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SAINT-GILLES Malaga récolte, Olsina triomphe

Première course du cycle saint-gillois, une novillada plaisante.

De gauche à droite, El Rafi et Carlos Olisna et Maxime Solera, têtes nues pour leurs présentation dans les arènes Émile Bilhau, (Photos Anthony Maurin).

C'est par une novillada formelle de Cuillé et Malaga pour Maxime Solera, Carlos Olsina et El Rafi que s'ouvrait cette édition de la feria de la Pêche et de l'Abricot. Le cinquième novillo de la course, un de chez Malaga (PH Callet) a reçu le prix du meilleur novillo de la tarde. Maxime Solera, vuelta et oreille, Carlos Olsina, oreille et oreille, El Rafi, oreille et applaudissements mesurés.

Voilà une novillada qui, sur le papier, était intéressante. Des novillos de deux élevages locaux, appréciés par leur bravoure et leurs qualités à développer lors de la faena. Face à eux, des jeunes aux techniques et aux savoirs bien différents. Le soleil chauffait, le vent refroidissait un brin la belle assemblée qui remplissait plus de la moitié des tendidos, bref, la feria était lancée et se poursuivra demain dimanche avec la finale du Bolsin de Nîmes Métropole le matin et la grande corrida de Fuente Ymbro pur Castella, de Justo et l'aternative de Tibo Garcia pour la tarde.

Maxime Solera les genoux à terre pour accueillir son premier adversaire estampillé du fer de Cuillé (Photos Anthony Maurin).

Mais revenons à la novillada du jour. Premier en piste, Maxime Solera, l'Arlésien qui est ancien dans la catégorie et qui va connaître un mois d'août rempli avec pas mal de contrats, notamment en Espagne. Pour Saint-Gilles, il tombera sur un premier adversaire qui donnait des coups de tête et qui n'a pas tardé à le prendre sans gravité. Égal à lui-même, le piéton se lance à nouveau dans la bataille, guerroie et avance pas à pas. Vuelta pas tout à fait demandée par les gradins mais tour de piste tiré au bénéfice du courage employé.

Épreuve de force face à la tête haute de son second de chez Malaga (Photos Anthony Maurin).

Même opposition, même vaillance pour Maxime qui coupera enfin une oreille lors de sa seconde sortie. Comme pour sa vuelta, les tendidos vont saluer son courage et le palco, même sans pétition majoritaire, déballera le mouchoir blanc. Un opposant encore violent face à un jeune qui n'a pas encore tous les recours techniques pour éviter le pire, l'histoire se termine bien.

Suave et élégant, Carlos Olisna (Photos Anthony Maurin).

Carlos Olsina nous vient du Biterrois. Il se présentait lui aussi à Saint-Gilles et a coupé une oreille à l'issue de son premier duel. Un novillo de belle facture et aux dispositions apaisées par rapport à son prédécesseur. Hélas, l'intensité de la charge s'éteindra au fur et à mesure des assauts et Olsina ne parviendra pas à la raviver entièrement.

À droite sur son second adversaire qui se verra honoré d'une vuelta à titre posthume et du prix du meilleur novillo (Photos Anthony Maurin).

Même comparaison que pour Maxime Solera, le palco tombera une nouvelle fois le mouchoir blanc mais sans pour autant avoir l'assentiment des gradins. Il en ira de même avec la vuelta posthume qui a dû en surprendre plus d'un ! Pourtant, en y regardant de plus près, Olsina, toujours élégant et soyeux, a fait le job. Très bien à droite, quand il passe à gauche le novillo se perd un tantinet. Deux cogidas plus tard, Olsina colle une sale épée...

El Rafi a coupé une oreille après son premier duel (Photos Anthony Maurin).

Venons en à El Rafi, le Nîmois qui sera à l'affiche de la prochaine feria des Vendanges et qui est dans le creux de la vaguelette. Le petit coupera une oreille devant à l'excellent novillo de Cuillé qui sera d'ailleurs applaudi à l'arrastre. Il faut dire que le bicho a montré de belles qualités et une charge quasi inexorable que lepiéton a su exploité notamment à gauche. Les deux envois à la mort auraient pu empêcher l'octroi l'oreille.

El Rafi sur son second se fera prendre sans gravité (Photos Anthony Maurin).

Pour finir, El Rafi entrendra quelques applaudissements à l'issue de son ultime duel. Encore une fois, c'est à l'épée que tout s'est joué. Le Nîmois s'est fait peur en se faisant prendre fortement par son Malaga, un peu sonné, il est revenu droit comme un i et a machinalement poursuivi son effort après des débuts intéressants... Si c'es tau cinquième novillo qu'est allé le prix de la novillada, le dernier était une bravoure rare.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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