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MARCOULE L’École des Mines d’Alès et Orano Melox ensemble pour accélérer les projets innovants

Vincent Martin (La Courbe Verte), Astrid Southon (IMT Mines Alès) et Jean-Philippe Madelaine (Oranon Melox) ont présenté Tech The Futur mardi matin à Marcoule (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le programme d’accélération et d’accompagnement des porteurs de projet, start-up et PME « Tech the futur », lancé par l’École des Mines d’Alès, arrive dans le Gard rhodanien, avec des nouveautés.

La première consiste en la co-construction du projet avec un partenaire, et non des moindres : Orano Melox, à Marcoule. L’usine de fabrication de combustible MOX pour centrales nucléaires co-organise donc avec l’IMT Mines Alès cette édition, qui a pour thème « Solutions pour milieux industriels à fortes contraintes humaines et techniques ».

Concrètement, l’idée est « de proposer aux dix porteurs de projets sélectionnés un concentré en un week-end de tous nos savoir-faire et de toutes nos compétences en un seul endroit, explique Astrid Southon, de l’école des Mines. Il y aura sur place des élèves ingénieurs, des universitaires - nous mélangeons les profils - , et des coaches aux profils complémentaires vont aussi être mis à disposition. » Autre élément mis en avant, « l’émulation entre les différents porteurs de projets », poursuit Astrid Southon. Ce fameux week-end marathon se tiendra les 21 et 22 septembre à Bagnols.

Les projets passeront par un jury, et devront présenter une feuille de route à l’issue de leur week-end d’accélération. À l’issue du week-end, trois projets seront sélectionnés, puis accompagnés. « Cet accompagnement sera beaucoup plus important qu’auparavant et durera jusqu’au mois de juin 2020 », précise Astrid Southon. L’accompagnement en question sera assuré par l’École des Mines, par Orano Melox et par leurs deux partenaires l’agence Visionari et l’entreprise la Courbe Verte, et sera fonction de la feuille de route définie lors du week-end. Les entreprises accompagnées bénéficieront de conseils stratégiques et de « missions terrain » de cinq semaines assurées par les étudiants de l’IMT Mines Alès. Le but final est de contribuer à la création d’une trentaine d’emplois dans les trois à cinq ans.

« Il y aura des solutions utilisables par Melox »

Pour Orano Melox, ce dispositif est « dans la continuité du fablab (*) », note le directeur de l’usine Jean-Philippe Madelaine. « Nous avons vocation à innover et à nous ouvrir vers le tissu industriel autour de nous, faire venir des technologies de l’externe, et voir comment elles peuvent s’adapter à nos besoins internes », poursuit le directeur du site. Un site que les porteurs de projets, venus du nucléaire ou non, peuvent considérer comme un terrain de jeu pour « tester leurs solutions, les confronter à la réalité industrielle », note Jean-Philippe Madelaine. Une réalité d’autant plus contrainte sur un site nucléaire qui fait que, si la solution marche à Melox, elle a de fortes chances de fonctionner ailleurs. Autre bénéfice attendu du dispositif : attirer des jeunes dans le nucléaire, le secteur n’ayant pas la meilleure image auprès des jeunes diplômés.

S’il ne peut pas lire dans l’avenir des projets proposés et encore moins retenus, Jean-Philippe Madelaine est « convaincu qu’il y aura des solutions utilisables par Melox. » Le directeur aimerait notamment voire émerger des solutions du côté des capteurs des boîtes à gants de l’usine, de la robotique ou encore de la réalité augmentée pour la formation. « Melox est une usine unique au monde qui repose en grande partie sur les savoir-faire de nos équipes, qu’il faut transmettre », ajoute-t-il.

Alors Orano Melox « mettra à disposition l’ensemble de ses compétences », promet son directeur : « Nous pourrons apporter notre expertise. Nous avons des gens habitués à la gestion de projets, à l’organisation, aux aspects économiques, de ressources humaines, et nous avons un fablab à disposition. » Un directeur qui veut que son usine « essaie d’être le plus moteur possible pour faire en sorte que le tissu économique local se développe. »

L’appel à projets est ouvert jusqu’au 8 septembre 2019 à tout type de projet innovant, en lien avec le nucléaire ou non, porté par les porteurs de projet, start-up ou PME du Gard, de Vaucluse, de la Drôme et de l’Ardèche. Plus d’informations ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

* Un laboratoire de fabrication, qui permet par exemple la fabrication de prototypes à l’aide d’une imprimante 3D. Orano Melox a ouvert le sien il y a quelques mois.

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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