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C’EST L’ÉTÉ Un accueil presque parfait à… La Roque-sur-Cèze

Le village de La Roque-sur-Cèze est construit sur un piton rocheux. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Tous les vendredis de l’été, à 11h30, Objectif Gard vous propose la rubrique « Un accueil presque parfait ». Pendant une journée, nos journalistes se mettent dans la peau de touristes et évaluent, incognito, l’accueil d’une commune touristique gardoise. Restaurateurs, commerçants, activités de loisirs... Aujourd’hui, direction La Roque-sur-Cèze !

Classé parmi les "Plus beaux villages de France", La Roque-sur-Cèze dégage un charme fou. Perchée sur un piton rocheux au nord du Gard, la petite cité médiévale de 180 âmes est une succession d’étroites ruelles qui mènent jusqu’au château, d’où l’on domine majestueusement la vallée traversée par la Cèze.

Avant de flâner dans les rues, il faut d’abord débourser 5€ pour stationner son véhicule en contrebas du village, juste à côté du pont dit « Charles Martel » qui enjambe la Cèze. De là, nous rejoignons le centre-bourg, accompagnés par le chant des cigales, en longeant les vignes et les premières majestueuses maisons en pierre.

L'église a été restaurée plusieurs fois. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Dès nos premiers pas dans les rues pavées, nous trouvons une petite boutique nommée « Divins délices » où l’on peut acheter du vin, des produits régionaux et des cartes postales. La responsable des lieux nous apprend qu’il n’y a pas d’office de tourisme ici, mais se fait un plaisir de nous suggérer un petit circuit de visite comprenant une boucle dans le village, un repas dans l’un des restaurants, et une balade aux Cascades du Sautadet. La journée peut commencer.

La montée du château à travers les ruelles... Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Nous marchons donc en direction du château. Le thermomètre flirtant déjà avec les 35 degrés, la montée en plein soleil ne se fait pas sans difficultés… D’ailleurs, nous croisons très peu de touristes. Pour reprendre notre souffle, nous nous arrêtons admirer les magnifiques bâtisses en pierre qui se côtoient les unes à côté des autres.

Coquettes venelles et mystérieux passages suscitent notre curiosité avant d’arriver au pied du château auquel est accolé une chapelle. Le lieu, privé, ne peut être visité. Nous profitons toutefois d’un large panorama qui s’étend des Cévennes à la vallée du Rhône, en passant par les Monts d’Ardèche, la forêt domaniale de Valbonne ou encore le Mont Ventoux que l’on peut deviner par temps clair. Cette promenade nous ayant ouvert l’appétit, nous décidons de rebrousser chemin et d’entamer la descente pour aller déjeuner.

Panorama sur la vallée de la Cèze. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Nous choisissons de nous installer à l’Auberge des cascades, une petite table qui n’est pas dans le cœur du village. Pour y aller, il faut traverser le pont et longer la Cèze sur quelques dizaines de mètres. Un parking permet de se garer directement sur place. Nous sommes chaleureusement accueillis et installés sur la terrasse ombragée.

En cette période caniculaire, on apprécie volontiers les brumisateurs qui viennent rafraîchir l’atmosphère. Carte entre les mains, nous découvrons un grand choix de plats – poissons, viandes, pâtes, pizza – mais aussi une formule du jour (entrée, plat, dessert) à 14€. Nous privilégions un méli-mélo de tomates-mozzarella di buffala avec sa glace tomate-basilic. Une assiette simple, efficace, légère et surtout rafraîchissante ! En dessert, nous choisissons le café gourmand à 8,50€ où nous dévorons toute une panoplie de délicieuses saveurs sucrées.

Le méli-mélo de tomate-mozzarella de l'auberge de la cascade. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Pour clore cette journée, direction les fameuses cascades du Sautadet, immanquable spot du village. Il faut compter une petite dizaine de minutes de marche pour y arriver. Sur le chemin, une banderole tendue entre les arbres avertit les vacanciers : le site est dangereux et la baignade y est interdite. En effet, les cascades sont une série de chutes d’eau et de rapides où se forment des marmites allant jusqu’à dix mètres de profondeur.

« 31 morts depuis 1960 », prévient le panneau. Mais ce signalement ne décourage pas certains baigneurs, que l’on retrouve en nombre dans les trous d’eau formés par la Cèze tandis que d’autres se laissent allègrement glisser dans l’eau qui dévale les rochers. Un site aussi superbe que risqué, mais qui vaut malgré tout le détour, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux !

Les cascades du Sautadet. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Élodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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