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NÎMES Cinéma, brandade et graffiti au centre hospitalier

Le centre hospitalier universitaire de Nîmes Carémeau (Photo Archives Anthony Maurin).

Voilà un projet spécial qui risque bien de mettre du baume au cœur à qui y participera. Ce projet prendra d'ailleurs place dans le pôle psychiatrie du CHU de Nîmes.

Il s’agit en l'occurrence d’interventions auprès de trois groupes de jeunes comportant notamment une projection du documentaire Michel, Brandade & Graffiti suivie d’ateliers graffiti sur feuille et sur mur avec l’artiste Pyrate. L’objectif de ce projet est que les jeunes participants peignent la cage d’escalier menant à l’hôpital.

Michel, Brandade & Graffiti est un film documentaire réalisé par Geck’s Ciocca qui plonge le téléspectateur dans la culture urbaine gardoise telle que l’on ne la soupçonnait pas forcément. Michel, 67 ans, Nîmois d’un quartier populaire est fasciné par la fresque qui vient d’apparaître sur son bâtiment. Il décide de partir à travers le Gard rencontrer les protagonistes de cette discipline si mystérieuse : le graffiti... Il donne ainsi la parole à une multitude de personnages atypiques avec des visions bien à eux de cette culture. Des années 90 jusqu’à aujourd’hui, des nuits mouvementées aux galeries d’art, de la rue aux ateliers, chacun vit son art à sa façon.

La fresque réalisée par l'association La Ruche, une évocation du voyage, de l'immigration, des quartiers et de la paix (Photo Anthony Maurin)

" Quand j'ai eu l'idée de faire un film sur le graffiti gardois, je cherchais un fil rouge pour le scénariser. Or, Michel Devèze, grand amateur de brandade et habitant du Chemin Bas d'Avignon, depuis trente-cinq ans, lui confie : J'étais habitué au gris des bâtiments et je me retrouve avec une put… de peinture géante sur la façade. Ça égaie le quartier. J'y connais rien à l'art, encore moins au graffiti mais ça m'intrigue et je vais voir les artistes ", évoque Gecko Ciocca, le réalisateur.

Le documentaire intitulé Michel, Brandade & Graffiti regroupe de nombreux témoignages des acteurs de la scène graffiti nîmoise. Les vandales y sont représentés par Krevet, Polzo et le collectif ISK. " J'ai fait un gros travail de recherche d'archives que j'ai récupérées auprès des graffeurs eux-mêmes. Ensuite, j'ai fait des portraits de tous ceux qui ont compté et comptent dans le Gard. Et il y a toujours eu des pointures reconnues issues de la scène nîmoise ", conclut Gecko Ciocca.

Cet événement rentre dans le cadre de l’appel à projet Culture/Santé soutenu par la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) et l’ARS (Agence régionale de santé) en Occitanie. La projection du documentaire aura lieu le vendredi 26 avril prochain. De mai à octobre seront organisés les ateliers graffiti avec les jeunes participants au projet et, en octobre, place au vernissage lors du festival Tout simplement hip hop.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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