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GARD L’eau, une ressource vitale, une gestion radicalement différente ?

Marais de Camargue Franqueveaux (photo Véronique Camplan)

Geneviève Blanc, vice-présidente du Département, déléguée à l'environnement et à la prévention des risques, a présenté les objectifs d'une réflexion qui durera toute l’année 2019 devant une assemblée constituée des représentants de l’Agence de l’eau, de la direction départementale des territoires et de la mer, de la Région Occitanie ainsi que des nombreux établissements, syndicats, élus, acteurs de la gestion et usagers de l’eau.

Le département du Gard est particulièrement vulnérable aux épisodes de sécheresse. Le risque d’un déficit chronique de la ressource en eau est donc particulièrement prégnant. Depuis les années 2000, le Gard a connu des sécheresses sévères comme celles de 2003 et 2005. Aussi, dès 2010, la collectivité s'est dotée d’un " Schéma de gestion durable de la ressource en eau " qui projetait des perspectives d’évolution des besoins multi-usages à l’horizon 2030.

Une démarche volontariste et innovante

L’année 2017, avec 200 jours de classement en alerte sécheresse, dont 69 jours en niveau de crise, a fait toucher du doigt la réalité du changement climatique et les risques qu'il fait courir sur les hommes, les cultures, les usages. Cette accélération du changement climatique liée à l'augmentation des besoins, conduisent aujourd’hui le Département à se doter d’un nouvel outil de prospective et de planification des usages de l’eau pour garantir durablement l’accès à une ressource de qualité, respectueuse de l’environnement.

(photo Corentin Corger)

Cette démarche volontaire du Département est soutenue par la Région Occitanie, l’État via la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) et l’Agence de l’eau. L'étude prospective, confiée au groupement BRL Ingénierie et SAS Hydrofis, étudiera la vulnérabilité de notre ressource en eau et proposera des solutions pour prévenir d’éventuelles pénuries.

Ce n’est pas une réponse qu’il nous faut trouver mais bien un ensemble de réponses, note Geneviève Blanc, vice-présidente déléguée à l'environnement et à la prévention des risques. Nous devrons réunir des solutions dites classiques comme la création de retenues de stockage ou l’extension de réseaux et d’autres plus innovantes comme l’optimisation de l’irrigation et la restauration de zones humides ou le recours à des espèces mieux adaptées en agriculture ou sylviculture. "

Cette démarche sera novatrice par son périmètre d’étude multi-usages, la concertation avec toutes les parties prenantes et les habitants avant la construction de la stratégie et par l’exploration de scénarios d’ambitions différentes qui combineront économie d’eau/restauration des hydro-systèmes et mobilisation de ressource...

Appel à l'expertise des acteurs de terrain et des citoyens

Le Département est l’échelon pertinent pour faire naître ce maillage de solutions sur le territoire. À l’instar des autres projets structurants portés par le Département, tels que les contrats territoriaux et le déploiement du Très haut débit, cette démarche illustre la volonté de l’exécutif d’accompagner le développement et l’équilibre des territoires. Plusieurs réunions territoriales grand public se dérouleront avant la fin du premier semestre pour une restitution finale en fin d’année et une stratégie qui devra être approuvée au tout début de l’année 2020.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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