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FAIT DU JOUR Jean-Jacques Bourdin, l’ambassadeur du Gard à Paris

Objectif Gard a suivi le journaliste dans les coulisses de RMC avant PSG-Nîmes.

Malgré les apparences, on rigole beaucoup sur le plateau de l'émission Bourdin Direct (photo Corentin Corger)

En marge de la rencontre PSG-Nîmes (26e journée de Ligue 1), programmée ce samedi à 17h, nous avons suivi à Paris le président d’honneur du Nîmes Olympique, Jean-Jacques Bourdin. Le célèbre journaliste nous a accueilli dans les coulisses de son émission Bourdin Direct sur RMC pour parler de sa profession et forcément de foot.

Pour tenter de percer la personnalité de Jean-Jacques Bourdin, il faut se lever tôt, très tôt. Son réveil sonne à quatre heures tous les matins depuis 2001, date où il a commencé à présenter la matinale de Radio Monte-Carlo. "Ce qui me motive c’est le plaisir de retrouver les auditeurs… Si j’étais lassé, j’arrêterais", explique t-il. En terme d’audience, il figure à la cinquième place des radios généralistes avec 781 000 auditeurs en moyenne en novembre et décembre 2018. Nous le rejoignons quelques minutes avant de prendre l’antenne, également accueilli par sa productrice Anne Bingler.

Elle "pratique" le Cévennol depuis quasiment douze ans : "J’ai commencé l’aventure en 2001. J’avais besoin ensuite de voir autre chose et Jean-Jacques est venu me chercher en 2011 avant les Présidentielles." Désormais, elle ne le quitte plus. Un détour rapide par la machine à café. Pour le présentateur ce sera corsé... 5h57, l’émission démarre déjà. Juste le temps pour nous de saluer son fidèle chroniqueur, Charles Magnien, présent depuis onze ans, preuve d’un homme qui aime la stabilité. Ce dernier, a la plaisanterie matinale et nous prévient : "Bienvenue dans la banlieue nîmoise". Faut dire que la moindre occasion est bonne pour évoquer ses Cévennes ou son club de cœur.

Il ne faut pas attendre plus de dix minutes et la fin du journal de Chloé Cambreling pour profiter d’une opportunité pour évoquer les Crocos. La journaliste bute sur le nom du footballeur Rennais Adrien Huno. Jean-Jacques rectifie en ajoutant "on a failli le faire signer à Nîmes." Ce PSG-Nîmes tout le monde lui en parle depuis une semaine et même ses auditeurs ne lui font pas de cadeaux. "On va croquer les Crocos", lâche un supporter parisien à 6h15.

Durant le journal de 8h, Jean-Jacques prend le temps de saluer deux auditeurs perpignanais (photo Corentin Corger)

Bourdin aime ses auditeurs et notamment les Sudistes : "On a beaucoup d’appel des gens du Sud", confirme Catherine Jestin, la standardiste. Mais pour une fois ce n’est pas un Gardois qui a remporté la machine à café de 7h30 mais un Vauclusien, supporter des Crocos.

Justement, ce vendredi, Cédric (40 ans) et Patrice (65 ans) venus de Perpignan assistent brièvement à l’émission et rencontrent le matinalier, qui fait une petite pause au flash de 8h. "Il donne la parole à toutes les idées et chacun peut s’exprimer. Avant les élections, j’avais pu dialoguer avec le candidat Macron alors que je ne le croiserai plus. Il bouscule les coutumes et montre qu’il n’y a pas que Paris", commente ce paysagiste.

Entre deux apparitions plateau, nous profitons pour questionner Charles qui s’est imposé après un stage pour gérer le blog de l’émission. "Il fait confiance aux talents et ne regarde pas le CV. C’est quelqu’un sans filtre en "off" comme à l’antenne et de très direct, qui ne prend jamais de pincettes." Proche, il a eu la chance de visiter Le Vigan, où pendant la diffusion d’un sujet Jean-Jacques nous informe que "la maman de Chloé (Cambreling) y habite", ne manquant aucune opportunité d'évoquer sa terre si chère. Fier de faire connaître ses origines et de représenter dignement le Gard. "Avec lui, tu ne t’ennuies jamais. Il donne envie de se lever et il est à l’antenne comme dans la vie", confirme Matthieu Rouault, chroniqueur de Bourdin Direct.

Chloé Cambreling, Catherine Jestin, Jean-Jacques Bourdin, Matthieu Rouault, Anne Bingler, Charles Magnien et William Galibert forment la bande de Bourdin Direct (photo Corentin Corger)

L’émission progresse, le présentateur aime échanger entre les sons, les pubs et taquiner Charles. "Tu souffles, tu es un "rouscagnaïre." Comprenez un râleur ! "Laissez-moi tranquille avec votre jargon", lui répond son confrère devenu ami. Ce dernier, supporter du PSG, ne se targue pas quelques minutes plus tard de chambrer son homologue du Nîmes Olympique. Voici l’extrait en vidéo :

 
Place ensuite à l’interview de 8h35, avec cette fois-ci Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Après avoir raccompagnée son invité, Jean-Jacques nous accorde quelques minutes dans son agenda surchargé. Sa journée est loin d’être terminée, place à des réunions jusqu’à midi. Il rentre ensuite chez lui : une heure de sieste pour reprendre des forces, s’aère l’esprit et prépare l’émission du lendemain de 17h30 à 20h30. "Pour durer, faut être organisé", confie t-il.

Extinction des feux à 22h. "Je ne regarde pas la télé sauf quand il y a un match", précise celui qui a commencé comme journaliste sportif sur RTL en 1976. L’occasion de parler des personnalités passées face à son micro : "Il y a eu des moments forts comme avec Jérôme Cahuzac ou Myriam El Khomri", se souvient-il. Quand on lui demande s’il y a un politique qu’il aurait aimé interroger, il répond non de façon catégorique : "Je ne vis pas dans le regret. Je lance une invitation, si la personne ne veut pas venir c’est qu’elle n’a rien à dire".

Jean-Jacques Bourdin dans son bureau de RMC (photo Corentin Corger)

L'occasion d'aborder sa vision du journalisme. Choqué quand Laurent Neumann explique que Valeurs Actuelles a pu refaire relire une interview de Marlène Schiappa avant de la publier. "Jamais je ne soumettrai mes questions avant à mes invités et ils savent", assure t-il. La question de l'indépendance du journaliste est essentielle à ses yeux : "On la gagne car ce n'est pas facile au début. Il faut imposer son style. On m'a proposé des quantités de fois de boire un café en privé mais j'ai toujours refusé."

Mais Jean-Jacques préfère nous demander qui va jouer, "entre Thioub et Bouanga". Impatient avant la rencontre, il passera saluer les joueurs à l'hôtel Radisson Blu et sera évidemment présent au stade. "Il faut savourer mais sans y aller la fleur au fusil", prévient-il. Mais comme tous les amoureux des Crocos, ce fidèle supporter espère être transporté : "Avec cette équipe on sait pas ce qui peut se passer. Rien n'est impossible !".

Corentin Corger

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