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ALÈS Porte Sud : Claude Dhombre rétablit ses vérités

Le centre commercial Porte Sud. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Par la voie d’un communiqué de presse, la société Foncière de France gérée par Claude Dhombre, le promoteur immobilier, revient sur l’imbroglio autour de l’ouverture du centre commercial Porte Sud à Alès.

Depuis le 24 juillet, suite à un arrêté préfectoral, des scellés sont posés aux entrées du centre commercial Porte Sud à l’entrée d’Alès. La préfecture estime que l’étude hydraulique fournie par la société Foncière de France n’est pas conforme. À ce jour, les commerçants qui avaient prévu de s’installer dans la zone sont dans l’expectative et la situation ne semble pouvoir se régler que devant les tribunaux.

Cependant, dans son communiqué, la société de Claude Dhombre se veut rassurante auprès des commerçants : « Aujourd’hui, nous sommes conscients de la situation difficile des exploitants de la zone qui ont investi et pris des risques pour créer leur activité avec le souci des personnes recrutées, face aux incertitudes économiques liées aux derniers événements. Nos commerçants qui souffrent de cette situation, nous témoignent malgré tout, leur confiance. Nous nous démenons pour parvenir à trouver des solutions satisfaisantes pour l’ensemble des intervenants dans ce dossier ». On lit même un certain optimisme : « (…) il est aujourd’hui important de noter qu’à aucun moment la légalité des autorisations administratives de la zone commerciale Porte Sud n’a été remise en cause par les services de l’État. Le projet doit aboutir avec l'ouverture prochaine des magasins ».

L’apaisement, vraiment ?

Si, comme écrit dans le communiqué, la société de Claude Dhombre assure qu’il est « fondamental d’entretenir un climat d’apaisement entre les services de l’État et nous-mêmes », on trouve tout de même quelques petits pics à l’encontre du préfet : « À la demande des services de l’État qui avaient d'ailleurs perdu notre dossier obtenu de déclaration loi sur l’eau (…) » ou encore « à notre grande surprise, les services de l’État ont balayé d’un revers de main cette étude et nous ont demandé d’aller encore plus loin que le PPRI et que leurs propres études ».

Et enfin de remettre en cause la légalité des demandes du préfet : « Il a été demandé de modéliser des aléas spécifiques complémentaires avec un effacement des quais de berge du Gardon. Nous avons un doute sur la légalité de cette nouvelle demande et sur une surenchère des demandes après l'obtention des autorisations devenues définitives. »

Porte Sud : « Un risque limité »

Après avoir exposé l’ensemble des mesures sécuritaires qui ont été prises à Porte Sud, présentées comme « une avant-première sur Alès » (relire ici), le communiqué conclut : « L’étude fournie aujourd’hui aux services de l’État démontre que : le terrain de la zone commerciale Porte Sud n’est pas inondable car protégé par un quai de berge bétonné. Mais dans le cas de l’hypothèse envisagée à la demande des services de l’État : 1/ d’une absence totale de quai de berge bétonné sur le gardon et, 2/ dans le cas d’une crue comparable à celle des 8 et 9 septembre 2002, il y aurait entre 15 et 25 cm d’eau sur le terrain. Cet aléa entraîne un risque limité pour les usagers et employés de la zone commerciale Porte Sud ». S’appuyant sur l’ensemble de ces conclusions, Claude Dhombre souhaite donc « une ouverture des commerces dans les meilleurs délais ». On verra ce qu’en dit la justice qui doit examiner un référé ce jeudi 8 août.

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

5 réactions sur “ALÈS Porte Sud : Claude Dhombre rétablit ses vérités”

  1. La vérité est toute simple : compte tenu du PPRI ce permis de construire n’aurait jamais dû être accordé puis prorogé par Roustan-Rivenq en 2017 ni par Perret pour le parking sur St Hilaire en 2018. L’Etat aurait dû stopper les travaux bien plus tôt. Comme l’a dit la députée « Dhombre se croit au dessus des lois » et probablement depuis longtemps. Si il reste un journaliste d’investigation dans le département, il devrait enquêter sur les liens étroits entre politiciens et milieux d’affaires qui expliqueraient ce sentiment. Je doute que le Canard Enchainé etc…descende sur Alès.
    Quant aux commerçants qui seraient, parait-il , solidaires du promoteur c’est surprenant . Soit ils ont été naïfs et abusés par le promoteur, soit ils sont venus sur le site en connaissant bien les risques et se disant en gros « il va passer en force, Roustan est derrière lui et le Préfet va se dégonfler ». Dans le premier cas on peut les plaindre , dans le second cas pas du tout..

  2. il faut lire le livre des journalistes PEAN et COHEN concernant l’histoire du journal Le Monde et vous comprendrez l’histoire de Roustan Rivenq et Dhombres je pense que les journalistes d’investigation pourrait découvrir des magouilles ou certains menbres de l’Etat pourrait être mis en cause j’en appelle au canard enchainé et a mediapart

  3. L’ami du promoteur OUCH est soit un sacré ignorant soit il fait l’âne. Ce permis n’aurait jamais dû aboutir. Toute personne sensée le sait. Il y a le PPRI. Il a obtenu ce permis grâce à la complicité « amicale » du maire d’Alès et les services de l’Etat ont eu le tort de ne pas intervenir plutôt pour tout stopper. Aujourd’hui en fonçant le promoteur compte que l’Etat, son préfet et sa justice, vont se dégonfler.
    Ce qui n’est pas exclu vu le contexte, le tropisme sicilien local.
    Donc merci à cette députée d’avoir le courage de l’évoquer.

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