoises accueillent, le 11 décembre, le club professionnel de Chamalières en 8e de finale. Avant ça, dimanche à 15h, il faudra battre Gruissan en championnat au gymnase Gaston Lessut à Saint-Césaire pour rester invaincu et viser la remontée.

Corentin Corger

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